Publié le 12 Novembre 2017

AU-DELÀ...

Au-delà…

 

Non ! Ce n’est pas de la lumière’ qui m’attire’… C’est comme un sourire !

C’est indicible, indescriptible’… Je n’ai pas les mots pour le dire !

Quelle heure est-il ? Je n’en sais rien ! Le temps me paraît dilué…

On dirait qu’il n’existe plus ! D’ailleurs, ma montre est arrêtée…

Je suis tombé sur le trottoir et, soudain, ce fut le trou noir…

Ah ! Ça y’est ! Je peux les revoir ! et le camion, et le chauffard…

Mon corps qui gît là, c’est bizarre : il est par terre et moi, je vole !

Je m’arrache à lui, je décolle… et je m’éloigne aussi du sol…

Je n’ai ni mal ni vraiment peur… Je ne sens plus de pesanteur !

Pourtant je vois couler mon sang ! Pourtant j’entends crier les gens !

Tout semble aller dans un vortex. Je revois mon passé, complexe :

Ma première heure, au petit jour, mes grands amours et puis, mon ex…

Mes cours d’écoles’, mes années folles’… Tant de visages’ et tant d’images !

Des paysages’, temps de passage’, mes années-cage’, la fleur de l’âge…

La terre’, les pierres’, la craie’, le verre’, les plages’, la mer, l’eau des rivières…

Les tableaux noirs, les cours du soir, mes jours d’été, mes nuits d’hiver…

‘Y’a des sirènes’ en contrebas, la foule en panique’, les pompiers

Qui commencent’ à se démener mais mon cœur, lui, s’est arrêté

De battre et mon regard s’éteint… Dans mes contacts, on a fouillé

Pour trouver ceux de ma famille’. « Oh! Préve’nez-les, sans les brusquer ! »

On n’m’entend pas ! Je n’ai plus d’air ! Aucun son ne passe’ par ma voix…

C’est comme’ si le silence’ dressait un mur entre le monde et moi

Mais je sens qu’un courant m’aspire ! On dirait que mon âme’ s’élève !

Je ne crains que de retomber : que mon élan, soudain, s’achève !

 

Entre vivre et mourir, la frontière est fragile…

Entre larmes’ et sourires’, il n’y’a vraiment qu’un fil

Qui peut rompre soudain,

Aujourd’hui ou demain…

 

On m’avait dit : « Tu crois aux anges ? »… Eh ! je crois que les anges’ dérangent !

C’est comme’ tout ce qui semble étrange : on croit souvent c’qui nous arrange !

Si j’y croyais, je ne sais pas ! Mais là, je sais ce que je vois !

Tout m’a l’air tell’ment transparent ! si évident et sans tracas !

Devant moi, ‘y’a un arc-en-ciel… Je m’approche et je vois… des ailes ?

Alors, c’est ça ! c’est irréel ? Ça m’a l’air pourtant solennel !

Qui me croirait si je dis ça : je vois des êtres’ et mes parents

Mais je vous vois aussi ! Je rêve’ ? Je vois des morts et des vivants !

Vous êtes’ présents… tout comme en bas ? Je n’comprends pas… C’est ça, voilà :

Je me trouve hors du temps, déjà ! C’est pourquoi nous voilà tous là,

Au bout des jours ou du parcours ! et je ressens tell’ment d’Amour !

Je suis au-delà de l’absence’, de l’existence et de la mort !

Plus rien ne me paraît lointain et là, on n’a vraiment besoin de rien !

En bas les gens ont le tourment et les ennuis du quotidien,

De leurs guerres’ ; leurs soucis d’argent ! Ils croient devoir tuer le temps !

Mais là rien ne peut plus mourir ! Je le ressens infiniment !

Rien de lourd ou qui fait souffrir ; tout est léger pour nous sourire !

On n’a plus besoin de courir ! Tout vient à nous pour nous suffire !

Rien de vilain, tout de divin ! Rien de secret, tout est serein !

Plus aucune arme et plus de larmes’ ! On est bien jusqu’au fond de l’âme !

Je suis comme happé par le charme et comme emporté par une’ lame ?

J’entends Mozart  et je le vois ! ‘Y’a plus de faim pour les défunts !

Seul un passé pour le malheur et le présent, pour le bonheur !

Comment décrire’ cet avenir auquel aspirait tant mon cœur ?

 

Entre vivre et mourir, la frontière est fragile…

Entre larmes’ et sourires’, il n’y’a vraiment qu’un fil !

Mais pourquoi des regrets

Si on revit… après ?

 

Soudain mon envol s’accélère et je découvre un grand mystère…  

Je vois comme un nœud de lumière’ que je rejoins en un éclair !

C’est une entité fabuleuse ! et je lui dis : « Vous êtes’ la Mort ? »

Alors j’entends : « Je Suis La Vie ! »… « Ne Me crains pas et cherche encore ! »…

« Mais chercher quoi ? Pour trouver Qui ? » Alors, un Silence’ me répond :

« Pourquoi me poser cette’ question ? La Réponse est dans ta passion ! »

Je n’ai plus cherché. J’ai compris ! On nous a trompés jusqu’ici !

Oui ! je comprends Ce qu’est la Vie : ce que le jour est à la nuit !

Lorsqu’on peut discerner des ombres’, c’est que la lumière’ n’est pas loin !

Il n’y’a pas d’ombre sans lumière’ ! Pas de lumière’ quand on l’éteint !

On nous a tant montré les ombres’, qu’on nous a voilé la lumière !

On nous a tant désinformé qu’on avait perdu ses frontières !

Est-ce’ que marcher dans l’ignorance’, c’est avancer vers les ténèbres ?

Et dans l’angoisse ou la pénombre, est-ce’ que c’est nous qui sommes’ funèbres ?

Mais quel que soit notre chemin, on nous a dit : « C’est le destin ! »…

Alors j’entends : « C’est très Malin ! Oublie ça ! et n’en pense rien ! 

Car le destin n’existe pas ! Tu es né pour La Liberté ! »…

-Ma liberté, c’est m’exprimer ! et j’aime’rais tant la conserver !

J’entends : « Oui ! Tu viens de le faire’ ! et, vois-tu, Je l’avais créée ! 

Si tu M’entends, c’est que tu vis ! Si tu vis, tu es libéré ! »…

-Libéré ? Oui ! Mais pour les autres’ ? Puis-je’ les laisser sans les trahir ?

Mon fils et ma femme’ sont en vie ! Mon décès vient de les meurtrir !

-Tu as le droit de le choisir : redescendre au fond de ton corps.

-Oui… pour le temps qui reste encore à vivre avant l’heure’ de ma mort ?

Même’ si déjà on est tous là ! juste là, au bout de nos vies ?

Je ne manque ici à personne’, comme il ne manque aussi personne !

En bas on est veuf, orphelin… et le chagrin nous désarçonne !

 

Entre larmes’ et sourires’, il n’y’a vraiment qu’un fil…

Entre vivre et mourir, la frontière est fragile !

Mais pourquoi avoir peur,

Si on part pour ailleurs ?

 

C’est alors que j’ai respiré, que j’ai ressenti ma douleur ;

Que mes poumons se sont gonflés et qu’alors rebattait mon cœur !

Je vois mon parcours à l’envers et mes paupières’ se rouvrent un peu.

Au bord de mon lit d’hôpital, un éclair éblouit mes yeux :

C’est le beau sourire’ de ma femme ! et le regard de mon garçon !

Là j’entends dire : « Oh ! Mon chéri ! » et puis : « Papa ! », à l’unisson !

Je n’sais toujours pas où je suis… ni même’ quelle est l’heure ou le jour…

Mais je suis sûr de mon bonheur ! et que je suis là, par AMOUR !

 

Entre vivre et mourir, la frontière est fragile !

Entre larmes’ et sourires’, il n’y’a vraiment qu’un fil !

Mais de quoi a-t-on peur ?

 

Du pire… ou du meilleur ?

 

 

Autre blog : http://jean-pierre-aimer.blogspot.fr/ 

AU-DELÀ...

Voir les commentaires

Rédigé par Jean-Pierre B

Repost0

Publié le 13 Juillet 2017

UNE HISTOIRE' DE JOURS...

Bon Voyage… maman…

 

(Sur la base de « Reflets d’espérance… »)

 

Avant, c’était juste… une histoire’ de jours…

Après… c’est l’histoire’ de toujours…

 

On n’abandonne’ jamais tout à fait sa demeure :

Un soupir, un souhait renaissent’ avant qu’ils meurent.

C’est une’ part de lumière’ qui nous laisse « éveillés »,

Comme autant de mystère’… qu’il nous faut espérer !

 

Tu vas revivre ici, auprès de ceux qu’on aime !

Nous garderons comme’ ça un peu de toi quand même !

La peine et le chagrin resserrent’ aussi nos liens

Sur les bouts de chemins où on se tient la main.

 

On s’est tell’ment aimés qu’on est toujours ensemble

Et pour mieux nous toucher, par moments il me semble

Que devant nos prières’ tu déposes’ un sourire

Mais qu’on est seuls sur terre’ quand tu dois repartir !

 

Tu as mis tout ton cœur autour de nos paroles,

Tes regards, tes douceurs… Est-ce’ que ça nous console ?

Un printemps restera, dans le fond de tes yeux,

Ton ultime présence’… ton amour silencieux !

 

Tes photos, tes portraits sont toujours posés là,

Sur des murs, des albums, et ce qu’on n’oublie pas…

Fidèles’ à ton parcours autant qu’à ton image…

Ils rediront de toi bien plus que ton visage !

 

Quand on pleure un passé qu’on a pu aimer vivre,

On sait bien qu’après lui l’avenir est à suivre.

Quels que soient les rivages’ qu’on aura découverts,

‘Y’aura des paysages’… et des pas à refaire !

 

Ton amour était tendre au seuil de ton voyage ;

De janvier à décembre en allant d’âge en âge,

Il nous habite encore et s’il nous fait souffrir,

C’est qu’un trésor qui dort a fini de s’ouvrir !

 

Il y’a plein de secrets que rien ne peut traduire ;

Du cœur de nos regrets, trop de joies se retirent !

Ton silence est plus lourd à porter que nos larmes

Et plus dur que les maux qui souvent nous désarment…

 

Pourtant tu nous rassures’ avec tant de pudeur

Quand « de penser à toi » fait surgir… comme une’ fleur !

Et c’est comme un bouquet de roses’ où tu reposes

Que pour te retrouver nos esprits recomposent…

 

Tu vas renaître aussi à travers ceux qui t’aiment !

On aura bien déjà le mal de toi quand même.

Il nous reste avec ça l’envie de te chercher

Au-delà de ce temps qui nous tient séparés.

 

On t'aura vue meurtrie au bord de ta détresse !

Tu as brisé tes chaînes’… mais rien de ta tendresse !

Si vieillir peut guérir quelquefois des blessures,

C’est « d’offrir un passage… avec leur déchirure ! ».

 

Dis, ce qui nous délivre’, c’est vivre, simplement,

La vie dont chaque instant nous a fait le présent ?

Hier rêve à nos portes’ ; demain porte nos rêves !

Pour que tout recommence, il faut que tout s’achève !?

 

Il y’a quelques moments où tout semble évident

Et puis d’autres’, au contraire, aussi fous qu’un tourment !

Mais il y’a des issues’ où pour nous tout s’éclaire

Au-dessous des paupières’ et comme à ciel ouvert !

 

Aujourd’hui je le sais, ces reflets d’espérance

Sont ceux dont je voudrais recouvrir ton absence :

 

C’est cette’ part de lumière’ qui nous garde éveillés

Comme un dernier repère’ qui nous reste à côté

Des souvenirs blottis au fond de nos mémoires,

Quand le mal du passé s’accroche à notre histoire.

Car si le temps est lourd autour de nos miroirs,

Le bonheur est toujours au bout de nos regards !

Et cette’ « part de lumière’ qui nous garde éveillés »,

C’est autant de mystère’ qui nous laisse espérer

Qu’au-delà de la nuit l’aube sera plus belle

Et qu’un matin la vie nous emporte avec elle ! 

 

Tu nous as tant aimés que… tout peut arriver :

Ton amour nous appelle !

 

Fais « Bon voyage’ », maman ! Bon voyage, à présent…

Sur ta route éternelle !

 

UNE HISTOIRE' DE JOURS...

 

Ceux que l’on aime…

 

 

                                   Ceux que l’on aime

                                   Sont fidèles… à

                                   Ce qu’on aime…

 

 

 

Ceux que l’on aime sont fidèles

Et nous redonnent’ parfois la main

Pour nous montrer des fleurs nouvelles

Et leurs espoirs, sur les chemins…

 

Ceux que l’on aime ont un cœur tendre

Et leur histoire au fond des yeux,

Avec des mots pour les comprendre,

Nous parle d’eux…

 

Ils nous ressemblent’ un peu dans l’âme

Et font revivre des pensées

En retenant souvent les larmes

De leur passé…

 

Ceux que l’on aime sont fidèles

Et s’ils nous font souffrir un soir,

C’est que le Bonheur est cruel…

Quand il s’égare…

 

Ceux que l’on aime ont un cœur libre

Et le long des matins heureux,

On ne croit pas qu’il faudrait vivre

Un jour sans eux !

 

… Ceux que l’on aime sont fidèles,

Qui font pleurer notre maison,

Quand c’est la mort qui les appelle…

Et qu’ils s’en vont !

 

Ceux que l’on aime un jour s’éloignent

Et c’est leur perte qui nous gagne ;

Ces « petits riens » qui faisaient tout…

Et nous font signe un peu partout !

 

Quand la nuit tombe’, le ciel est noir !

Pourtant le soir dans les miroirs,

Entre la douleur et l’espoir,

On retrouve un peu leur histoire…

 

Tout ce que nous prend leur silence

Et qui nous manque tout à coup

Dès que vient peser leur absence,

Autour de nous…

 

Alors on pense à leur sourire

Qui dort au fond de nos mémoires,

Pour éclairer nos souvenirs

De leurs regards !

 

On revivra les heures’ de fête,

Entre nos rêves’ et nos regrets,

Où quelquefois le temps s’arrête…

Sur nos secrets…

 

C’est auprès d’eux qu’on se réveille

Quand la vie nous fait du chagrin

En apportant des jours cruels

A nos destins…

 

Auprès de tous ceux que l’on aime

Et qui nous ont tendu la main,

Pour nous montrer des fleurs nouvelles…

Et leur amour ! sur leurs chemins…

 

 

 

Autre blog : http://jean-pierre-aimer.blogspot.fr/ 

UNE HISTOIRE' DE JOURS...

Voir les commentaires

Rédigé par Jean-Pierre B

Repost0

Publié le 16 Juin 2017

A NOTRE MÈRE... ENTRE THÉRÈSE ET MARIE...

Entre Thérèse et Marie

 

A notre mère… Marie-Thérèse († 16 Juin 2017)

Entre rose et myosotis…

 

Ton cœur battait en harmonie,

Entre l’aurore et l’éclaircie,

Dans tes élans de jeune enfant

Et tes attentions de maman

« Qui n’a pas cessé d’être mère » !

Entre l’amour et ses mystères,

C’est ta foi qui brûlait en toi !

Ça se voyait comme, ici-bas,

Se voit la vie : là, dans chaque’ chose,

Même affaiblie, et dans chaque’ rose…

Dont le miracle est d’exister !

Tu nous as dit l’éternité

Au quotidien, et l’évidence

De ton soutien, malgré l’absence !

Oui ! tu es présence’, parmi nous,

Qui nous réunit, malgré tout !

Et, quoi qu’on dise, on est ensemble !

Et c’est bien à toi qu’on ressemble,

En essayant de cultiver

Les fleurs de la fraternité :

Tu ne voulais juger personne,

Oh ! même’ pas ceux que ça étonne !

 

« Par la voix de tes réconforts,

Aimer la voie de nos accords ! »…

Sans jamais nous mettre à l’amende,

C’est tell’ment ça que tu demandes !

Que tu exprimais sans outrance,

En affection et en confiance !

C’était sans rancœur, sans aigreur,

A chaque instant, malgré tes peurs,

Fidèle en toi, comme en Marie,

Ta maternité infinie

Qui gardait ce « souci de nous »,

Dont on ne vient jamais à bout !

Et dans nos humeurs sans conscience,

Où la sagesse est sans défense,

Du pire’… tu cherchais le meilleur,

Avec ton cœur jamais trompeur :

C’était l’eau pure’ de tes sourires,

Ou bien la fraîcheur de tes rires,

Qui coulait sans nous submerger

D’autorité lourde à porter.

 

Ton long combat, dans la prière,

Contre l’ombre et pour la lumière,

Tu l’as mené en discrétion,

Sans orgueil et sans rébellion !

As-tu trouvé la transparence,

Avec ton regard plein d’enfance,

« Au pied d’un Christ que tu chéris »,

Près de Sa Mère bénie aussi ?

 

Tu étais maman sur la terre,

Avec sa force et ses colères

Et, malgré ton corps amoindri,

Tu étais de braise et d’envie !

Tu restes’ une enfant qui sourit,

Au grand jour, au bout de ta vie !

En restant Marie et Thérèse,

C’est encore’ toi qui nous apaises

Et, tout au bout du bout des nuits,

Comme autrefois, sans défaillir,

Je te vois déjà…

Resplendir !

 

Au présent, comme à l’avenir !

Au présent, comme à l’avenir !

 

Tu as enfin quitté la cage

Du mal où tu faisais naufrage !

Tu étais bloquée, près du ciel…

Mais, aujourd’hui, tu as des ailes !

 

Te voilà passée au-delà

De ta maladie d’autrefois !

Jusqu’à la source de ta Joie…

 

Car te voilà rentrée chez toi !

 

Oui ! Te voilà, rentrée chez toi,

 

Maman ! et pour toujours, près de papa !

 

 

-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-

 

 

A ma mère...

 

Du cœur de mon enfance au cœur de ta tendresse,

Mon esprit s’est ouvert sur l’immense promesse

De garder à jamais ton merveilleux amour,

Au cœur si généreux, que j’y repense’ toujours.

 

On se sera compris au-delà des paroles,

Au-delà du silence, où les chagrins s’envolent,

Puis j’aurai surmonté mes peurs dans tes regards,

Rayonnants de bonté, de chaleur ou d’espoir.

 

J’ai appris à aimer jusqu’au fond de mes peines…

Grâce à toi qui, pour nous, as supporté les tiennes…

Et je sais que jamais rien ne s’effacera

De ces bonheurs profonds, que j’ai reçus de toi.

 

Je n’aurais rien saisi du cours de l’existence,

Si tu n’avais pas su remplir de ta présence

Les moments parcourus dans la complicité

D’un trésor d’harmonie et de simplicité.

 

On aura partagé… le même goût des choses,

Les mêmes vœux de paix… le même amour des roses…

Et ton sourire’ si clair, gravé dans mon cœur lourd,

Accompagne ma vie et embellit mes jours.

 

Jamais je ne pourrais trahir cette’ belle’ demeure,

Bâtie dans l’espérance, aussi fort qu’on en pleure…

Et je m’endormirai au creux du souvenir

De tes yeux, de ta voix qui berçait nos soupirs.

 

Tu nous tendais les bras, pour apaiser nos doutes,

Quand, ma main dans ta main, j’ai commencé ma route.

A présent j’ai grandi, et s’il est loin ce temps,

Où j’esquissais vers toi mes premiers pas d’enfant,

 

Si, quelquefois, la vie m’a déchiré pour elle,

A ta tendre douceur, je suis resté fidèle.

Et je garde, en secret, de mon âge écoulé,

Cette’ braise, au fond du cœur... qui me brûle d’aimer.

 

Tout cet amour pour toi, que j’ai voulu te dire,

Pour mieux sécher mes larmes’... au creux de tes sourires.

Aujourd’hui, le temps passe et les ans m’ont vieilli…

Pourtant je t’aime, tant, au-delà de l’oubli...

 

Et je garde toujours la merveilleuse image

De tes regards si doux, éclairant ton visage...

Car, au cœur si présent de mon âme d’enfant,

Brûlera à jamais... ton amour de maman.

 

 

 

 

-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-

 

 

On n’est jamais trop grand…

 

Un jour, même’ le soleil pourrait sembler plus vieux…

Si notre peine explore’ des souvenirs heureux…

 

Oh… notre Maman… notre Mamie… tu nous manques’ ! et le vide est si grand

Qu’on s’y perdra… longtemps !

 

Aujourd’hui, tu pourrais nous parler, comme avant,

Quand on était enfants ; nous serrer… tendrement ;

 

A présent que ton cœur ne craint plus ses efforts…

Que tes gestes se jouent des verrous de ton corps…

Et ta voix, du grand poids qui étouffait tes mots,

Quand ton mal t’écrasait… aussi fort qu’un sanglot !

 

On voudrait te revoir… souvent,

« Ici et maintenant » !

 

Mais le vide est immense…

Autant que ton absence !

On n’est jamais si grand…

On ne l’est jamais trop !

Tu nous manques’, à présent…

Est-ce’ que tu nous entends ?

 

Parfois, tu avais peur de nous lâcher la main…

Quand on était « gamins »… Mais on ne lâche rien

De tout ce qui fut toi… qui restera toujours,

Malgré le temps qui court… ou le chagrin très lourd !

 

C’est la vie qui veut ça : un beau jour, on s’arrête

D’avancer avec elle… entre nos fêtes’ et… nos défaites…

Un jour se lèvera… et tout continuera

Sans nous… C’est juste ça !

 

Oh… notre Maman ! notre Mamie ! tu nous manques’ ! et le vide est si grand

Qu’on s’y perdra sûr’ment !

 

Nous voilà orphelins, mais tu nous laisses’ un lien :

Celui de ton amour, qui nous vient de si loin…

 

A présent que nos cœurs sont en mal de te voir,

Que nos heures’ ont perdu l’éclat de tes regards

Et celui de ta voix qui nous disait tes mots,

Quand nos yeux s’embrassaient sans en faire’ jamais trop !

 

On voudrait te sentir… vraiment !

« Ici et maintenant »…

 

Mais le vide est immense…

Autant que ton silence !

On n’est jamais trop fort !

On n’est jamais trop grand !

Juste pour un adieu…

Ni même un aurevoir…

 

Parfois, on aura peur de se lâcher la main…

Comme autrefois, la tienne’ ! Mais on ne lâche rien

De tout ce qui fut nous… qui restera toujours 

Malgré le temps qui court… ou le chagrin très lourd !

 

C’est la vie qui veut ça : un beau jour, on s’apprête

A se séparer d’elle… à l’heure où elle’ s’arrête !

Un jour, tu es partie… et tout continue, là,

Sans toi ! Mais qui saura

 

Qu’on ne t’oubliera pas, 

 

Oooh ! notre Maman ! notre Mamie ! qui nous manques’… dans ce vide aussi grand

Qu’on s’y perdra… longtemps !

 

Car tu vas nous manquer… tell’ment !

Tell’ment !

 

Notre Maman !

Notre Mamie !

 

Maintenant… et ici !

 

Autre blog : http://jean-pierre-aimer.blogspot.fr/ 

A NOTRE MÈRE... ENTRE THÉRÈSE ET MARIE...

Voir les commentaires

Rédigé par Jean-Pierre B

Repost0

Publié le 6 Juin 2017

TANT QU'IL NOUS EN RESTE....

Tant qu’il nous en reste encore un…

 

Version brève :

 

Tant qu’il nous en reste encore un,

Sur deux parents… qui ont pris soin

De nos p’tits corps, dès la naissance…

Il reste plus… que sa présence…

 

Il reste un lien vers l’univers…

De notre enfance : un livre ouvert…

Celui qu’on écrit sans vouloir ;

Un cœur… au cœur de notre histoire…

 

Un témoin de nos premiers pas…

Quand rêver n’était pas un choix…

Et ce cœur qui peut être immense…

Ou de soucis, ou d’espérances…

 

Puisqu’il nous en reste un sur deux…

C’est l’un des deux… mais… un, pour deux :

Celui qui sait qui était l’autre…

Et qui nous sommes’… avant tout autre…

 

Celui qui tenait notre main

Comme aussi celle’ de son conjoint…

Qu’il a dû lâcher, dans la peine…

Sans s’éloigner de ceux qu’il aime…

 

Tant qu’il nous en reste encore un,

C’est qu’il reste encore un témoin…

Qui a perdu mari ou femme

Et perd la moitié de son âme…

 

Celui qui est juste resté…

Un cœur… qu’on cherche à consoler…

De ce qui s’envole, avec l’autre…

Et d’un passé qui fut le nôtre…

 

Un cœur… qui, soudain, s’est chargé…

De ce qu’un deuil nous a volé…

Et de la moitié d’une absence

Qui fait le plein de nos souffrances…

 

On a besoin de ses parents !

D’un père, un repère… une’ maman…

Comme un soutien… quand on retombe…

Qu’on garderait… jusqu’à sa tombe…

 

Perdre un parent, nous laisse en pleurs

Perdre les deux, nous blesse en chœur…

Et ça meurtrit notre innocence…

Comme un défi à notre enfance…

 

 

On a beau savoir que l’on s’aime…

Le jour où on perd le deuxième…

On sait !

On sait très bien ce qu’on devient…

 

On devient juste… un orphelin !

 

 

.......................................................

 

Version longue :

 

 

Tant qu’il nous en reste encore un,

Sur deux parents… qui ont pris soin

De nos p’tits corps, dès la naissance…

Il reste plus que sa présence !

 

Il reste un lien vers l’univers

De notre enfance : un livre ouvert…

Celui qu’on écrit sans vouloir ;

Un cœur… au cœur de notre histoire !

 

Un témoin de nos premiers pas…

Quand rêver n’était pas un choix !

Et ce cœur qui peut être immense…

Ou de soucis, ou d’espérances !

 

Puisqu’il nous en reste un sur deux…

C’est l’un des deux mais… un, pour deux :

Celui qui sait qui était l’autre

Et qui nous sommes, avant tout autre !

 

Celui qui tenait notre main

Comme aussi celle’ de son conjoint,

Qu’il a dû lâcher, dans la peine,

Sans s’éloigner de ceux qu’il aime

 

Mais qui nous a aimés très fort !

Jusqu’aux frontières’ du réconfort.

Celui qui fut notre boussole :

Un horizon, quand tout s’affole !

 

Un phare, au début du parcours !

Pour deux visages… un seul amour !

On regardera sa lumière

Qu’on gardera… sa vie entière !

 

 

On a beau savoir que l’on s’aime…

Le jour où on perd le deuxième…

On sait !

On sait très bien qu’on n’y peut rien…

 

Qu’on n’peut rien, contre le destin !

 

 

Ils étaient deux à nous aimer !

Un pour deux, à continuer,  

Qui demeure un chemin vers l’autre

Et qui, toujours, sera le nôtre !

 

Il est le dernier survivant 

D’un monde où vivaient deux parents,

Pour le temps de notre innocence

Et le seuil de notre existence…

 

Il aura su nos premiers mots,

Qu’il a reçus comme un cadeau !

Il aura perçu nos espoirs !

Et nos déboires… et nos victoires !

 

Le monde a changé, tout à coup,

Bien malgré lui et malgré nous !

On veut grandir sur ce qu’on sème !

On peut souffrir pour ceux qu’on aime !

 

Parfois, on cultive un regret…

Quand on craint ce qui vient, après…

Et c’est la vie qu’on abandonne

Quand on ne vit plus pour personne !

 

Celui qui part laisse un présent

Et des projets d’un autre temps…

On pourrait choyer père et mère,

Sans savoir qu’ils sont éphémères !

 

Celui qu’on garde est un papa

Ou la maman qui restera

Ici-bas, pour sa vie entière !

Avant de fermer ses paupières…

 

 

On a beau savoir que l’on s’aime…

Le jour où on perd le deuxième…

On sait !

On sait très bien qu’on ne sait rien…

 

De ce qu’on apprendra demain…

 

 

Car la vie nous reprend toujours

Ce qui doit disparaître un jour !

Au seuil de nos deuils, qui s’inquiète,

A part celui qui s’y arrête ?

 

On a besoin de ses parents !

D’un père, un repère… une’ maman…

Comme un soutien… quand on retombe !

Qu’on garderait, jusqu’à sa tombe !

 

Tant qu’il nous en reste encore un,

C’est qu’il reste encore un témoin

Qui a perdu mari ou femme

Et perd la moitié de son âme…

 

Celui qui est juste resté…

Un cœur qu’on cherche à consoler

De ce qui s’envole avec l’autre !

Et d’un passé qui fut le nôtre…

 

Un cœur qui soudain s’est chargé

De ce qu’un deuil nous a volé…

Et de la moitié d’une absence

Qui fait le plein de nos souffrances !

 

Il est présent… juste au présent…

Il est présence… encore’ vivant !

En lui se concentre une histoire…

Et le berceau de nos mémoires…

 

Perdre un parent, nous laisse en pleurs !

Perdre les deux, nous blesse en chœur…

Et ça meurtrit notre innocence !

Comme un défi à notre enfance !

 

 

On a beau savoir que l’on s’aime,

Le jour où on perd le deuxième…

On sait !

On sait très bien ce qu’on devient !

 

On devient juste… un orphelin !

 

 

Autre blog : http://jean-pierre-aimer.blogspot.fr/ 

TANT QU'IL NOUS EN RESTE....

Voir les commentaires

Rédigé par Jean-Pierre B

Repost0

Publié le 7 Février 2017

RASSEMBLANCES...

Rassemblances…

 

On voit d’abord les ressemblances’… et ce qui fait les convergences…

On se dit des mots en silence, avec les yeux, en transparence…

On est pressé, sans qu’on n’y pense’… de découvrir ses différences !

Ébloui par les circonstances’, on se livre à des confidences

Qui font le charme ou la puissance’ d’un premier pas de connaissance…

C’est le moment où tout commence : un temps de transe… un vent d’urgence !

La peur de se tromper d’avance ou de laisser passer la chance !

On apprécie les apparences’… On se plaît dans la complaisance !

On a tendance à l’indulgence… On ne voit pas les défaillances…

Peu à peu, on entre en confiance et, de là, naît la connivence…

On a besoin de concordance et de la vivre en abondance !

On veut exister dans l’union ; on veut l’union dans l’existence !

Contre un bon millier de nuisances’… on veut croire à sa résilience

Et que jamais mal ni malchance’ ne vienne à bout de cette alliance !

 

 

Et tout commence ainsi…

Avec l’intention de revivre…

Et tout commence ici…

On se croit libre… On se sent « ivre » !

 

 

Alors, l’amour devient présence ! Il offre un lieu de renaissance !

On retrouve un peu son enfance, et sa fougue et son innocence !

On oublie son âge, un instant… Hors du temps, chaque heure est immense !

On ne veut qu’un bonheur intense, un partage ou une attirance…

Et rien n’aurait tant d’importance… On n’a peur que de son absence…

Passé le temps de se connaître, on atteint la reconnaissance…

C’est un lien de complicité… qu’on a tissé, en l’occurrence…

Un chemin de simplicité, qu’on a trouvé, à l’évidence !

Pour atteindre le cœur de l’autre, il faut que, vers lui, on avance…

Et, pour vaincre ses résistances’… il faut s’armer de persistance !

Malgré les ennuis familiers, on peut garder sa bienveillance,

Quand l’enne’mi, c’est l’indifférence ou l’ego… sans l’intelligence !

En déjouant le quotidien, on parvient à la bienfaisance…

Car pour prendre un mal en patience, il faut en garder la conscience !

 

 

Et tout commence ici…

On n’est pas libre… On se délivre !

Et tout commence ainsi…

Avec l’impression de revivre !

 

 

On éprouve un besoin étrange : on pense à tutoyer les anges…

Parfois, on désire un enfant, qui serait un heureux mélange

Entre ses parents amoureux… et tant pis pour qui ça dérange !

On vivrait des jours exigeants… en espérant que tout s’arrange !

On n’verrait pas passer le temps, entre les nuits blanches’ et les langes…

On serait heureux puis, plus vieux… et lui vivrait sur nos vendanges,

Le temps de produire, entre nous, tous ces souvenirs qu’on engrange…

Il grandirait sans nos faiblesses’… et serait fort de nos louanges…

On serait juste à ses côtés pour accompagner son challenge,

Comme un recours, un port d’attache… ou sa solution de rechange ;

Pour un secours… par notre amour… par tant d’exemples’ et tant d’échanges,

« Lui apprendre à croquer la vie… avant que la vie ne le mange ! »…

Lui faire’ part de quelques malheurs… puis savoir comment on se venge !

Et quand, parfois, rien ne va plus, savoir espérer que tout change !

 

 

Que tout s’arrange ici…

Quand, pour mieux vivre… on se délivre !

Que tout s’arrange aussi…

Avec la passion de revivre !

 

 

Rien ne dure’ que ce qui est pur… et l’impure’té crée la rupture !

Quand les sentiments sont moins sûrs, on a souvent des mots très durs !

Alors, les relations se brouillent’ et le partage est en pâture…

Et puis les intentions s’embrouillent’... et ce ratage’ fait des ratures…

On voulait tant lancer des ponts… et voilà qu’on bâtit des murs !

L’amour grandit dans les maisons… Il s’effondre… « en magistrature » !

On a beau fuir les faux raccords et vouloir porter une armure,

Au tribunal, on « pose » encore… et on s’afflige, en devanture,

Entre les accords, les blessures’… et les conflits qui défigurent…

On s’impose avec des postures’ et, parfois, c’est une imposture !

C’est le temps des déconvenues’ ou celui des déconfitures :

Les noyaux de guerre’ sont amers quand d’un tort on fait une’ torture !

On s’inflige alors des injures’… On s’invective ou on s’adjure !

Et quand on force un peu l’allure’, c’est tout un passé qu’on abjure !

 

 

Mais tout commence ici…

On n’est pas libre… On se délivre !

Tout recommence ainsi…

Avec l’intention de survivre !

 

 

Quand l’amour meurt, on le vit fort ! Plus il brûlait, plus il dévore !

Son foyer fut un réconfort ? C’est par un prétoire’ qu’on en sort !

On est en larmes’… on souffre encore… ou bien… on est d’un autre bord !

On en est là, on le déplore, un peu perdu dans le décor…

Pour un constat de désaccord : « Division de biens ou de corps »…

Le juge a tranché, sans effort, entre les devoirs et les torts…

Mais il n’apaise aucun remords, en scellant… un acte de mort !

On s’en dégage… ou on explose… et les enfants sont des otages,

Aussi souvent qu’on les expose’ comme argument, pour un chantage…

On envisage un droit de garde’… pour un parcours qu’on aménage…

Entre les plaintes’ et les discours, ce n’est pas l’enfant qu’on ménage !

On devra conserver le lien… afin que son cœur se soulage !

Nos bras seront toujours trop courts, en plein milieu de ce partage,

Puisqu’un abîme est bien trop grand pour un petit, à tous les âges !

 

 

Et tout s’abrège ainsi…

Avec l’ambition de survivre…

Tout recommence aussi…

On se voit libre… On veut revivre !

 

 

Avec patience… on s’est cherché ? On est pressé de se quitter !

On se relève après un rêve’ qu’on a du mal à bousculer !

Est-ce ici qu’un cauche’mar s’achève… ou bien faut-t-il le terminer ?

Le temps qui passe a démontré l’illusion qui nous a trompés :

On aura tout juste oublié qu’on a simplement trop rêvé !

En pensant que la vie est brève’, pouvait-on tout lui demander ?

Où est la pause… où est la trêve’ qui permet de tout réparer ?

Avant même’ de se séparer : « comprendre au lieu de condamner » ?!

Puisqu’un travers jamais mortel laisse un revers à corriger !

On ne bâtit rien d’éternel sur un terrain qu’on a miné !

Et les regards qu’on a portés… avec le temps, ont pu changer !

Notre avenir offre au passé un présent à réinventer…

Avancer vers un horizon, c’est le voir aussi reculer…

On ne peut jamais deviner ce qu’il pourrait nous dévoiler :

 

 

Que tout s’arrange ! ici…

Quand, pour mieux vivre… on se délivre !

Que tout s’arrange ainsi…

Avec l’ambition de revivre !

 

 

On voit d’abord les ressemblances’… et ce qui fait les convergences…

Ébloui par les apparences’… on pense y voir une évidence !

Mais quand le temps nuit à l’urgence, il peut changer, dans le silence,

Les différences’ en différends et les nuances’ en divergences !

Un jour de doute ou de défiance, on n’y revoit que des outrances !

Un jour, on nie les ressemblances’… on se méfie des connivences,

Sans qu’on y pense…

Un jour, on renie sa confiance’ ! Mais, un jour, on reprend conscience…

Parfois…

Et, parfois, c’est un jour de chance’ : tout finit ou tout recommence…

 

Pour une autre existence…

 

Quand l’amour redevient présence !

 

 

Autre blog : http://jean-pierre-aimer.blogspot.fr/ 

RASSEMBLANCES...

Voir les commentaires

Rédigé par Jean-Pierre B

Repost0

Publié le 17 Novembre 2016

LE CAMION...

Le camion…

 

Mon amie tu es toujours là ! à mes côtés comme autrefois !

Non ! Tu n’m’as pas vraiment quittée ! et j’imagine’ que tu me vois !

Mais j’aurais besoin d’un espoir où j’entendrais que tu respires

Malgré le poids de ton départ… où j’ai déjà vécu le pire !

 

Ça fait longtemps que le temps passe au-dessus de ton cher souve’nir !

Les heures’, les ans… rien ne t’efface : on ne vit jamais pour mourir !

Ce qui résiste avec la peine’, c’est un sourire au fond des larmes :

Un passé qui se cache à peine’ dans un présent qui nous désarme…

 

Tu te rappelles’ d’un drôle’ d’été qu’on s’était promis et juré ?

On avait bâti des projets et c’était parti pour durer !

A l’âge où tout a l’air possible, on voulait vivre « jeunes’ et belles » !

On avait l’âme irrésistible et des manières’ de demoiselles…

 

On marchait là, main dans la main, pas contre pas, cœur contre cœur…

Tu te souviens « la voix des anges’ » ? On se comprenait comme’ deux sœurs !

Et on rêvait de tout, de rien ! On revenait de tant de joie !

On était « bien » là toutes’ les deux ! dans la même’ vie… sur la même’ voie !

 

Tu me reparlais d’un garçon ou je n’sais plus… mais c’est si loin !

On revenait de ces manèges’… Là-bas, la fête’ battait son plein…

On s’était laissé prendre au piège : avoir la tête’ dans les nuages !

Éblouies mais les pieds sur terre, on était pourtant restées sages !

 

Est-ce’ qu’on était ivres de vivre ? Est-ce’ qu’alors ça pouvait se voir ?

Lui était ivre d’avoir bu comme un zoneur devient zonard…

Il n’avait rien vu devant lui que nos deux lointaines’ silhouettes…

Ou qu’une « erreur à son compteur » avant que son trajet s’arrête…

 

Nous étions deux sœurs côte à côte et soudain tout a basculé !

Quand la terre a semblé s’ouvrir pour vomir un monstre d’acier !

Et me voilà seule à chercher ce me qui reste de ton empreinte

Dans ma mémoire’, depuis le soir où j’ai vu ta lumière éteinte…

 

Je sais, ça pourrait être toi qui me parlerais de tout ça !

Il s’en est fallu de si peu ! du choix d’un côté ou d’un pas…

Le destin a toujours le sens du moindre chemin qu’on lui donne !

Et c’est toujours à l’arrivée que notre parcours nous étonne !

 

Tu marchais au bord de la route et je devais tenir ta main

Ou je venais de la lâcher… Oooh ! je n’sais plus vraiment très bien !

Le temps qui court efface aussi un million de choses’ en surface

Mais, dans le fond, tout reste en place où ce qui est lourd est tenace !

 

Tu m’as manqué juste si fort que tu me manques’ encore autant !

Car ta présence était si dense’ qu’elle’ dépasse’ l’espace et le temps…

Tant de lieux et tant de moments, c’est ce mélange auquel on pense

Quand on repense à nos partages’, à leurs visages’… et leur absence !

 

Lorsque la nuit s’est abattue je me rappelle avoir crié

Et puis pleuré entre les murs de ma chambre’, sans pouvoir prier !

Sans rien voir, je te ressentais aussi vraie que j’étais fragile !

J’avais perdu mon insouciance, alors, souffrir ? C’était facile !

 

On était ivres d’exister ! et ça devait sûr’ment se voir !

Lui n’était qu’ivre d’avoir bu comme un chauffeur devient « chauffard »…

Il n’avait rien vu devant lui que deux ombres’ ou deux silhouettes…

Puis qu’une « ombre au rétroviseur », avant que son trajet s’arrête !

 

Il y’avait l’odeur du goudron, comme’ si je l’avais prise en moi

Qui m’obsédait ou m’a suivie jusqu’à ce jour… enfin, je crois !

Et puis, toi, couchée sur l’asphalte’ ! toi, qui étais méconnaissable

Entre le ciel et le basalte et l’« écarlate épouvantable » !

 

Dans un miroir je revoyais tout ce passage au ralenti…

J’aurais voulu me maquiller d’indifférence ou bien d’oubli !

Mais je n’ai jamais réussi à me tourner vers d’autres pièges

Pour me sortir de cette impasse où, parfois, la douleur m’assiège.

 

Tu sais bien que j’ai fait ma vie : je l’ai bâtie tant bien que mal…

On voudrait prendre un « raccourci » quand on recherche un idéal !

Vois-tu mes chagrins, mes soucis… et ces moments où je m’évade

Quand je m’échappe ou je m’oublie, en profitant d’une escapade ?

 

Alors je pense à ton sourire tell’ment radieux qu’il mest permis

D’imaginer que ton printemps ne s’est pas achevé ici !

Puisque tes dix-sept ans d’alors, tu les as quittés bien trop vite !

Aussi permets-moi de rêver que tu les revis sans limite !

 

Je pense à toi qui es partie sans pourtant que tu l’aies choisi…

Ton « raccourci », c’est, vu d’ici, comme une’ gageure ou un gâchis !

Et pourtant, si tu es tombée, je crois aux matins qui se lèvent

Et qui nous emportent’ avec eux juste là où nos « nuits » s’achèvent…

 

Nous revenions, ivres de joie ou d’une impression de bonheur…

Lui était ivre et sans excuse’ comme un chauffard devient « tueur »…

Il n’avait rien de plus à voir que nos deux précieuses’ silhouettes

Ou qu’un « délire à son compteur » afin que sa tuerie s’arrête…

 

Il était « flou » d’avoir trop bu… Il n’a rien su de ta beauté !

Et son camion devenu fou comme un obus t’a emportée !

C’était au début de l’été : on avait le cœur en vacances !

On avait presque le même âge ; on traversait l’adolescence. 

 

C’était au début de nos vies ! On avait tant à découvrir

De tout ce monde et des présents que nous promettait l’avenir !

Il y’avait bal un peu partout ; on pensait à des pas de danse

Au bras d’un chevalier servant, juste en amies… en « confidence »…

 

Depuis j’ai bâti mon foyer sur des idées qu’on partageait

Puisqu’on portait le même’ regard sur tant de rêves’ et de projets…

Combien d’entre eux ont vu le jour ? J’ai un mari et je suis mère !

Ça n’veut rien dire ou presque tout : quelques fiertés, quelques galères !

 

Mes enfants sont devenus grands ! Les tiens seraient bien leurs amis !

On aurait pu se raconter tout ce qu’un cœur de maman dit…

On aurait pu se soutenir dans les moments les plus pénibles !

Et se parler de nos familles’… d’un quotidien pas si terrible !

 

On avait « tout » pour se comprendre… et c’est ce « tout » que j’ai perdu

En te perdant toi qui savais être la sœur que je n’ai plus !

Ta présence aurait pu changer jusqu’au cours de mon existence !

Mais il me reste ton absence, aujourd’hui, et ce grand silence !

 

 

Depuis le temps que tu reposes’ parmi les roses’ qui te ressemblent,

 

J’aurai vu passer tant de choses’ que rien ne remplace, il me semble !

 

Et j’ai vu passer les années en rêvant qu’un jour tout s’assemble :

 

Des milliards d’instants ne sont rien que les parties d’un vaste ensemble…

 

 

 

« Hier, aujourd’hui se séparent’... avant que demain nous rassemble ! »

 

 

 

 

                                 A Yvette…

                                 Pour Anne-Marie…

 

 

Autre blog : http://jean-pierre-aimer.blogspot.fr/ 

LE CAMION...

Voir les commentaires

Rédigé par JeanPierreB

Repost0

Publié le 25 Août 2016

VIVRE... PLEINEMENT...

Vivre pleine’ment, c’est vivre !

 

Vivre pleine’ment, c’est vivre

Comme’ si chaque instant était le premier…

 

C’est avoir tant à découvrir

Et sans cesse à redécouvrir…

Ce n’est pas « effacer le passé »

Mais c’est le dépasser

Et c’est rester présent

Aux présents de sa vie

Pour bâtir l’avenir

Plutôt que d’en pâtir !

 

 

Vivre pleine’ment sa vie,

 

C’est quand chaque’ battement de son cœur encourage’ le suivant

Ici et maintenant ;

C’est accueillir la chance

De sa propre existence ;

Croire à son exigence

Comme à la providence

Lui ouvrir sa conscience,

Lui offrir sa confiance…

« Devenir qui on est »…

« Être qui on devient » :

Essayer d’être humain !

C’est aimer son « prochain »

Sans le préférer « loin… ».

C’est le voir comme il est

Sans vouloir le changer

Et pouvoir l’épauler

Sans raison ni fierté…

C’est accepter les ressemblances

Sans rejeter les différences…

 

 

Vivre pleine’ment sa vie,

 

C’est aller de l’avant

Sans colère à l’arrière

Et trouver son chemin

A travers les frontières…

C’est apprendre à apprendre

Comme apprendre à comprendre !

Se connaître soi-même

Et savoir ce qu’on aime.

C’est oser vouloir tout

Sans pouvoir tout oser !

Savoir se relâcher

Sans rien devoir lâcher

Ni basher ni gâcher !

C’est cultiver ses sens…

Quelquefois du bon sens

Mais toujours l’essentiel 

(Singulier ou pluriel…) !

C’est capter l’univers

A travers ses lumières ;

Embrasser ses couleurs

Avec les yeux du cœur…

 

 

Vivre pleine’ment, c’est exister…

 

Ce n’est pas tout compter,

Décompter, escompter, s’exempter

De faire un premier pas

Quand le cœur n’y est pas…

C’est toucher l’évidence

Bien au-delà des apparences.

C’est croire aux jours meilleurs,

A la paix intérieure

Quand un mal est trop sourd

Ou les pardons trop courts ;

Vivre pleine’ment sa vie… quand les malheurs sont lourds,

C’est croire aux meilleurs jours…

C’est leur ouvrir la voie

Par le meilleur de soi

Et chercher l’harmonie

Qui embellit la vie ;

Apprivoiser les peines

Qui suscitent’ tant de haines

Et fabriquent’ tant de chaînes

Ou des révoltes vaines…

 

 

Vivre pleine’ment sa vie,

 

C’est tomber sous son charme

Et c’est jeter les armes

Qui provoquent’ trop de drames…

C’est tresser un dialogue’ dans les fils du silence ;

Partager son écoute et pas ses monologues

Sans jamais encenser ni détresse’ ni sentence.

C’est découvrir aussi ce que masque un sourire

Ou saisir un sourire à travers quelques masques…

C’est chercher la beauté comme un trésor voilé

Par-delà les laideurs où elle’ reste à trouver…

Vivre pleine’ment sa vie,

C’est savoir se pencher

Avec humilité

Sur un simple parcours

Sans détour ni discours

Et c’est faire’ de son mieux

Afin qu’il soit heureux…

Car on n’a qu’un destin

Qui puisse être le sien

Et le seul, ici-bas,

C’est celui qu’on vivra !

 

 

Vivre pleine’ment, c’est vivre

Comme’ si chaque instant était le dernier.

 

Ce n’est pas craindre l’ombre’, c’est chercher la lumière

Derrière’ ce qui l’altère

Ou ce qui l’oblitère,

Comme’ le fait ici-bas

Ce qui vit, ce qui va…

Qui renaît ça ou là…

Et peut-être au-delà…

 

 

Autre blog : http://jean-pierre-aimer.blogspot.fr/ 

VIVRE... PLEINEMENT...

Voir les commentaires

Rédigé par JeanPierreB

Repost0

Publié le 25 Juillet 2016

QUELQUE PART...

Quelque part…

 

Il y’a des cloches’ qui sonnent’… C’est l’heure’ de la rentrée !

A la fin de l’été, des feuilles’ seront tombées ;

D’autres vont alourdir les classeurs, les cartables,

Et des mots d’écoliers marqueront quelques tables…

 

Lui a bravé l’échec : il s’est bien accroché !

On l’a vu redoubler… d’efforts et s’entêter !

A la fac, ses parents n’ont jamais mis les pieds

Et pourtant jusque-là, c’est eux qui l’ont porté !

 

Quelque part…

 

Voilà ! Deux vies s’arrêtent’ à présent d’avancer

Ensemble et leurs chemins resteront séparés !

Leurs voix seront scindées, puisqu’un juge a tranché :

Ils ne s’entendront plus assez… pour se parler !

 

Ailleurs, des mains fébriles’ signent’, avec des prénoms,

Un registre’ dont le titre est comme un trait d’union !

A l’ombre d’un clocher, on voit deux silhouettes ;

Sa robe’ fine et très blanche’ rayonne… un soir de fête !

 

Quelque part…

 

Il a un chien pelé… et des frusques’ élimées…

Son sort est plus miné que son corps, abîmé !

Pour sombrer, goutte à goutte, il ajoute un acide

A son ventre assoiffé comme un désert aride !

 

Un enfer d’infortune ! entre ciel et gravats…

Un hiver à mourir de froid ! sans qu’on y croie ;

L’homme à la redingote’, dans ses abris de Pierre,

Lance un cri de prière à l’assaut des misères !

 

Quelque part…

 

On a pu voir un ange’ « tell’ment » emmailloté,

Des aveux qui dérangent’ aux abords d’un foyer :

L’abandon d’un bébé ! des vœux sur du papier,

Écrits pour justifier un bonheur avorté !

 

Un couloir inquiétant où se noient les regards

Sur des minois troublants. Face aux miroirs blafards,

Un pierrot fait du charme’ devant des enfants chauves :

Contre le poids des drames’,  il n’y’a qu’la joie qui sauve !

 

Quelque part…

 

Un homme est à genoux sur le marbre « daté »,

Un peu comme un vieil arbre à moitié amputé ;

Il ne parle pas seul, il parle à un sourire

Si lourd de souvenirs que ça le fait souffrir !

 

C’est, dans un p’tit cime’tière, un parcours quotidien

Comme il y’en a partout ! Il en est bien certain !

Il inonde’ de ses pleurs les jardins de son âme :

Pour fleurir, quelques fleurs ont besoin de nos larmes !

 

QUELQUE PART...

 

Quelque part…

 

Sur quelques pans d’histoire’ , nos récits sont gravés

Dans « les nerfs de la guerre’ », la mer… sous les pavés,

Sur des sommets de gloire’, dans quelques lieux bizarres,

Des monuments de l’art… et des moments d’Espoir ;

 

Quelques champs de bataille, entre plaine et tranchées,

Proclament’ la Liberté et la Paix retrouvées,

L’Égalité des morts au pied des barricades

Et la Fraternité comme une ultime’ bravade !

 

Quelque part…

 

Un cœur de p’tit garçon est venu ce matin

Battre dans la maison qui l’attendait… « de loin ! »…

Malgré quelques rapines’, il mourait de famine !

Il vivra en famille en soignant ses racines !

 

Son passé a pris l’eau ! A présent, c’est « cadeau ! » :

Naufragé d’un bateau, il dort comme un agneau !

Il était solitaire au seuil de son enfance…

Pour un deuil solidaire’, le futur est sa chance !

 

Quelque part…

 

Une’ barque est apaisée et juste dégagée

De la rive éloignée… puis, une’ ligne est lancée…

Un « dernier moulinet » pour la fin de journée

Et, les gaules’ remballées, ce soir, « c’est sa tournée » !

 

Il reprend un pastis… C’est le mois de Juillet :

On reprend la Bastille’ ! Le quatorze, on y est !

Sous les toits de lampions, ‘y’a du son dans les volts !

‘Y’a des cris de révolte : on est tous patriotes !

 

Quelque part…

 

On vient juste’ de m’appe’ler « catholique’, baptisé… », 

C’est bien plus qu’une’ idée ! bien plus que d’en parler !

Qui a cru m’le rappe’ler ? C’est mon droit de l’apprendre !

Mais qui peut me « taguer », sans vouloir me comprendre ?

 

Moi ma tête est voilée… un peu comme au couvent…

Si on veut me l’ôter, je m’enfuis en courant !

Ma personne est privée… d’identité faciale ?

On m’a dit : « C’est ainsi ! » et « ainsi », c’est « normal » !!!?

 

Quelque part…

 

Un vieux maître est penché sur des photos jaunies.

Le succès d’ses élèves’ est celui de sa vie !

Il a su leur offrir le meilleur de lui-même !

Et des outils utiles’ pour sortir des problèmes…

 

‘Y’a des marteaux piqueurs aux mains des travailleurs

Qui sont venus d’ailleurs pour brader leur labeur ;

Pour éle’ver ce pays, du fond de ses puits d’mines

Qu’ils auront fait grandir… avant qu’on les lamine !

 

QUELQUE PART...

 

Quelque part…

 

Il y’a quelques mouroirs qui ne disent’ pas leur nom !

Des affaires’ qui prospèrent’ sur des fonds de pension…

Des pensionnaires’ en couches’… des millionnaires’ en bourse…

Quand un filon est bon, ils l’exploitent’ à la source !

 

« J’ai jeté mes béquilles’ et puis, je suis tombé ! 

J’ai la foi qui vacille’ mais elle’ m’aura rele’vé !

Mon fauteuil est roulant. Pourtant, rien n’est facile !

Je suis un combattant : mon parcours, c’est ma ville ! »…

 

Quelque part…

 

‘Y’a des chars sans chenilles’ : des corsos décorés ;

Des manèges’ endiablés ; des rituels sacrés…

‘Y’a des bals à l’ancienne et des bars où l’on traîne ;

Des « bis » dans les arènes’ et des miss qui sont reines…

 

‘Y’a des bulles’ de Champagne’ dans des verres’ en cristal ;

Au café du Mistral, le vin des retrouvailles !

Un rendez-vous galant ; un trop-plein de jeunesse !

L’Insolente élégance : un festin de finesses !

 

Quelque part…

 

Des grappes’ ensoleillées font des grains colorés :

Des bordeaux, des dorés, des verts pleins de rosée…

Du raisin dans les hottes’ et de la boue aux bottes ;

Des agapes’ arrosées ; les fruits de la récolte !

 

Ailleurs, des bananiers et des palétuviers

Sont dressés sur le sol du temps des négriers :

Les victimes’ oubliées des galères’ sans mémoire

Saoulaient leurs illusions au rhum blanc des hommes’ noirs…

 

Quelque part…

 

La science a déclaré un patient condamné,

Prisonnier de son mal, comme… immobilisé !

Mais le voici qui vole’… qui évoque un miracle :

Il est ressuscité, tout près d’un tabernacle !

 

Il rentrera chez lui, retrouver ses vieux murs

Sur lesquels il admire’ ce qu’il a de plus pur :

Ces portraits souriants qu’il voit comme’ des fenêtres

Pour éclairer ses ombres’… et ses vieux jours, peut-être…

 

Quelque part…

 

Un village’ médiéval ouvre « cours et remparts »

Pour un long festival estival d’autocars…

Les gens viennent’ de leur ville’, bord de mer ou montagne…

‘Y’a des troupes’ en civil et des groupes’ en campagne…

 

‘Y’a des « Ch’tis » qui font la « Traversée de Paris » !

On est tous « Visiteurs », « Enfants du Paradis » !

On aime’ les « Boléros », « Sous le Ciel de Provence »,

Avec « Monsieur Hulot… » ou « Carmen », en «… Vacances » !

 

QUELQUE PART...

 

Quelque part…

 

De Verlaine et d’Hugo, on est tous héritiers !

Certains sont des poulbots et certains, « Thénardier »…

On devient un « P’tit Prince » en séduisant « sa Rose »…

On est « Monnet, Rodin… » en déchiffrant leur « prose »…

 

On est tous pour « le sport tricolore » ! « En avant ! »…

« Arc-en-ciel » et rebelle’ ; « jaune… entre des cols blancs »…

Fier, avec un col bleu… Humble, en habits de bure…

Ou drapé dans une’ toge officielle’ : ça rassure ! 

 

Quelque part…

 

On a pour héritage un millier de châteaux

Et quelques cathédrales’ comme’ des « fonds baptismaux ».

On a les pieds sur terre’, le cœur dans les étoiles !

Le temps n’est qu’un mirage et la vie, qu’une escale !

 

On a des territoires’ et des parcs somptueux

Et des jardins secrets pour des passages’ heureux ;

Des dimanches’ où revivre’ des années de partage

Entre une’ table animée et des soirées d’orage…

 

Quelque part…

 

On vit dans les bleuets, les lys, les coque’licots

Ce qu’on a de plus vrai, ce qu’on a de plus beau !

Tout ce qu’on a inscrit par le sang de nos veines !

Tout ce qui est écrit dans celui de nos peines !

 

Il n’y’a pas d’utopie ! C’est juste un cri d’amour

Que livre à l’univers un pays, pour toujours !

Oui ! une’ patrie d’accueil riche’ de ses traditions,

Qui n’offre aucun crédit aux piètres trahisons !

 

Quelque part…

 

Du haut d’un minaret, un muezzin le voit !

Ce pays ne perdra ni ses droits ni sa foi

En ce qu’il est vraiment depuis la nuit des temps :

Un champ d’humanité qui tient du firmament !

 

Au-delà d’ici-bas, au-delà des tracas,

L’éternité commence et rien ne finira !

La valeur du courage est celle’ de ces couleurs

Qu’on protège avec rage et qu’on a dans le cœur !

 

Quelque part…

 

Tous ces bouts d’existence

Sont comme autant de chances,

Comme une’ « présence »,

Une espérance…

 

Quelque part, ces espoirs…

Ces miroirs… cette histoire…

La vouloir… et s’y voir

Pour y croire…

 

C’est comme une évidence !

 

 

C’est la France !

 

 

Autre blog : http://jean-pierre-aimer.blogspot.fr/ 

QUELQUE PART...

Voir les commentaires

Rédigé par JeanPierreB

Repost0

Publié le 11 Avril 2016

ON A LE DROIT DE LES AIMER...

Lui…

 

Il vous aime’rait, si vous vous dites’ : « Personne’ ne m’aime ! »…

Il vous adore’ ! Même’ quand vous doutez de vous-même !

Il vous verrait comme’ « le plus beau ! » si vous croyez juste « être moche ! »…

Il peut vous trouver assez bon, si vous pensiez être « mauvais »…

Il pourrait vous trouver génial, si vous pensez que vous êtes’ « nul » !

Si vous vous trouvez trop petit, lui il vous voit comme un géant !

Il vous regarde comme un dieu !

Et rien ne compte’ plus à ses yeux !

 

Lui

Vous attendrait des millénaires

Si vous deviez quitter la terre !

Il vous supportera toujours si vous ne supportez plus rien !

Lui… il ne vous lâche’ra jamais ! Sa loyauté est un écrin

Qui ne vous décevra en rien

Et son Amour est… pour toujours !

Rien que pour vous et sans discours…

 

Lui…

Il vous apportera son cœur,

A défaut d'apporter des fleurs

Et vous prendrez toutes’ ses richesses :

Charme et tendresse et… maladresses

Que vous lui rendrez en caresses…

Il fera de vous sa Passion !

Et il n’exige’ra rien de vous

Puisqu’avec vous, il aura tout !

Il guette’ra toutes’ vos intentions,

Vous comblant de satisfactions

Et d'expressions pleines’ d’émotions

Avec ses yeux, son corps, sa voix !

Pour votre joie… 

Il déclenche’ra quelques sourires

Et parfois des éclats de rire…

 

Lui qui, « fait homme’ », s’rait comme un saint !

Enfin… pas loin, je le crois bien !

Lui qui devient votre miroir

Quand se durcit votre regard !

Il vous mettra face à vous-même

Car sa bonté reste la même

Et c’est vous-même’ que vous blessez

Quand c’est vous qui la trahissez

En trahissant votre amitié

Ou vos liens de fidélité !

 

Lui…

Il vous aura offert sa vie…

Un temps de grâce… une embellie !

Mais si votre cœur s’assombrit

Pour le chagrin qu’il vous fera… 

Ce n’est pas lui qui le voudra

Lorsqu’un beau jour, il s’en ira…

Lui, votre ami !

Lui, le meilleur à ce qu’on dit !

Qui n’aura fait que votre bien…

 

Lui, ce trésor !  Lui, votre Chien !

 

http://jeanpierreb.over-blog.com/article-un-meme-ideal-8549…

 

 

On a le droit de les aimer !

Protéger tout vivant ???

C’est respecter la Vie !

 

On a le droit de les aimer !

Oui… puisque nous sommes’ les « aînés »

D’une’ multitude’ d’êtres sensibles

Que la cruauté prend pour cible !

Comme’ le disait François d’Assise,

Ces animaux que l’on méprise,

On a le droit de les aimer !

Et ça veut dire’ : les respecter !

Et ça veut dire’ : les protéger

Mais les soustraire à leur souffrance ;

Briser les murs d’indifférence

Des mouroirs et des abattoirs

Que dénoncer est un devoir !

Ils ne sont pas nos faire’ valoir !

Quelque-part ils sont un miroir

Qui mesure’ notre humanité

Au pouvoir de sa charité

Comme aux élans de compassion

Que lui réclame' la Création…

Puisqu’on est là, sur le même’ sol…

Qu’ici, on connaît le même’ sort…

On est né de la même’ manière…

On est fait de la même’ matière :

La terre est un peu notre mère

Par son mystère’ ! Pour nos misères !

Alors, mon Dieu, soyons rebelles

Sur cette’ planète’ qui est si belle

Pour la sauver de ses bourreaux

Et s’arracher à leurs barreaux ! 

On est tous un peu solidaires

De la lumière… et la poussière !

Puisque chaque homme en fait partie

Dans notre univers infini ;

Puisqu’on y partage’ tous… la Vie,

Jusqu’au jour où elle est finie ;

Que c’est le même air qu’on respire

Et que la même’ chair fait souffrir

Un enfant ou un animal

Tell’ment fragile’ sous les étoiles…

Mais si précieux qu’il est unique 

Et que sa douleur est tragique !

On a le droit de les aimer !

Et le devoir de les aider !

Oui… nous qui sommes’ leurs frères’… « aînés » !

Amen, Mon Dieu, pour tant de vies !

Et le monde’… que tu nous confies !

 

Autre blog : http://jean-pierre-aimer.blogspot.fr/ 

ON A LE DROIT DE LES AIMER...

Voir les commentaires

Rédigé par JeanPierreB

Repost0

Publié le 19 Mars 2016

ÉTERNEL ADO...

Éternel ado…                          

 

Tu crois gagner ta liberté

Mais tu fais tout pour t’en priver !

Vivoter, c’est comme’ grignoter :

Ça touvre un creux qu’tu veux combler…

 

Tu n’tueras que ce qui t’oppresse…

Tu n’perdras que ce que tu laisses

Derrière’ tes portes d’addictions

Qui sont des sortes de prisons !

On n’vit pas là où on est mort…

On est libre quand on s’en sort !

Tu dis souffrir de ton enfance,

Pour ta famille’, par son absence

Où tu n’vois  jamais qu’du silence !

As-tu écouté sa présence ?

N’as-tu pas vu qu’elle’ te parlait

De toi… et de c’que tu aimais ?

Ferme les yeux… découvre un peu

Qu’être heureux enrichit ton « je »

Et ton confort ! ou le contraire ?

Quand quelqu’un mise’ sur tes misères,

Qui d’autre alourdit les enchères ?

Ton cœur vaut plus cher que ta chair !

C’est ça l’enjeu de tes galères !

Tu n’as jamais compris l’espoir

Qu’on t’a confié par mille’ regards…

Toi tu n’y voyais que du feu,

Des éclairs et… toi, au milieu !

C’est pour ça que tu as souffert

Sans savoir qui était « ton frère »… 

Sans chercher à « trouver » ton père !

Entre te taire et ses mystères

Tu t’es juste emmuré depuis

Dans ton ennui au fil des nuits…

 

Crois-tu garder ta liberté

Quand tu fais tout pour t’en priver ?

Vivoter, c’est comme’ grignoter :

Ça creuse un creux qu’on veut combler !

 

Tu n’y entends rien que des maux

Et tu cherches’ à sauver ta peau

Mais…

Tu n’gagneras qu’une ignorance

Qui n’a d’égale’ que l’arrogance

Et la méfiance’ qui t’accompagne

A la scène’ comme à la campagne !

La vie nous apprend ce qu’on sait

Lorsqu’on a compris ce qu’elle est :

Son cœur est un puits de lumière !…

Un jour peut-être’ tu seras fier

D’être un papa (de quoi j’ai l’air !) ?

Avant d’être envahi de doutes,

Les questions, tu les sauras toutes !

Avant d’être encombré de couches

Ou « de tousser parce’ qu’il se mouche… »,

Il t’apprendra à te connaître,

Cet enfant que tu verras naître !

Ce jour-là, rien n’est comme avant…

Ce jour-là, tu deviens parent !

Alors tu renais ce jour-là !

Et lui grandit à travers toi…

Tu voudrais enterrer tout ça ?

Dis !? Même avant d’arriver là ?

‘Faut prendre un mal à sa racine !

Tu te sens mal ? Pourquoi ? Devine :

Tu n’t’es accroché qu’à des branches

Et si tu tombes’, c’est que tu flanches !

 

Tu crois sauver ta liberté

Mais tu fais tout pour t’en priver !

Vivoter, c’est comme’ grignoter :

Ça mine un creux qu’on veut combler…

 

On peut médire’ sans se dédire,

A condition qu’on puisse en rire !

S’il y’a des mots que tu renies,

C’est souvent ceux qu’on n’t’a pas dits !

Tu pourrais presque tout bannir

Mais dire’ du mal, c’est trop mal dire !

C’est pourquoi parfois on s’abstient

D’avouer l’ombre d’un chagrin…

C’est pour ça que certains silences

Sont comme un frein contre une offense…

Garde-toi de tes impressions

Qui sont l’écho d’une « ex-pression » !

La distance et l’indifférence,

C’est de la violence en souffrance !

Et tu restes’ avec ces non-dits

Qui dans ta vie font comme un cri…

C’est là que tu cherches’ à partir,

A te noyer dans tes délires…

On avance avec ses problèmes :

Souviens-toi ! c’était juste hier…

Tu as « morflé » avec ton père

Dont le mépris te faisait taire

Et son mépris te privait d’air

Quand son joug te flanquait par terre !

C’est dans ton sang, c’est dans tes veines

Qu’aujourd’hui tu maudis ta peine ;

Quand tes souve’nirs te poursuivent,

Que tu les fuis dès qu’ils t’arrivent !

Où que tu sois, tu les retrouves !

Et tu sais déjà c’que ça prouve :

On n’peut pas se quitter soi-même !

 

Tu crois trouver ta liberté

Mais tu fais tout pour te tromper :

Vivoter, c’est comme’ grignoter :

Ça prouve un creux qu’on veut combler !

 

La vie nous apprend c’qu’on en sait…

Tout c’qu’on vit et tout c’qu’on connaît,

On n’apprend rien qu’à travers elle !

On naît sur terre et sous le ciel ;

Nos enfers voilent’ un paradis :

On oublie tout c’qu’on s’est promis

Quand on renie les évidences

Qui font le fond de l’existence !

Tu t’es juré de te venger

De tout c’qui t’avait dérangé

Et tu t’arranges’ bien avec ça

Entre tes splifs et ton tabac,

Ton goût des bars et tes coups d’barre…

Tu voudrais goinfrer ta mémoire

Pour en extirper tes blessures

Et tu te bats contre nature

En « overdose » ! Oui mais tu t’goures

Quand tu t’gaves’ ou bien quand tu t’bourres

En croyant faire’ le plein de vide

Pour qu’tes chagrins deviennent’ arides…

Quand tes années, tu les rumines,

C’est chaque’ jour présent que tu ruines ;

C’est tes sentiments qu’tu lamines

En les brisant à la racine…

Car si tu n’vis pas aujourd’hui,

Demain ton passé s’ra trop gris

Et puis combien de beaux souve’nirs

N’auront eu juste aucun ave’nir ?

Peux-tu m’le dire ?

 

Tu crois trouver ta liberté

Mais tu fais tout pour l’épuiser !

Vivoter, c’est comme’ grignoter :

Ça trompe un creux qu’on veut combler…

 

La vie ne nous dit qui on est

Que lorsqu’on a compris c’qu’on sait…

Qui es-tu, toi qui veux savoir

Tout ! sans vouloir rien voir ?

 

Vivoter, c’est comme’ grignoter :

Ça laisse un creux qu’on veut combler !

 

Autre blog : http://jean-pierre-aimer.blogspot.fr/ 

ÉTERNEL ADO...

Voir les commentaires

Rédigé par JeanPierreB

Repost0