Publié le 29 Juin 2019

NÉ SOUS...

Né sous…

 

J’dors avec mes fantômes’ et souvent j’les appelle !

J’aime’rais qu’ils soient vivants ! J’oublie qu’ils sont réels !

Tant qu’on est un enfant, on n’a pas fait sa vie !

A l’âge où on est p’tit, c’est l’Amour qui bâtit !

Ceux qui nous ont vu naître étaient nos origines.

On peut perdre la tête, on gomme’ pas ses racines !

On veut des fondations pour se construire’ dessus !

J’crois qu’c’est bien difficile’ de vraiment se construire’ sans les avoir connues.

Je n’sais pas dans quel ventre’ mon âme avait pris corps et mon corps a pris forme…

Peut-être’ c’lui d’une’ jeune’ femme’ qui m’espérait très fort à côté d’un jeune homme ?

J’aime’rais que tu m’entendes’, maman ! c’est important ! 

Tu m’as porté neuf mois ? Pourquoi tu m’as lâché avant qu’je devienne’ grand ?

Je sais qu’donner le jour, ça peut s’faire’ sans amour…

Tu n’m’as pas désiré, c’est ça ? C’était trop lourd ?

‘Y’avait pas assez d’place’ dans tes murs étriqués

Ou j’étais un intrus dans ta vie compliquée ?

Pareil à une’ part d’ombre’ qui gâche’rait ton soleil ?

Est-ce’ qu’un ave’nir trop sombre a pu noircir ton ciel ?

Voulais-tu m’protéger d’un danger ou d’la mort ?

Te soucier de mon sort pour que moi, j’vive encore ?

Noël et les vacances’, les fêtes’ et les anniv’, j’les ai passés sans toi !

Or j’ignore’ tout de toi, et ton nom et ton âge et j’ai du mal pour ça… mais toi ?

Est-ce’ que t’ajoutes’ une’ p’tite’ bougie parfois, en souvenir de moi,

Sur un gâteau qu’t’as fait mais qu’on n’partage’ra pas ?

Est-ce’ que t’en as fait d’autres’, pour d’autres’ gamins que moi ?

Tu as « donné la vie » mais, dis-moi, combien d’fois ?

Combien j’aurais de sœurs ? Combien j’aurais de frères ?

Pour moi c’est un mystère !

J’ai passé des années à aimer des chimères : 

Les traits imaginaires’ de mon père et d’ma mère…

Aussi dans mes albums ‘y’a jamais eu d’photos, non ! seul’ment des dessins !

Si j’y crois un peu trop, j’vous prends pas pour des saints !

J’me regarde’ dans la glace et j’pense’ qu’on se ressemble,

Sans qu’ce soit suffisant pour qu’on demeure ensemble !

Voir son identité, c’est comme une’ liberté ? Savoir la vérité,

C’est c’qu’on a gratuite’ment sans l’avoir mérité !

J’imagine’ des parents aimants et bienveillants,

Doués comme’ des artistes’ ou sages’ comme des savants ;

Courageux comme’ des braves’ mais surtout des braves’ gens !

On peut être inconnu et célèbre à la fois !

Bah ! moi j’vous vois comme’ ça, même’ si je n’vous vois pas !

Penser qu’une’ chose existe’, c’est c’qui fait qu’elle’ subsiste ;

Croire’ que vous existez, c’est c’qui fait que j’existe !

Le silence’ peut faire’ mal et je n’veux pas mal faire’ : des maux, j’en ai des listes !

J’vous confie qu’je suis triste’ ! c’est comme’ ça qu’je résiste’ dans mes rêves’, oui ! j’insiste !

C’est là qu’on peut s’parler ; j’vous sens avec mon âme’ ; j’vous entends, même’ de loin ;

J’ai souvent l’impression de rejoindre’ vos pensées ; on marche’ main dans la main ! Je vais bien ! Tout va bien !

Puis j’rentre à la maison ; vous lisez dans mes yeux tout l’amour que j’vous porte

Mais j’vois plus votre porte, alors j’pleure’ les années dont les saisons sont mortes…

Et voilà ! j’me réveille’ sur l’oreiller trempé

Et je sors du sommeil, sachant qu’il m’a trompé ! 

 

 

Je pleure avec des rires ;

Je ris avec des larmes…

Est-ce’ que j’ai à vous l’dire,

Si vous savez mon drame ?

Même’ si vous êtes’ ailleurs,

Bercez-moi dans vos cœurs !

Ôtez-moi la douleur

D’une enfance’ de malheur !

 

 

Mon ange’ ? C’est ta maman… Je t’ai toujours aimé !

Et je t’aime’rais toujours, jusqu’à l’éternité !

Tu es mon fils unique’ comme’ tu n’as qu’une’ seule’ mère ;

Je n’voulais seul’ment pas que tu connaisses’ ton père,

Qu’il puisse’ te repérer ! que tu tiennes’ à lui plaire’ ! que tu penses’ à le joindre…

‘Y’avait trop de danger ! Mon enfant, de deux maux j’aurai choisi le moindre !

Alors, sois rassuré même’ si tu es blessé…

Ton père fut un violeur et il m’a violentée !

Moi, pendant des années, j’ai dormi toutes’ les nuits près de ton p’tit minois :

J’te couvais dans mes songes’ mais au petit matin, c’est moi qui avais froid !

Mon amour, pardonne’-moi si je n’t’ai pas offert un vrai sourire’ de mère

Comme’ celui dont tu cherches’ à trouver la lumière’ sans l’avoir découvert !

Je t’ai permis de naître, oh ! mais sans me connaître et je sais ta tristesse ;

Tu as manqué de tout c’qu’un petit peut attendre’ d’une’ mère et sa tendresse !

Si tu savais vraiment qu’après t’avoir quitté, j’ai pleuré cent-mille’ fois !

Qu’en me coupant de toi, c’est du meilleur de moi que j’ai brisé la joie !

J’ai dû te déposer à l’abri d’une’ violence’ qu’on n’imagine’rait pas !

Et le prix à payer est celui d’une absence atroce’ pour toi et moi :

Tu m’as tell’ment manqué depuis ces millénaires’ où on s’est perdus d’vue…

Mon sang coule’ dans tes veines’ et pourtant dans ta peine’, je reste une inconnue…

Sache’ que j’garde au fond d’moi à tout jamais pour toi des montagnes’ de richesses ;

Qu’autour de ta faiblesse’ j’ai pu dresser les murs d’une’ puissante’ forteresse :

Mon amour à distance’ t’accompagne’ tous les jours, ça vaut tous les discours !

D’où je suis je regarde et ta vie et la voie où tu fais ton parcours.

J’étais une’ toute’ jeune’ fille’ quand je t’ai mis au monde’ sans trop prévoir la suite.

Après, tu comprendras qu’on n’maîtrise’ jamais tout ; le destin va trop vite !

J’étais une’ bonne élève’ : la première’ de ma classe ! enfin, c’est c’qu’on a dit !

Oui ! on peut « réussir » sur les bancs d’une école et rater sa sortie !

Entre mes p’tits boulots pour payer mes études’, les soutiens compliqués,

Mes finances’, les nuisances’, j’ai eu la tête’ sous l’eau ; quoi faire’ pour te garder ?

J’te souhaite’ de gagner là où j’ai tout perdu, c’est mon vœu le plus cher !

La plus grande’ réussite’, c’est de trouver sa place’ dans ce vaste univers ;

C’est sauver l’essentiel au prix de tout le reste et puis le préserver ;

Ne rien lâcher surtout ! rien gâcher, si possible ! au moins juste essayer !

Et j’ai juste essayé de ménager ton être’ ; de t’éloigner de moi pour mieux te protéger ;

Si j’fus une’ mauvaise’ mère’, c’est d’avoir renoncé à ma maternité, une’ fois que tu es né.

Il me reste à te dire’ que ton père’, ce bandit, était un homme’ cruel…

Qu’il m’a volé ma vie en y laissant la sienne’ sans toucher tes prunelles !

Qu’après tant de menaces’ et plusieurs tentatives’, il eut raison de moi :

Je n’fus pas la première’ parmi toutes’ les victimes’ que la rage assassine ;

Il s’était abonné à l’enfer sur la terre et s’adonnait aux crimes !

Un jour il m’a tuée, malgré tous mes efforts pour retenir son bras !

Loin d’mon corps fracturé, il s’est donné la mort : il faut croire’ qu’un remords a pu le torturer !

… … …

 

J’ai pensé te revoir ! en comptant sur la chance ou sur un pur instant…

Pardonne’-moi, mon enfant ! J’n’ai jamais eu le temps de rattraper le temps !

 

 

Je ris avec tes rires ;

Je pleure avec tes larmes !

Est-ce’ que j’ai à te l’dire,

Que je partage’ ton drame ?

Même’ si je vis ailleurs,

Toi, cherche’-moi dans ton cœur !

Et, j’t’en prie, pardonne’-moi

Si j’ai fait ton malheur !

 

 

Si tu es né sous X, ce fut mon dernier choix ; rien qu’un choix par dépit…

C’était surtout ton droit, même à mille’ lieux de moi, de n’pas perdre ta vie !

 

           

Mais je partage’ ton drame,

Même’ si je vis… ailleurs !

Ooooh ! je partage’ ton drame,

Même’ si je vis ailleurs !

Et je sens ta douleur

Tous les jours dans mon cœur !

Oui ! je sens ta douleur

Tous les jours dans mon cœur !

… … …

 

Tant qu’on vit on peut croire’ qu’un beau jour tout s’arrange et, tu vois, moi j’y crois !

Ce jour-là tu sauras qu’un bonheur ne peut naître et ne mûrir qu’en toi !

Pas « sans foi ni sans joie ! ». ‘Y’aura des jours meilleurs ! Ce jour-là, tu l’sauras !

Et moi je serai-là où j’ai toujours été : crois-moi, tout près de toi !

Tu seras plus heureux si tu l’espères’ déjà ; si tu l’espères’ comme’ moi,

 

Je n’ai pensé qu’à ça !

 

 

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Rédigé par Jean-Pierre B

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Publié le 19 Avril 2019

BLESSURE DE FRANCE...

Blessure de France…

 

 

Qui a vu Notre Dame

En flammes ?

Qui verra dans ce drame

Une âme ?

 

C’est tant d’Amour qui vient au jour ! Dans son foyer, l’ombre est rompue !

Combien de braises’ faut-il encore’ pour que son cœur soit mis à nu ?

Pour l’arracher à nos silences’ ; à nos errances’ ; à nos erreurs ?

Du cœur de France au cœur du monde, on partage’ des pleurs et des fleurs !

 

Notre Dame’ demeure au sommet de nos prières’ et de la Paix !

Paris s’éveille à son chevet ! Sur qui des pierres’ sont-elles’ tombées ?

Quelle horreur ont-elles’ lapidée ? Quels malheurs seront laminés ?

Le soleil peut tout éclairer mais quel feu peut nous dévaster ?

 

Nous redresse’rons cette’ cathédrale, universelle et maternelle !

L’âme’ de la France’ est tell’ment belle’ dans ce qui la rend éternelle.

Son présent surgit du passé ; son futur renaît de ses cendres.

On n’a jamais assez d’une’ vie pour l’apprendre et pour la comprendre !

 

C’est de l’Amour que vient le jour, comme’ des étoiles’ naît leur poussière !

Dans cette’ poussière’, sur un bûcher, Jeanne est montée vers la lumière !

L’histoire’ de France’, depuis Clovis, traverse’ des supplices’ et des vices…

La folie exige’ des complices’ mais la sagesse’, des sacrifices !

 

Qui condamne’ Notre Dame

Aux flammes ?

Mais qui voit dans son âme

Des larmes ?

 

Est-ce’ qu’on va admirer un temple ou bien contempler l’infini

A ciel ouvert, en un éclair ; à travers elle’, malgré la nuit…

Pendant que nos rues sont remplies de cris de révolte et d’envies ?

On se bat au prix de nos morts ! contre une’ misère et pour nos vies !

 

Quand la France’ connaît des souffrances’, les Français ont besoin d’abris !

Quand ce peuple a perdu confiance, il se souvient de ses parvis !

Aujourd’hui Paris est meurtrie ; son cœur est blessé dans sa chair…

Les plaies qu’on déplore’ sur nos pierres’ sont comme un reflet de nos guerres !

 

La Reine’ de la Paix est touchée ! et ça nous ramène à sa porte !

Mais pour la sortir de ses ruines’ et sauver la grandeur qu’elle’ porte,

Qui veut honorer notre France et son Baptême et sa Nation ?

Qui l’aime assez sans complaisance’, par la naissance ou l’adoption ?

 

Du monde entier on lui envoie des mots d’amour et d’amitié 

Et le monde entier la rejoint dans sa peine et sa dignité !

Elle est le berceau de nos droits ; charité et citoyenne’té !

Est-ce’ que ces droits sont gravés là, comme un repère’ d’identité…

 

Là, dans la trame’ de Notre Dame ?

 

Notre France est la Fille aînée d’une Église’ qu’on n’sait plus nommer…

En regard d’une’ laïcité qui unit ses diversités :

« Religions et Constitution, Équité, Solidarité,

Liberté mais Égalité, Chrétienté et Fraternité »…

Est-ce’ que ces mots se sont mariés un beau jour pour nous entourer ?

 

Notre Dame est comme une’ couronne ! Et la France porte ses lauriers !

Pour pouvoir les lui arracher, il faudrait la décapiter…

Si un jour ça peut arriver, c’est alors qu’elle’ serait tombée !

Alors la France’ perdrait son âme ; elle aurait fini d’exister !

Mais ce drame’ n’arrive’ra jamais ! Non ! ce drame’ n’arrive’ra jamais

Car la France a une’ qualité qui lui vaut sa postérité,

Oui ! la France a cette’ qualité

D’être au cœur de l’Humanité 

 

Qui acclame’ Notre Dame

Sans drame

Et réclame’ toute’ son âme

Aux flammes !

 

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Rédigé par Jean-Pierre B

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Publié le 19 Avril 2019

GUERRES ET PRIÈRES...

Guerres et Prières…

 

« Y a-t-il une vraie foi, sans Amour ?

Or, ce qui s’oppose le plus à l’Amour, c’est la haine et,

dans sa forme la plus meurtrière, c’est la guerre ! »

 

Ils ont traversé les « deux guerres’ »… et deux guerres’ les ont traversés !

S’ils n’ont pas connu « une’ troisième », est-ce’ que c’est à nous d’y songer ?

Ils ont pu tomber par millions sans rejeter leurs convictions ;

Est-ce’ que les guerres’ sans révision ne remettent’ pas l’Homme en question ?

Entre un sabre et un goupillon, qui verrait des liens amoureux ?

Mais est-ce’ que détrôner leurs dieux rendrait les humains plus heureux ?

Qui repère’ des haines’ en Krishna ou bien des colères’ en Bouddha ?

Que dit la vue d’un Christ en croix ? Qu’Il est Roi… ou qu’Il est forçat ?

Est-ce’ qu’à voir le don de Sa vie, on croit que le bourreau, c’est Lui ?

Quel problème est venu de Lui ? Le problème’, c’est qu’on Le trahit !

J’n’ai pas connu tous nos anciens mais seul’ment quelques-uns des miens…

Pourtant je n’sais rien d’leurs secrets enterrés avec leur destin !

Je sais seul’ment que c’est leur foi qui les a menés « jusqu’à nous » !

Et qu’ils ont pu avec leur corps nous donner la vie malgré tout !

Bien sûr, ce qu’ils portaient dans l’âme était bien plus qu’une’ simple flamme ;

Ils portaient de l’ombre et des larmes’, le poids des bombes’ ; le cri des armes !

Ils supportaient leur sort immonde’ dans les ghettos ; dans les tranchées 

Et pour survivre au cœur du monde’, c’est au Ciel qu’ils s’étaient branchés !

 

Qui peut faire’ taire une espérance’ quand elle’ devient « la dernière’ chance » ?

Que peut l’outrance ou la violence’ lorsqu’on est au bout des souffrances ?

 

Ils voyaient derrière’ l’horizon ce qu’on ignore avec les yeux ;

Qu’on ait tort ou qu’on ait raison, on n’croit toujours qu’en ce qu’on veut !

L’erreur n’est pas la religion ! L’erreur, c’est qu’elle’ se prenne’ pour Dieu.

J’ai vu des athées en mission vénérer des « singes’ ambitieux » ;

Ce qui me gêne’ dans l’inconscience’, ce n’est pas qu’on n’veut pas savoir ;

Ce qui me gêne’ c’est un non-sens, quand on veut surtout ne rien voir 

Car c’est là quand on n’veut rien voir au final qu’on n’peut rien savoir ;

En méprisant les évidences’, on fait un totem d’un brouillard !

On peut s’moquer d’la Providence en trouvant des leurres’ admirables :

Le monde oscille entre le cœur de Dieu et les entrailles’ du diable !

Cet écart est juste insoute’nable’ : « qui veut faire’ l’Ange a fait la bête » ;

Mais qui atteint son « nirvana » par effraction ou par conquête ?

La Paix n’est pas dans les fureurs et la ferveur est pour la Paix !

On est OK avant KO mais dans le chaos, qu’est-ce’ qu’on est ?

Ceux qui nous ont donné la vie nous ont permis d’y croire aussi ;

Ils nous auront légué l’espoir de « voir le jour après la nuit » !

Il fallait bien qu’ils se relèvent’ de leurs cauche’mars pour qu’ils s’achèvent !

Et nous nous sommes’ les héritiers de leurs promesses’ ou de leurs rêves.

 

Que peut l’outrance ou la violence’ contre le silence ou l’absence ?

Que signifie « la dernière’ chance’ », si c’n’est une immense espérance ?

 

Parfois le monde’ s’éprend de Dieu mais se reprend et Le bafoue !

Croire en Dieu n’a rien de sérieux aux yeux de qui juge’ que c’est fou !

On peut toujours s’en réclamer et… demeurer entre deux rives ;

Parler de Lui n’est pas Le suivre’ ; parler d’Amour n’est pas Le vivre !

Toute’ vérité n’est bonne à dire’ que si elle est bonne à redire !

Mais l’Amour n’est pas qu’un discours : aucun mot ne peut Lui suffire !

L’Amour n’a pas d’issue d’secours, à part… souffrir ou en mourir :

‘Y’aurait-il un Amour plus grand que celui d’une’ vie à offrir ?

Or cette’ piété n’est pas funèbre’ ! Croire en Dieu, c’est aimer la Vie !

Est-ce à Lui qu’on doit d’être ici… et à Lui aussi, ce qui suit ?

J’y crois, ma foi ! Condamnez-moi si jamais ça n’vous convient pas !

On peut douter même’ de ses doutes’ ! alors le doute’ permet la foi !

On peut s’moquer des évidences’ et trouver toute’ « preuve’ » dérisoire ;

En méprisant la Providence, on fait un totem du hasard !

Que « celui qui n’veut pas entendre », il n’y’a pas plus sourd au départ !

Il n’y’aura jamais plus aveugle’ que « celui qui n’veut même’ pas voir » !

Et quand on n’veut rien voir de près, je dirais qu’on n’peut rien savoir !

Il n’y’a rien de plus affolant que « surtout ne jamais rien croire » !       

 

L’Espérance’, c’est voir l’évidence’ quand l’Amour permet ce regard

Et commencer à le savoir ne commence’ pas sans le vouloir :

Espérer, c’est croire à la Paix ! et l’aimer nous fait l’espérer ;

Espérer, c’est pareil qu’aimer ! Que fait-on de cette’ vérité ?

Que celui qui veut la trouver accepte un peu de la chercher ! 

 

« Ils ont traversé les « deux guerres’ »… et deux guerres’ les ont traversés !

S’ils n’ont pas connu « une’ troisième », est-ce’ que c’est à nous d’y penser ?»

 

Ils ont pu tomber par millions

Sans abjurer leur religion

Mais est-ce’ que détrôner leur Dieu

Les aurait rendus plus heureux ?

Est-ce’ que les guerres’ « de division »

Ne remettent’ pas l’Homme en question ?

-Est-ce’ que Dieu serait belliqueux ?

-Est-ce’ qu’Il n’est jamais dans la Paix !!!?

-Est-ce qu’Il est toujours dans l’Amour ?

-Est-ce’ que des prières’ sont guerrières ?

-Est-ce’ qu’on Le sert « de toute’ manière »  ?

Tant d’opinions restent’ en question ;

Tant de questions restent’… en option !

 

[En matière de foi, la non croyance n’est pas toujours ce qu’on en dit ; le « je ne crois pas » signifie souvent : « je ne veux pas croire », qui signifie parfois : « je veux ne pas croire »… On peut vouloir ne pas croire… C’est un choix ! Mais comment Aimer… sans y croire ? »]

 

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GUERRES ET PRIÈRES...

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Rédigé par Jean-Pierre B

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Publié le 19 Décembre 2018

DÉTOURS DE FRANCE...

Détours de France…

 

J’aime’rais vous raconter ma France

D’aujourd’hui et de mon enfance.

Pas la France’ des clips vidéo          

Ni la France’ des soirées diapos,

Mais celle’ qu’on porte’ comme un drapeau !

Pas la France’ « pour les maternelles »,

Je pense à la France éternelle !

 

J’vous parle’ de ma France, aujourd’hui… de ses lieux, sa géographie…

Je pense à son histoire, ici, dont la mienne’ fait aussi partie !

Ma France’ n’est pas celle’ des clichés !

Moi, ma France est celle’ des clochers !

 

On m’a dit : « J’connais ta ville’ rose’ ; son Capitole’ de capitale ! »…

On me dit : « C’est une’ ville « ovale »… et « spatiale » ; c’est une’ ville’ spéciale ! »…

Moi je sais qu’elle a l’air « violette » en saveurs’, en senteurs de fleurs.

Oui ! je sais qu’c’est une’ reine’ « foraine’ » ; que ses couleurs font sa chaleur !

Cette’ ville’ rose’ n’est jamais morose !

 

 « Ecoute’ ! j’ai vu un port à part : j’ai vu la Lune’ de l’Unesco ! »…

C’est c’qu’on m’dit ! : « J’ai bien vu Bordeaux ; je crois même’ que j’en ai bu trop ! »…

Pour moi, Bordeaux, c’est un « miroir » qui parle autant de vin que d’eau

Mais surtout c’est comme un flambeau dirigé vers « un monde’ nouveau » !

A Bordeaux, l’espoir est un phare !

 

 « J’ai vu des grues, un éléphant ! une île en ville’ ! J’reviens de Nantes ;

Tout Lu, tout vu au creux d’un Nid… C’est vraiment une’ ville’ surprenante ! »

Et je n’sais pas c’qui compte’ le plus. Entre son cœur et Saint-Nazaire,

Le berceau des plus grands bateaux, j’rêve’ de croisières’ dans l’estuaire !

Nantes’, c’est un atelier géant !

 

« De Brest à Rennes’, on s’vit « Breton » comme’ des enfants de la mer, libre !

… ‘Y’a pas qu’les chapeaux qui soient ronds : on n’y transpire’ pas que du cidre ! »

On m’a dit ça mais, la Bretagne, elle a des fraîcheurs de bocages !

Et des légendes’ à Brocéliande et cent rivages’ et cent visages !

Être breton ? C’est une’ question !

 

Les Normands vous diront sans doute’ : « V’nez voir si nos falaises’ vous plaisent !

‘Y’a pas qu’des vaches’ le long d’nos routes’ ! C’qu’on vous en dit c’est des fadaises ! »

J’ai vu la ville aux cent clochers… Pouvoir les voir fut ma victoire !

J’ai vu Saint Michel, haut perché ! J’ai parcouru des plages’ de gloire,

Tout en sachant le prix qu’elles’ coûtent !

 

J’aime’rais vous raconter ma France

D’aujourd’hui et de mon enfance.

Pas la France’ des carnets d’voyage ;

Des boules’ à neige’ dans les bagages ;

Des dépliants dans les agences ;

Moi j’pense à une’ France’ plus « intense »,

Avec ses milliards de nuances !

 

Je pense à ma France, aujourd’hui… à ses lieux, sa géographie…

Et je vous parle’ de son histoire’, dont la mienne’ fait un peu partie !

Ma France’ n’est pas celle’ des clichés !

Non ! ma France est un peu cachée !

 

« A Lille’, les gens sont des Nordistes’ ; enfin, des ch’tis ! Là, tout est dit !

‘Y’a des terrils dans leur mémoire’ mais s’il fait gris, leur cœur sourit ! »

J’entends ça ! mais ça m’suffit pas ! Sur la Grand’ Place, ‘y’a tant d’espace !

Entre les brade’ries, les brasse’ries, moi j’y refais toujours surface !

Dans le Nord, mon Soleil existe !

 

On m’a dit : « Viens goûter ma gueuze’ ! Bienvenue au pays des frites !

Tu’en auras la bouche amoureuse -une fois- tu sais ! rien n’y résiste ! »

Ici aussi j’me sens chez moi : je suis un Français « de Belgique » !

J’lance’ des bises’ au Manneken-Pis ; dans l’Atomium, j’me sens cosmique !

Bruxelles’ fait des folies heureuses !

 

En rentrant sur Paris, plus tard, j’ai repensé « métro-boulot… » !

On l’a tant dite « universelle » et « magicienne » ! On manque’ de mots !

Sa Tour Eiffel ? Une’ « bête’ de Seine’ » ! Cette’ ville est la plus belle’ du monde !!!?

On voudrait bien nous la voler, comme’ le sourire’ de la Joconde !

Mais Paris est son seul miroir !

 

D’Île’ de France à la France’ des iles’, ‘y’a tout un change’ment d’univers :

J’ai pris l’avion, par-dessus-mer, la tête en l’air vers d’autres terres…

J’me suis r’trouvé le cou fleuri sous le ciel de Polynésie.

Entre tamouré, vahinés, les tiarés, les polyphonies,

La synergie était subtile !

 

Rev’nu en Alsace’ ! C’est magique’ ! des recettes’, j’en ai dégusté !

Le Kouglof me rappelle’ Noël, quand Strasbourg fait son grand marché ! 

Ah ! l’Alsace’ ! je l’explore encore’ sur ses routes’ et dans ses villages…

Elle a bien plus que sa choucroute ou des cigognes’ pour apanage !

Sa « double culture » est unique !

 

J’aime’rais vous raconter ma France

D’aujourd’hui et de mon enfance.

Pas la France’ d’un simple inventaire…

Mais la France’ dans toutes’ ses lumières

Et la France’ pour des millénaires !

Cette’ France’ belle’ dans tous ses espaces,

Les saisons et le temps qui passe…

 

Je pense à ma France infinie… à ses lieux, sa géographie…

Là, je vous parle’ de son histoire où s’écrit la mienne, aujourd’hui !

Ma France’ n’est pas celle’ des clichés !

Non ! ma France est souvent cachée !

 

Je m’étais fait toute une’ montagne’ d’aller « de Jura en Savoie »,

Je suis passé par la Lorraine et la Bourgogne’ (Tiens ! pourquoi pas ?)…

Au pied des chaînes’, j’ai mis les chaînes’ sur l’auto pour cause’ d’enneige’ment !

Au cœur des Alpes’ mon cœur s’emballe’ face au Mont Blanc ! C’est palpitant !

Tout en haut, la montagne’ vous gagne !

 

Plus loin, on m’dit avec franchise’ : « Rien n’est plus grave’ que d’être urgent !

Et si les gens prennent’ tout leur temps, c’est que le temps c’est de l’argent ! »…

Au pays des montres’ et des banques’, il n’y’a qu’les comptes’ qui soient courants.

J’garde’ l’image’ du beau lac Léman, lisse’ comme’ du chocolat fondant.

Vivre en Suisse est une’ gourmandise’ ! Son « côté France’ » tient du roman. 

 

A Lyon, j’ai cherché les traboules’. ‘Y’a vraiment d’quoi y perdre’ la boule !

J’cours les bouchons en terre’ de Gaule’ ; place’ Belle’cour, j’fais des tours de foules.

J’traverse’ les lueurs de Fourvière’ jusqu’aux Lumières’ dont c’est la fête !

J’reviens sur Terre’, place des Terreaux ; j’me r’trouve à marcher sur « la Tête… » !

J’adore’ ces « confluences’ » ! C’est cool !

 

On m’a invité en Auvergne’. J’y suis allé par Saint-Etienne

(Où les victoires’ s’écrivent’ en vert quand Geoffroy-Guichard est en veine !).

J’me suis senti l’âme’ volcanique, en marchant sur de vieux volcans.

Dans les villes’ d’eau j’ai transpiré comme’ sur les Puys en y « trekant » !

En Auvergne’, les énergies règnent !

 

Qui a vu des Anges’ dans une’ baie ? Moi, pour les voir, j’étais zélé !

J’ai atterri en plein corso, à Nice’. Les anges’ étaient grimés !

Arrivé sur la Riviera, partout j’ai vu des tapis rouges !

Caméras sous les mimosas. Silence on tourne’ ! La vedette’ bouge !

Il y’a des palmes’ et des palmiers… Ici, le charme a ses bouquets !

 

J’aime’rais vous raconter ma France

D’aujourd’hui et de mon enfance.

Pas la France’ des clips vidéo          

Ni la France’ des soirées diapos,

Mais celle’ qu’on porte’ comme un drapeau !

Pas la France « à la maternelle »,

Je pense à la France éternelle !

 

J’vous parle’ de ma France, aujourd’hui… de ses lieux, sa géographie…

Je pense à son histoire, aussi, dont la mienne’ fait déjà partie !

Ma France’ n’est pas à défricher !

Moi, ma France est à déchiffrer !

 

J’ai pris le ferry pour la Corse’. J’m’y suis posé puis reposé.

Non ! Les Corses’ ne bombent’ pas le torse ! Ils sont pareils aux châtaigniers !

Ils ont du tanin sous l’écorce’, qui résiste à tous les assauts,

Et leur héritage est fruité, truffé d’adages’ et de bons mots…

En Corse’, les racines’ sont une’ force !

 

Retour au pays des santons ; j’me régale’ du chant des cigales !

Marseille’ m’a passé un savon : ‘faut pas dire’ que ses rues sont sales ;

‘Faut pas croire’ tout c’qu’on a trop dit et s’méfier du « qu’en dira-t-on » :

Du Vieux Port, on voit La Major ; à l’OM, on n’aime’ que l’ballon 

Et Marius n’est qu’un fanfaron !

 

J’ai fait ma traversée du Rhône’ pas unique’ment pour Montpellier.

J’me suis comporté comme un drone ! On peut dire’ que j’ai tout filmé :

Le « Peyrou » (s’y prome’ner, c’est l’top !), Perpignan ou le Mont Saint-Clair

A Nîmes’, quand les taureaux s’animent’, j’me sens pourtant vache’ment moins fier !

 

Me voilà dans les bras d’Éole : j’décolle’ vers des contrées créoles !

J’oublie où ! ma boussole’ s’affole ! En fait, j’ai dû faire’ plusieurs vols !

Aux Antilles’, j’ai les yeux qui brillent’ ; la Guade’loupe’, ‘faut pas que j’la loupe !

« Donne’ du rhum à ton homme’…  » ? Je prends ! En Réunion, j’en bois des coupes !

 

Il me reste à voir le Caillou… Je n’sais pas quand mais je vois où !

 

J’ai senti la France, au printemps ;

J’ai cueilli ma France en été

Dans ses champs et dans ses vergers ;

J’ai bien vu la France à l’automne,

En écoutant des cloches’ qui sonnent

Pour mes rentrées scolarisées,

Elles’, qui ont duré des années !

J’ai goûté ma France en hiver

Et je la dévore’ tout entière :

Marrons glacés, dinde à Noël ;

En toute’ saison, j’me nourris d’elle !

 

J’ai su la France’ des trente’ glorieuses,

D’après-guerre’, des années heureuses ;

Des parents et des grands-parents

Qui rayonnent’ à son firmament !

Et la France’ du Front Populaire ;

La France’ du siècle des lumières ;

Comme’, plus tard, des luttes’ ouvrières ;

La France artiste’, la France altière…

 

Ma France’ n’est pas celle’ des clichés…

Moi, ma France est celle’ des clochers…

 

Pas celle’ des kiosques’ à cartes’ postales !

Ni trop « normale’ » ni trop banale !

 

 

Ma France’ n’est pas celle’ des clichés…

Moi, ma France est celle’ des clochers…

 

Je l’ai aimée dans tous les lieux,

Sous la pluie, sous des cieux radieux…

Et je l’aime’rai par tous les temps,

Toujours, encore et tout le temps !

 

A travers ses terres’ et ses airs…

Au milieu des mers, outre-mer ;

Sous les étoiles’ ou vue du ciel ;

Sous les averses’ ou le soleil,

 

Je pense à ma France, aujourd’hui… à ses lieux, sa géographie…

Je pense à son histoire, ici, dont la mienne aura fait partie !

 

 

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DÉTOURS DE FRANCE...

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Rédigé par Jean-Pierre B

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Publié le 10 Septembre 2018

LE CLOWN...

Le clown triste…

 

Bozo l’Ami a le cœur gros… Il donne’ sa réplique à Pipo…

Pourtant sa joie n’y est plus trop ! Qui peut trouver ça rigolo ?

Des enfants crient quand il gémit ! Est-ce’ qu’ils se moquent’ plutôt de lui,

De son allure’, de ses non-dits qu’il a voulu mettre à l’abri !!!?

 

Derrière’ son fard et son nez rouge, ‘y’a le visage’ d’un vieux papa !

Les gens sont hilares’ dès qu’il bouge’ ! Dès qu’il boude, ils rient aux éclats !

Son regard se perd dans la salle où on dirait qu’il cherche’ quelqu’un…

Est-il en r’tard ? Son pouls s’emballe ! Il n’est plus si certain de rien !

 

Ce soir, les bancs sont bien garnis et tout le public l’applaudit !

Mais le spectacle est sans merci ! Bozo enchaîne’ les pitreries !

Ici on vient pour oublier les p’tits soucis du quotidien…

Pourtant, pas lui ! car par ici tout lui parle’ d’un bonheur ancien…

 

Il était juste à la même’ place. Il décrochait les mêmes’ bravos ;

Il décochait les mêmes’ grimaces’ et il écorchait les mêmes’ mots…

Tous les yeux se fixaient sur lui, surtout les prunelles’ des petits !

Il se rappelle’ : c’était sa vie ! Rien n’est plus pareil aujourd’hui !

 

Il est sur scène… il se démène’ ! C’est son métier… c’est sa routine !

Il se force à cacher sa peine’ ! Qui devine’ ce qui le chagrine ?

On voit d’la sueur sur son front, pas ses larmes’ au coin d’ses paupières !

Dans son âme il porte un prénom. Qui se souvient de Petit Pierre ?

 

Un petit ange’ parmi des clowns…

Un petit clown doux comme un ange !

Il avait plein d’rires’ dans son cœur

Et puis tout son cœur dans ses rires !

LE CLOWN...

 

On a vendu tous les billets ! Ce soir, c’est à guichet fermé 

Qu’il joue mais sans rien oublier ! (Il sait qu’ça n’arrive’ra jamais !)…

Il pense à ces moments complices’… à ces p’tits pas dans les coulisses,

A des p’tits airs pleins de malice, à ce temps si léger qu’il glisse !

 

Il croise’ le visage’ d’une’ vieille’ dame au premier rang ! Celui d’sa femme !

Elle’ n’est pas là pour le programme ! Elle est venue pour lui, sans drame…

Elle’ connaît toutes’ ses sensations, toutes’ ses « surprises’ » et ses « reprises »…

Elle en ressent la dérision quand tout retombe et tout se brise !

 

Il aurait voulu avant tout la préserver de ses colères !

Elle, elle’ sait tout puisqu’elle’ partage’ la même’ révolte’, la même’ misère !

Ils se rejoindront tout à l’heure’ sans se reparler de tout ça…

Ils n’en sont plus à ces douleurs ! Leur fureur a baissé les bras !

 

Ce soir leurs pensées sont ailleurs, dans un combat pour tant de vies !

Et s’ils n’en sauvaient qu’une’, d’ailleurs, c’est déjà ça ! Tant mieux ? Tant pis !

Il donne’ le meilleur de lui-même’, même’ si « le meilleur » est cassé !

Il donne’rait ses biens sans problème’ si ça ravivait le passé !

 

La recette est pour l’hôpital et ses besoins en matériel :

Pour mille enfants, contre leur mal et leur sort quelquefois cruel !

Pour ces bouts d’chou qu’il côtoyait quand il venait pour les faire’ rire

Ou se porter à leurs chevets, pour qu’ils oublient un peu d’souffrir !

 

Pour des p’tits mômes’ devant leurs clowns…

Lorsque les clowns se changent’ en anges 

Qui versent’ un baume au fond d’leur cœur

Et sur leurs maux, plein de douceur !

LE CLOWN...

 

Dans l’assemblée ‘y’a un p’tit homme’ qui ressemble à Pierre’ d’assez près…

Il n’est pas son portrait conforme’ mais, de loin, on les confondrait…

Bozo l’a vu… et il l’entend battre des mains, donner d’la voix…

Il croit rêver un court instant lorsqu’un instant, c’est Pierre’ qu’il voit !

 

‘Y’a bien longtemps, à ses débuts, sur ces planches’ il tentait sa chance…

Et le voilà qui est rev’nu… après trente années de distance !

Il se dit qu’c’est pour la bonne’ cause ou qu’il n’y’a jamais de hasard…

Et il se dit tout un tas d’choses’ entre ses sketches’ et ses bobards !

 

Puis, tout à coup, tout lui revient ! Petit Pierre’ joue dans les couloirs…

Il se tient comme un comédien, assez cabot pour se faire’ voir !

Dans les loges’, il a l’droit d’s’assoir. Il se sent comme à la maison !

Il vient même y faire’ ses devoirs ou bien réciter ses leçons…

 

Bozo a de nouveau trente ans ! Son p’tit bonhomme est dans les lieux !

Un court instant tout comme avant il a du bonheur dans les yeux !

Après le spectacle, au plus tard, ils iront prendre un chocolat,

Tous les deux assis au comptoir car Petit Pierre il adore’ ça !

 

Oui mais soudain, tout lui revient : l’hôpital, des visages’ si pâles…

Les seringues’, les perfs’ et les drains ! Il cavale’ comme un animal

Vers une’ chambre et vers un gamin… Être un clown devient si futile !

Contre un mal, il lui tient la main… Il se sent tell’ment inutile !

 

Et pourtant… Petit Pierre’ sourit

Lorsque son clown se change en ange 

Qui verse un baume au fond d’son cœur

Et, sur ses maux, tant de douceur !

 

LE CLOWN...

… … …

Les années sont passées depuis, de désespoirs en décennies…

L’harmonie, autant qu’elle’ se vit, ne dure’ pas toujours toute une’ vie !

Quand son souvenir lui survit, qu’est-ce’ qu’on peut faire encore’ sans elle ?

A part faire’ naître au cœur des nuits une étoile ou une étincelle ?!!!

… … …

‘Y’a des absences’ qui se voient trop dans les traits de ceux qui en pleurent !

C’est c’que voudrait cacher Bozo sous son chapeau, avec pudeur…

Les gens en veulent’ pour leur argent ! Ils n’achètent’ jamais du chagrin !

Et qu’est-ce’ qui peut plaire aux enfants sans bonne humeur ou sans entrain ?

 

Il pense’ qu’il ne triche’ pas : qu’il est vrai ! Il sait trop qu’il est juste un acteur !

Il essaie de masquer ses regrets ; il est juste un vieux clown très farceur 

Qui aime’rait tant chasser les malheurs dans le cœur de ceux qui les subissent !

En semant des bourgeons de bonheur, même’ factices’ ! et des fleurs d’artifice !

 

Alors il s’éclate’ sur les pistes’ au lieu qu’il éclate en sanglots !

Puisque c’est son métier d’artiste ! alors, il le fait comme il faut !

Bien sûr on peut voir qu’il est triste ou que ses fous rires’ sonnent’ très faux !

Et c’est bien pour ça qu’il résiste ou qu’il les maquille’ de bons mots !

 

Il veut juste en faire un cadeau ! et tant pis s’il a le cœur gros !

 

Ce soir, les guichets sont fermés ! On a vendu tous les billets !

Bozo joue sans rien oublier ! Il sait qu’il ne l’pourra jamais !

’Y’a plus de p’tits pas en coulisses’ ni de drôles’ d’airs plutôt complices…

L’atmosphère est un peu trop lisse ! Il n’y’a que ses yeux qui se plissent…

 

 

Mais dans sa loge… et dans sa vie, ‘y’a toujours… une’ photo d’son fils !

 

 

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LE CLOWN...

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Rédigé par Jean-Pierre B

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Publié le 28 Juillet 2018

LIEUX DE VIE...

Lieux de vie…

 

Elle en a pris des bains de brume… elle en a tell’ment dégusté !

C’est comme’ la noirceur du bitume, entrée au fond de ses pensées !

Dans ses sourires’ ‘y’a des nuages’ qu’on n’verra jamais que de près !

Tout au début elle’ se disait : « Ça va passer ! »… oui mais… après ?

Après tout elle’ pensait gérer c’qu’elle appelait sa double vie !

Elle’ payait son loyer, ses cours, au prix du dégoût de ses nuits !

Pendant longtemps, sur son parcours, elle’ s’était vue compter les jours

Qui la séparaient d’un Amour qu’elle espérait connaître un jour…

Celui qu’elle offrait en pâture’, c’était sa torture’, son carma !

Les yeux fermés ‘y’a rien à voir, à espérer dans celui-là !

A part quelques habitués, que savaient-ils, ces inconnus

De la fille assez dévêtue vite aperçue au coin d’une’ rue ?

On n’lui donnait jamais son âge’ qu’elle’ maquillait outrageuse’ment

Comme elle’ recouvrait de parfum les effluves’ de tous ses clients…

Pour certains elle a même’ voulu les enfermer dans du ciment !

Tous ces visiteurs de passage’ qui en voulaient pour leur argent,

Ils ne cherchaient que du plaisir qu’elle’ vendait au prix d’son bonheur,

Du déshonneur, de l’impudeur et de la peur de ses rancœurs !

Elle’ n’avait pas choisi tout ça : ni cette’ blessure’ ni ce tourment !

Pourtant la vente’, comme’ savent’ les gens, « ça rend le commerce exigeant » !

Elle’ ne vendait rien qu’un « décor » ! Elle’ n’a jamais vendu son âme !

Elle était pure avant tout ça : une enfant !!! Mais son corps de femme,

Tous les soirs à côté d’la gare, elle’ l’exposait sur un trottoir

Tel un produit sur un comptoir, un bijou sur un présentoir ;

A des regards pleins d’artifices’, comme’ la victime’ d’un sacrifice

Ou, juste après, à quelques vices’ qui lui laissaient des cicatrices !

Elle’ n’a jamais voulu livrer sa véritable identité !

Son nom d’baptême, elle’ dit qu’elle’ l’aime et c’est sacré ! ‘Faut pas toucher !

Pour conjurer tous les blasphèmes’, elle a pu changer d’« étiquette »

Et aussi… parce’ qu’elle a bien vu qu’ça faisait grimper les recettes !

C’est vrai ! bien sûr ! bien plus d’une’ fois ! C’est comme’ ça, pour les marchandises :

Ça redonne une’ virginité et ça ravive’ les convoitises !

Elle a pourtant rêvé souvent de quitter la brume et cette’ vie !

Elle’ l’aura tenté quelquefois et une’ fois presque réussi !…

 

Si elle est restée malgré tout c’était pour « la chair de sa chair » !

Elle’ s’était juré tous les jours qu’elle’ ne vivrait pas cet enfer !

Or aujourd’hui, son vrai soleil, sa tourterelle a bien grandi !

Sa fille’ vient d’avoir son permis ! Mon Dieu ! est-ce’ qu’elle est belle’, la vie ? 

Tout à l’heure elle’ vient voir sa mère… Elles’ se sont donné rendez-vous :

Le cœur ouvert, sans maquillage elles’ vont s’parler de rien… de tout !

De cet homme’ qui s’ra son mari peut-être’… le père’ de ses enfants !

Ou d’un autre’ qui s’était enfui sans voir fleurir un beau printemps,

Sans consacrer juste un moment à un p’tit ange et sa maman !

Elle’ sait qu’une ombre est toujours sombre’ même’ quand on l’a laissée « derrière »

Et contre elle qu’est-ce’ qu’une’ mère’ peut faire, à part… chercher de la lumière

Pour égayer son p’tit trésor… et l’abriter de sa misère ?!

Elle a voulu partir très loin : l’éloigner de ses tortionnaires,

Des chacals sans aucune’ morale’ qui n’l’auront jamais laissé faire !

Qui lui ont fait payer très cher la rançon de sa liberté !

Avec du recul désormais, elle’ ne veut plus le regretter !

Elle est sortie du pire’ délire’, du pire’ des leurres’ : de leur empire !

Mais ces vampires’ ont pu sévir sans l’avertir ! pour la punir !

Quand un badaud l’a retrouvée, elle’ gisait au bout d’une impasse…

Elle’ s’est trouvée terrorisée en s’voyant plus tard dans une’ glace !

La chirurgie fit un miracle au prix d’une’ longue’ convalescence…

Et sa « p’tite’ fleur » fut recueillie par la Protection de l’Enfance !

Elle a refait surface aussi ! On l’a bien vu à la clinique !

On a béni la Providence’ qui l’a gardée du plus tragique !

Ce qui a suivi fut magique et a fait « la une’ du journal » :  

Elle a reçu dix-mille’ soutiens ! On lui a offert du travail :

« Intervenante’ dans un lieu d’vie ». C’est cet emploi qu’elle a choisi

Car c’est celui qu’elle occupait « pour ses parents et ses amis »…

Elle’ n’avait pas vraiment menti : c’est bien c’qu’elle a toujours été

En rentrant chez elle’ tous les jours pour prendre soin d’sa p’tite’ poupée !

 

La voilà qui guette à sa porte un bruit d’pas dans les escaliers

Et son téléphone à la main ou les pieds dans ses p’tits souliers,

Elle a le cœur qui bat plus fort que lorsqu’elle’ devait les monter

Au-devant des « corps étrangers » qui laissaient son âme’ de côté !

Ooooh ! Jade’ vient chez sa p’tite’ maman ! et sa maman n’attend plus qu’elle !

Elle’ n’attendrait rien d’mieux d’la vie, à présent qu’l’enfer est loin d’elle !

Ou peut-être encore… un mari ! mais ça, ça demeure un pari

Que font ses parents, ses amis ! et pour ça rien n’est encore’ dit !

Jade’ revient comme une hirondelle, un p’tit séjour au Paradis !

Tous les non-dits pourront se taire : ‘y’a tell’ment mieux à faire aussi !

Au lieu de pleurer la misère’, lui faire’ la guerre !… ou l’interdire !

C’est c’qu’elle’ tente’ pour des filles’ comme celle’ qu’elle était avant d’en sortir !

C’est c’qu’elle’ veut pour les sans-abri : ceux qu’elle a toujours vus souffrir

Quand elle’ n’était pas si loin d’eux… près des murs ou sur les trottoirs…

Avant d’pouvoir s’en émouvoir sans devoir cacher son mouchoir !

 

Il n’s’agit pas de discourir… ou de courir… non ! mais d’agir !

 

Ce que la vie vient d’faire’ pour elle… elle’ va le faire’… dans son lieu d’vie !

 

 

 

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Rédigé par Jean-Pierre B

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Publié le 24 Juillet 2018

LE LANGAGE DU CŒUR !

Le langage du cœur…

 

On n’est pas que de chair, c’est clair ! On est surtout rempli de vie !

Les corps sont en galère’, parfois ! mais le roi, c’est toujours l’esprit !

Quand on a le cœur sur la main, est-ce’ que c’est la main qui s’exprime ?

Est-ce’ que c’est nos corps qui dépriment’ quand la maladie les opprime ? 

Quand leur tyrannie nous anime’, c’est que nos pensées s’y impriment !

 

C’est notre « aura » qui se voit là dans nos mouve’ments à tout moment !

Nos réactions dans l’émotion sont le phare’ de nos sentiments !

On peut capter quand on y pense’ le regard de gens non-voyants

Dans la nuit et dans le silence’, la voix d’un muet… comme’ le vent !

 

Lorsque j’ai mal, c’est qu’je suis mal : ce qu’on ressent c’est… « comme on est… » !

Qui sait qu’une expression faciale’ n’est qu’un signal à deviner ?

Que tous nos pas font un combat contre la mort et l’inertie

De nos parcours et c’est comme’ dit : quand l’esprit dort, le corps aussi !

 

Nos gestes’ ne sont jamais en reste. Ils attestent’ ce qu’on a en tête !

C’est bien la peste’ si par malheur il y’a des erreurs qu’on leur prête !

Et pourtant nos actes manqués en disent’ long sur nos intentions

Mais pour bien les interpréter, ‘faut leur prêter plein d’attention !

 

On a tous des rêves’ à dire’… quelque part !

Entre nos déboires’ et tell’ment d’espoirs…

On a des paroles’ illusoires’, sans fard !

Ou des regards contradictoires’… à voir !

Dans chaque histoire’, même’ dérisoire,

La vie impose heurts et bonheurs

Où s’inscrit… le langage’ du cœur !

 

Stephen Hawking savait toucher la Terre entière’ pour l’affranchir

De ses frontières’ si limitées et son âme a pu en sortir !

En lui le monde a reconnu tout c’qui le rendait populaire !

Tout c’que son corps ne disait plus, son cœur l’a dit à sa manière !

 

On n’veut pas rester enfermé dans ce qui peut nous entraver !

Les dents serrées, les poings fermés n’empêchent’ pas l’esprit de parler !

C’qui peut rendre une âme’ prisonnière’ de nos murs est dur comme’ les pierres !

Mais tout c’qui pourrait nous faire’ taire explose un jour en pleine’ lumière !

 

On n’a qu’un corps qui doit vieillir… or nos cœurs veulent’ encore’ grandir…

Dans le temps qui va raccourcir, ils pourraient toujours rajeunir !

Nos relations en cœur à corps, en corps à cœur, à cœur ouvert,

En communion sans concession, sont des passe’ports pour l’univers !

 

Les confessions les plus intimes’, on les transmet avec les doigts !?

Et c’est par une absence ultime’ qu’on parlera une’ dernière’ fois !?

Mais on pourrait aller plus loin qu’au fond de nos champs de vision

Lorsqu’on apercevra soudain c’qui nous vient d’un lieu plus profond !

 

On a tous des rêves’ à dire’… quelque part !

Entre nos déboires’ et tell’ment d’espoirs…

On a des regards illusoires’, pour voir !

Ou des paroles’ contradictoires’… à croire !

Dans chaque histoire’, même’ dérisoire,

La vie propose’ fleurs et douleurs

Où s’écrit… le langage’ du cœur…

 

Tu peux parler avec Charlot sans dire un mot ! au mime’ Marceau !

Mais si ta main mime un drapeau, l’invention est sous ton chapeau !

On n’voit rien dans des sémaphores’ tant qu’on n’a rien su y comprendre !

On n’peut jamais crier plus fort que ce qu’une oreille’ peut entendre !

 

Dans un silence assourdissant on saisit bien plus de nuances

Qu’aucun vacarme étourdissant ne hurlera avec violence !

La rage’ ne fait que résonner au creux d’un orage incompris

Parce’ qu’on n’peut pas mieux raisonner que dans la paix de son esprit !

 

Nos voix ne seraient qu’un écho, juste un canal de nos dialogues…

Nos yeux, un reflet idéal dans l’éventail d’un catalogue ?

Nos mains se disent’ quelques messages’ quelquefois fous, quelquefois sages !

On lit nos traits sur nos visages’ mais tout provient d’un même’ partage :

 

C’est le corps qui prolonge’ l’esprit ! pas l’esprit qui prolonge’ le corps !

A sa mort, est-ce’ qu’on perd la vie ? Ou alors… qu’est-ce’ qui vit encore ?!!!

Est-ce’ que le cœur de l’univers est simplement fait de matière

Ou bien ‘y’a-t-il un vrai mystère’ derrière’ ce qu’on en sait sur terre ?

 

On a tous des rêves’ à croire’, quelque part !

Entre nos nuits noires’ et tell’ment d’espoirs…

On a des regards illusoires’… ‘faut voir !

Ou des paroles’ contradictoires’, sans fard !

Dans chaque histoire’, même’ dérisoire,

La vie suppose’ peurs et pudeurs…

Que défie le langage’ du cœur !

 

Quand je prends sa main, je lui parle avec mon âme ! Elle’ le sait bien !

Et quand mon corps s’unit au sien, c’est que nos esprits sont en lien !

Puis, loin des yeux mais près du cœur, on se ressent ! même à distance !

Elle’ sait m’adresser sa douceur bien au-delà de sa présence !

 

Voilà pourquoi je crois vraiment qu’on se parle à travers l’espace…

On se parle à travers le vent comme à travers le temps qui passe !

On n’en aura jamais fini de se parler comme aujourd’hui !

Avec nos cœurs, avec l’envie qu’on demeure à jamais unis !

 

Il y’a des choses’ sans gravité… d’autres’ au contraire’ qu’on garde au ventre…

Oooh ! pour parler de gravité, notre amour est toujours au centre !

On s’est confié tant de secrets qu’on se comprend comme un seul être !

On a dépassé le regret de se manquer sans se connaître !

 

Par-delà les frontières’ du corps, on se dit le langage’ des anges :

Un trésor où se trouve encore’ la matrice’ de tous nos échanges…

Au-dessus de tous nos discours, on s’exprime’ nos accords en chœur !

Pour se parler de notre amour, rien n’est jamais mieux ni meilleur !

 

On a tant de rêves’ à faire’, quelque part,

Malgré nos déboires’ tell’ment dérisoires…

On a des regards pleins d’espoir ! ‘faut voir !

Et des moments clairs comme un phare !

Dans notre histoire’, même’ provisoire,

Où les nuits se posent’ en douceur,

En cherchant le sens du bonheur…

 

On apprend… le langage’ du cœur !

 

 

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LE LANGAGE DU CŒUR !

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Publié le 2 Mars 2018

LA SPLENDEUR...

La Splendeur de l’Amour…  

 

Voilà :

 

Comme un feu nous dévore, encerclant nos remords,

Elle a devancé l’aurore… elle a devancé nos morts ;

Les écarts et les écueils

Et les déserts de nos linceuls, où tout meurt deuil à deuil ;

Les espoirs faméliques

Ou l’écorce tragique

Qui ne peut rien sans elle ! Oui !

Comme’ le soleil, la nuit.

Quand la lune est trop grise’, sur les dunes’ on s’enlise,

Sans la moindre surprise,

 

 

Dans la torpeur de nos parcours !

 

 

Faire’ le dos rond ? A quoi bon ! Ça ne sert que d’illusion !

Je t’aime ! et je laisse en « plant » la question :

Si je vois mes racines’, je chercherai alors

Leurs fruits ! « Faut-il aimer pour être aimé » ? Je l’ignore !

Je me remplis de Toi mais

Que sais-je’ de l’Amour et

Qu’en savons-nous, au juste ?

Un vertige avant la chute… une’ lutte ?

La conscience au repos sans aucune’ vanité

Ou bien l’ascension pure’ d’un sommet de vérité ?

 

 

 Mais… la pudeur des beaux discours ;

 

 

Des messages’ à tout âge’ pour autant de visages

Que le temps nous permet d’approcher davantage…

Ou les élans du cœur :

Un effluve aux senteurs de fleurs…

Hier encore… Hier ! ma solitude’, j’en étais fier !

Ma liberté fut ma victoire’ comme un trésor qui m’était cher…

Fieffée victoire ! Elle aura mis du temps… longtemps… à me troubler :

Je voulais tout lui consacrer !

Je me suis égaré là… comme’ des millions d’autres !

Pourtant, cette’ voie n’est pas la nôtre…

 

 

C’est une erreur… un grand détour !

 

 

On pourrait se mentir… Se mentir !

Se trahir, cependant, sans vraiment le sentir…

Mais elle’ défie jusqu’à nos ombres’… sans répit et sans nombre…

Elle’ sera là… Elle ! À rebours de nos jours sombres…

Veilleuse’ de nos veilles’ avortée où le sommeil était tombé ;

Où nos consciences’ ont pu sombrer,

Enterrées comme entre deux tombes :

Le passé… juste dépassé, et le futur qui nous incombe !

Tel est bien pris, bien mal appris !

Quand, soudain, ce qui vient souffler, c’est le vent de l’Esprit

 

 

Et la ferveur… comme un recours !

 

 

Je n’avais fait le choix que de croire en moi…

Non ! C’était déjà en elle’… je crois !

A travers toi… à travers nous… à travers nos revers ou nos quelques déveines !

Et d’ici j’aperçois l’étendue de nos peines

Qui n’auraient d’avenir que dans nos souvenirs

Si encore on pouvait les retenir !

Qu’est-ce’ qui dure au milieu de cette’ rade ?

J’y mourrais ! Oooh ! j’y mourrais, c’est certain ! Dieu m’en garde !

Et qu’Il te garde aussi ! Mon âme’… juste infiniment !

On passe au fil de ses tourments, avant leur achève’ment,

 

 

Avec le cœur beaucoup trop lourd !

 

 

J’ai rompu mes amarres’ pour que rien ne m’arrime

Au fond de ces abîmes’ qui ne disent’ pas leur crime…

Car c’est un gouffre amer… un bonheur à l’envers…

Et la rime un peu sourde au détour de ces vers qui pleurent’ tes nuits d’hiver

Dont soudain la noirceur s’éclaire

A ce terme où, par un grand mystère,

Tu rejoins « La Lumière »…

Sans mentir : « La Lumière » !

Dont le feu te dévore, encerclant tes remords !

Aussi vraie qu’une aurore’ qui traverse tes morts

 

En plein cœur du parcours :

 

 

L’infinie Splendeur…

 

De l’Amour !

 

 

 

 

Autre blog : http://jean-pierre-aimer.blogspot.fr/ 

LA SPLENDEUR...

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Rédigé par Jean-Pierre B

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Publié le 13 Février 2018

NOTRE SAINT-VALENTIN...

Notre Saint-Valentin…

 

Ça fait bien dix-milliards de jours qu’on se découvre’… jour après jour…

En se redécouvrant toujours, sans faire’ le tour de notre amour !

Dix ans… que nos premiers regards ont toujours été les prochains…

Dix ans qu’on fête au quotidien des matins de Saint-Valentin !

 

On sait qu’on devient vraiment vieux quand on n’sait même’ plus s’étonner

Comme en perdant son cœur d’enfant on n’a plus grand-chose à donner !

Que ce qu’on a de plus précieux ne se voit qu’en fermant les yeux…

Et qu’on n’s’ra jamais plus heureux qu’en demeurant deux amoureux !

 

Notre amour est ce rendez-vous qu’on s’est donné à tout moment…

J’avoue… j’n’ai pas perdu une heure à l’oublier un seul instant !

Et je m’étonne’ toujours autant d’avoir découvert mon « futur » !

Que ce « futur » vive ! avec moi reste’ra mon souhait le plus pur !

 

Ton bonheur est tout mon soleil… et tes jours gris font mes chagrins…

Mais ce qui nous sort des ennuis, c’est : « ne pas se lâcher la main  » !

La nuit peut tomber sur nos vies et faire’ disparaître nos corps…

On cherche un abri sous la pluie où nos cœurs se retrouvent’ encore…

 

Puisque jamais on n’s’est quittés, alors jamais on n’se quitte’ra !

Dis-moi que c’est la vérité, redis-le moi avec ta voix !

Je n’ai que toi comme horizon… Ailleurs je n’ai que des questions !

Et ma seule’ réponse est bien là : entre nous, elle’ fait comme un pont…

 

Tu te souviens nos soirs de veilles’, arrachées à notre sommeil ?

On a eu cette’ vie merveilleuse : on a partagé des merveilles !

Comme’ deux fous courant dans la boue… après que l’orage a tonné…

Comme’ deux paons qui faisaient la roue pour des photos à partager !

 

Notre Saint-Valentin

C’est aujourd’hui et c’est demain !

On n’sera jamais assez loin

Pour qu’un jour on en voie la fin…

 

Jusqu’au bout, on aura tenu ! Après tout, on s’est bien connus !

On a juste oublié le nom de la rue des malheurs perdus…

1+1 : c’est… une’ vie pour deux ! De nos riens, on a fait un tout !

On était privés d’être heureux… Il nous a suffi d’être Nous !

 

On nous dit que le temps qui fuit fait des rides’ et peut nous aigrir

Mais l’Amour nous a rajeunis car nos rides’ sont celles’ du sourire !

Et demain verra des millions d’enfants qui nous ressembleront

Si nos vies font l’inspiration d’un million de générations…

 

On nous dit qu’le succès d’un homme’, très souvent, sa femme est derrière… 

Alors oui ! j’le confirme, en somme : elle est là, la fin d’ma misère !

C’est bien toi à qui je dois tout d’un mystère’ qui ne s’invente’ pas…

C’est bien toi qui es ma lumière’ quand le soir redescend sur moi !

 

J’n’étais « rien » avant de connaître’ ce qu’un jour j’ai vu apparaître…

J’n’étais rien… qu’un pauvre être’ peut-être, espérant Tout à sa fenêtre !

Puis ce Tout, un jour, ce fut Toi ! Te voilà juste dans mes bras

A redire’ ce qu’on sait déjà, en te blottissant contre moi !

 

Il est dit « l’Amour est plus fort que la mort ! » et ça, oui ! j’le crois !

Puisqu’un jour on s’est pris nos cœurs et que jamais on n’les lâche’ra !

Le Bonheur est un don du Ciel et le Ciel n’est jamais mortel…

On y voit des couleurs réelles’ qui pourtant sont surnaturelles…

 

Rien de mortel n’est éternel ; rien ne meurt qui soit immortel !

 

… … …

 

Ça fait bien dix-milliards de jours qu’on s’est découverts tous les jours…

En se redécouvrant toujours sans faire’ le tour de notre amour…

Dix ans que nos premiers regards ont toujours été les prochains…

Dix ans qu’on fête, au quotidien, des matins comme’ celui qui vient !

 

Alors

Notre Saint-Valentin…

C’est aujourd’hui et c’est demain !

On n’sera jamais assez loin

Pour qu’un jour on en voie la fin…

 

 

Puisque la preuve est dans le ciel :

Qu’après la pluie, vient le soleil

 

Et que sur les larmes’ de ma vie… tes sourires’ posent’… un arc-en-ciel !

 

 

 

 

Autre blog : http://jean-pierre-aimer.blogspot.fr/ 

NOTRE SAINT-VALENTIN...

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Rédigé par Jean-Pierre B

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Publié le 2 Février 2018

L'AMOUR ET LE RESPECT...

Le Respect et l'Amour…

 

Dans un bonjour du bord des lèvres’, on peut verser son cœur à flots…

On peut ouvrir la main qu’on tend et ce beau geste, en faire’ cadeau ;

Sans un discours et sans un mot, on peut déployer sa tendresse

Qu’on adresse en délicatesse à tous ceux que nos yeux caressent.

 

On pourrait semer du respect et cultiver des champs de paix

Mais ça ne suffit pas toujours ! On n’est jamais trop sûr d’« après » !

On a parfois les bras trop courts pour lancer des signes’ assez loin

Et des ennuis parfois trop lourds pour penser au sort des voisins !

 

Ce qui manque à nos relations, c’est parfois un peu d’attention 

Ou faire’ fi de nos impressions au défi de nos divisions !

C’est, malgré tant d’oppositions, chercher sans façon les « rencontres »

En gardant le respect qu’on a, quel que soit celui qu’on nous montre !

 

 

Briser les faux-semblants…

C’est ce qu’on voudrait bien souvent !

Il n’y’a pas d’Amour sans respect…

C’est vrai !

On peut respecter sans aimer  

 

Mais…

 

Pas aimer sans respecter !

 

 

On pourrait pleurer tous les jours ceux qui un jour nous ont quittés…

En parcourant leur souvenir, on peut toujours les honorer

Au présent comme’ par le passé, comme’ s’ils étaient « juste à côté »

De nos seuils et, malgré nos deuils, se redire’ qu’on les a aimés !

 

On peut respecter ceux qu’on perd à travers un silence épais

Ou quand on regarde en arrière’, se pencher sur tous ses regrets

Et puis habiller les cime’tières’ de pudeur ou de fleurs fidèles…

Pourtant l’Amour est pour « devant »… là, dans ses couleurs éternelles !

 

L’Amour ! qui nourrit le respect qu’on peut avoir d’un arc-en-ciel,

D’un brin d’herbe ou de la vie même’, si rien ici n’est immortel !

C’est avant tout pour ce qu’on aime’ qu’on se bat, jusqu’au bout des peines !

Le respect peut cacher des chaînes’ ; seul l’Amour peut chasser les haines !

 

 

Briser les faux-semblants…

C’est ce qu’on voudrait bien souvent !

Il n’y’a pas d’Amour sans respect…

C’est vrai !

On peut respecter sans aimer  

 

Mais…

 

Pas aimer sans respecter !

 

 

Si le respect n’engage à rien, l’Amour, lui, vous engage à tout !

C’est aimer qui vous rend serein ; le respect n’est qu’un garde-fou !

Amour et respect sont distincts et seul le premier nous rassemble ;

Quand le second n’est que lointain, l’Amour appelle à vivre ensemble !

 

Si la paix manque à nos maisons, on pourrait la chercher déjà

Sur un fond de respect et là, sans raison, faire un premier pas

D’unité qui ne mène à rien tant qu’on n’l’aura fait qu’en surface

Mais qui peut nous réconcilier quand l’Amour a repris sa place !

 

Dès qu’on est tout près du respect, on est prêt à tout respecter ;

Ce qu’on cherche à valoriser, on est loin de le mépriser !

Mais respecter n’est pas aimer quand cela nous tient à distance

Pour nous faire’ sentir sa puissance ou, pire, éprouver sa violence :

 

Approuver pourtant sans Amour

Ce qu’on va réprouver un jour !

 

Car l’Amour qui force au respect, ce n’est pas « respecter la force » !                                                                                               

C’est offrir à toutes’ les faiblesses’ une issue autant qu’une écorce :

 

Le respect de l’Amour et l’Amour du respect

Qui permet juste d’ajouter comme un « point » sur le verbe « AIMER » !

 

 

Il n’y’a pas d’Amour sans respect…

C’est vrai !

On peut briser des faux-semblants,

C’est ce qu’on voudrait bien souvent

Quand on a faim de vérité !

 

Mais…

 

Qui peut aimer sans respecter ?

Qui veut respecter sans aimer ?

Puisqu’au bout de tous les discours,

Que vaut le respect… sans Amour ?

 

 

Autre blog : http://jean-pierre-aimer.blogspot.fr/ 

 

L'AMOUR ET LE RESPECT...

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Rédigé par Jean-Pierre B

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