Publié le 9 Juin 2010

Les secondes d’amour partagé sont...

Quelques gouttes d’éternité

Dans l’océan du temps... 

 

La mémoire est un miroir sous le voile du temps...

 

Il faut du temps...

A l’éternité... Pour se manifester...

 

 

 

Attente                 

Volonté

Attrait

Nouveauté

Tiraillement

Amour

Paix

Respect

Estime

Satisfaction

?????????

 

 

 

 Le-baiser-provencal.png

 

Le baiser provençal...

  

Des grappes de soleil glissaient dans les bosquets,

Sous un rideau d’azur crénelé de cyprès ;

Emmêlée à mon cou, ta chevelure blonde ;

Le temps comme immobile, on était seuls au monde !

 

L’horizon déployait ses franges de maquis

Palpitant de reflets sous les vents du midi ;

En un flot de couleurs, mistral ou tramontane,

La lumière inondait le pays de Cézanne.

 

La terre était si chaude et, avec des embruns,

Nous offrait le baiser d’un bouquet de parfums...

La saveur des journées tissait la belle histoire

D’un souvenir d’été, vivant dans nos mémoires...

 

Entre un souffle fleuri de lavande et de thym

Et des champs d’oliviers parcourus de chemins,

J’ai posé doucement mon sourire’ sur ta bouche

Et j’ai su le désir de deux cœurs qui se touchent...

 

Nous étions enlacés près des pins- parasol

Et nos yeux chaviraient, et nous quittions le sol :

Le monde autour de nous n’avait plus d’importance

Et pourtant il brillait des flammes de Provence !

 

Provence aux toits dorés, perchés dans le lointain,

Qui donnaient au relief des contours incertains ;

Aux sentiers embaumés, aux jardins de cocagne

Accrochés à nos rêves’ comme aux flancs des montagnes...

 

Entre un brin de laurier et quelques amandiers,

La passion partagée... et les micocouliers,

Le bonheur semblait là, fidèle au paysage

Qui composait en nous sa merveilleuse image...

 

Les années sont passées et j’ai compris alors

Qu’on garde au fond de soi, comme autant de trésors,

Les parcelles d’hier, les ombres... les lumières...   

Et je sais les espoirs de nos cœurs qui se serrent...

 

Ce qui brûlait en nous, nous brûlait bien plus fort

Que le ciel infini, si bleu dans le décor :

Nous étions pour toujours les deux points d’une’ rencontre

Où règne plus de jour que le soleil n’en montre...  

 

C’est au cœur de nos vies que s’écrit chaque instant

Avec les sentiments qui traversent le temps...

Et sur ce qui demeure au-delà de l’absence,

On peut souvent poser un regard plus intense... 

 

Mais jamais l’univers n’aurait plus de beauté

Qu’à travers les présents qu’on aura su aimer...

Il pourra bien pleuvoir sur les mas de Provence

Et le chant des cigales’ peut dormir en silence,

 

J’aurai pour m’éblouir la clarté de tes yeux

Et puis celle’ de ta voix, pour m’enivrer un peu...

Car, jusqu’au dernier soir de nos désirs complices,

Je saurai le bonheur des cœurs... quand ils s’unissent.  

 

 

10-8-2011 016

 

 

Le Visage de l'Amour 

 

J'aurais voulu caresser les nuages

Semer l'Amour dans un champ de lumière

Où le temps n'existe pas

Et voir se lever l'Espérance

Au-dessus des matins gris

Savoir tous les secrets des rêves

Le bruit du vent dans les feuillages

Et le chant de la source au milieu des forêts

Bercer ma joie sur les vagues de l'océan

Et la lancer au ciel

Attendre...

Attendre le retour des hirondelles

Avant tous les printemps

Dont la rosée poudroie

Comme un essaim d'abeilles... au-dessus du miel

Mais il faut oublier

Que la nuit peut être noire

Quand la lune est fatiguée

Oublier le deuil du froid d'hiver

Le chagrin de la pluie...

Tout le silence invisible

Qui fait l'ennui

Puis chercher...

Chercher les trésors enfouis des derniers rendez-vous

Sur un carnet d'adresses

Comme le soleil au point du jour...

Noyer l'ennui dans des coupes de champagne

Boire des cascades de rires

Jusqu'aux dernières étoiles

Et caresser le doux visage de L'Amour...  

 

 

Autre blog : http://jean-pierre-aimer.blogspot.fr/ 

 

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Rédigé par JeanPierreB

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Publié le 11 Mai 2010

DANS LE COEUR D'UN ENFANT...

Dans le cœur d’un enfant…

 

Dans le cœur d'un enfant, il y a plein de rêves…                                                            

Il y a le bonheur comme un jour qui se lève :

Un matin de printemps que l'on remplit d'espoir

Et on voit l'avenir au fond de ses regards…

 

Dans le cœur d'un enfant, il y’a plein de tendresse !

Quelques larmes pourtant, sous un ciel de tristesse…

Mais il y’a du soleil et jusqu'à l'horizon

Au dessus de nos jours et dans notre maison !

 

La nuit paraît plus claire et le temps si joli,

A chaque’ fois, sur la terre’, qu'un enfant nous sourit…

A chaque’ fois, sur la terre’, qu'il entre dans nos vies

Un peu plus de lumière au premier de ses cris :

 

Dans le cœur d'un enfant, il y a mille’ promesses

Et des mots qui sont forts malgré tant de faiblesse :

Les mots qu'il apprendra pour traverser la vie ;

Ses premiers mots d'amour qu'un jour il aura dits !

 

On sait bien que demain l'emportera sans doute,

Que passeront les ans, qu'il cherchera sa route…

Qu'un seul de ses regrets sera trop de soucis…

Que l'enfant grandira, deviendra notre ami !

 

Et puis qu'il partira

Comme’ bien d'autres’ avant lui…

Que la vie passera

Sur son visage aussi !

Que les enfants, parfois,

Oublient de revenir !

Et puis qu'il partira…

Loin vers son avenir

 

Mais déjà ses regards ont changé notre histoire

Et réveillé le temps qui dort dans nos mémoires…

C'est le plus beau cadeau que nous fait le bonheur !

On le tient tendrement serré contre son cœur…

 

Et s'il existe encore’ des chemins d'espérance,

On les trouve’ bien souvent sous les pas de l'enfance

Car l'enfant fait déjà ceux qui vont vers demain,

Près de ceux qui voudront le tenir par la main,

 

Lui donner sa confiance en protégeant sa vie,

Pour qu'il dorme en silence et traverse ses nuits…

Le guider en douceur avant qu'il ait grandi…

Pardonner ses erreurs et les comprendre aussi !

 

Il faudrait le garder à l'abri des misères,

De la pluie, de la guerre’, des sanglots de la terre !

Oh ! éloigner chaque’ pierre’ qui pourrait le blesser !…

Avec le fil des jours, tendrement le bercer…

 

Mais pour l'aimer très fort, pour conjurer ses peurs,

On lui donne un sourire’ qui peut sécher ses pleurs :

Comme une’ lueur d'espoir au milieu des chagrins…

Un peu comme une étoile, au ciel de son destin…

 

Alors dans la lumière

Il nous retrouve aussi

En passant sur la terre

Comme’ bien d'autres’ avant lui !

Sa vie paraît plus claire

Un beau jour à son tour,

Alors, dans la lumière,

Il découvre l'amour !

 

Puis un jour il apprend qu'on lui ouvre son cœur…

Le seuil de sa maison pour bâtir son bonheur…

Il découvre à son tour que le temps est trop court !

Que jamais l'univers ne s'arrête un seul jour !

 

Un jour l'enfant s'en va

Loin de ses premiers pas…

Rien n'est plus comme avant !

Un jour, loin d'autrefois…

On le regarde, on a

Des larmes dans la voix !

Un jour on a des cheveux blancs, tout a l'air différent !

Mais un jour on comprend,

Un jour on sait déjà…

 

 

Qu'un enfant est entré dans nos cœurs, un matin…

 

Et qu'il y fait depuis tout douce’ment son chemin !

 

 

DANS LE COEUR D'UN ENFANT...

Pas ça !                                                                     

 

Petit amour si pur ne demande’rait qu’à vivre

Un monde’ plein de douceurs où son cœur peut mûrir !

Petit bourgeon voudrait tout simplement survivre 

Comme un trésor tout neuf, comme un fruit d’avenir…

 

Petit bonheur a peur de la douleur étrange

Qui violente sa vie et tourmente ses nuits…

Faible d’avoir son âge ou forcé d’être un ange…

Petit ange’ voudrait bien que tout ça soit fini !

 

Mais pourquoi ce malheur et pourquoi cette’ blessure ?

Pourquoi la bise, un jour, pourquoi brise’-t-elle une’ fleur ?

Pourquoi la pluie d’horreur sur une âme en pâture

Et ces gouttes’ de supplice et toutes’ leurs déchirures ?

 

Car la grosse’ main s’approche

De son petit corps nu…

Le décor est si moche

Et son cœur, ingénu…

« Tes p’tites’ jambes’ ! Oh ! qu’elles’ courent

Pour te mettre à l’abri !!!

De ces maux qui t’entourent,

De ces doigts qui t’ont pris ! »

 

Comment est-ce arrivé que tout cela t’advienne ?

Je n’en sais rien, mon cœur, et je te jure’ pourtant

Que je pleure et je prie et que je hais ma peine

De n’pas pouvoir briser tes liens et ce tourment !

 

J’ignore où tu le vis… Je sais que tu résistes !

Ou bien que tu succombes’ et c’est trop de fardeau,

De mal insupportable ou qui me rend si triste

Que ton cri me parvient jusqu’au fond de ma peau !

 

Et comment demeurer longtemps dans l’insouciance

En sachant ces malheurs, ou de près ou de loin ?

Mais quel mépris, parfois, s’abat sur l’innocence 

Et quelle indifférence emmure’ tant de chagrin ?

 

La vilaine’ voix résonne

Au creux de ton cœur nu

Et tu ne vois personne

Qui te soit bienvenu…

« O ! petite’ bouche… appelle !

Fais entendre ton cri…

Redonne’ de tes nouvelles 

A tes millions d’amis ! »

 

Mais tu as peur du bruit et tu crains la présence

D’une ombre qui t’éveille au milieu de tes nuits !

Et tu ressouilles’ tes draps comme à ta prime enfance…

Et te voilà meurtri ! ou comme’ tombé du nid…

 

Tu as peur de parler : je sais que ça t’inquiète

Pour ce que tu diras ou ce qu’on en fera !

Non, ce n’est pas ta faute ! Il faut que tout s’arrête !

Ne te déteste pas ! Tu n’y peux rien, pour ça !

 

Écoute’ ces quelques mots qui sont durs à comprendre

Et que tu comprendras quand tu auras grandi !

Car je crois que ton âme aura su les entendre

Et tu les entendras juste comme ils sont dits !

 

Pour que mille’ voix te bercent

Avec tous leurs mots nus

Quand une’ mort te transperce,

Que tu n’« existes’ plus » !

Quand ton corps te fait honte,

Que tu veux le bannir

Ou le laisser pour compte

Puisqu’il te fait souffrir !

 

Au-delà de tes murs, il y’a des gens qui t’aiment

Et des mains qui voudraient t’emporter vers demain !

Il y’a des solutions au-delà des problèmes !

A l’envers de ta peine, il y’a d’autres destins !

 

Tu peux te libérer d’un tourment qui te pèse !

Te séparer d’un mal sans te priver d’aimer !

Tu peux crier ta haine’ sans que l’amour se taise.

Ils ne sont pas heureux, ceux qui ont tout cassé !

 

Oui ! laisse’ parler ton cœur et laisse’ monter la vie !

Mais livre à d’autres cœurs ce qui effraie le tien !

Et moi je serai là, à moins que tu m’oublies,

Avec ces quelques mots qui sont tout, qui n’sont rien

 

Qu’une’ seule’ voie qui s’entrouvre

A travers l’inconnu

Où ton cœur se découvre,

Où le chagrin n’est plus !

Je n’ai rien qu’une’ prière

A t’offrir aujourd’hui

Et mon cri sans frontière

Dans des millions de cris :

 

 

Quelques mots qui sont tout ! quelques mots qui n’sont rien

 

Que des baisers offerts devant ton univers

 

Mais avec mon amour qui fait tout… qui n’fait rien

 

Que chercher la lumière

 

Au cœur de ta misère…

 

Que chercher la lumière…

 

 

 

Au cœur de ta misère !

 

 

Autre blog : http://jean-pierre-aimer.blogspot.fr/ 

DANS LE COEUR D'UN ENFANT...

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Rédigé par JeanPierreB

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Publié le 20 Mars 2010

cours-de-guitare.png

 

Je suis

 

Je suis un cri dans le silence

Un silence au-delà des cris

Je suis l’écho d’une existence

Et le reflet d’une autre vie

Je suis le jour, je suis la nuit

Je suis musique et poésie

 

Je suis la source en plein désert

Un peu de soleil sous la pluie

Je suis la paix malgré la guerre

Je suis la guerre aux tyrannies

Mais je suis rêve à l’infini

Tant d’espoir pour un seul esprit

 

Je suis d’ici, je suis d’ailleurs

Je suis d’hier et d’aujourd’hui

Je suis demain dans tous les cœurs

A toute heure et dans tout pays

Je suis un cadeau pour la vie...

Ingénu quand j’ai du génie

 

Tel un oiseau dans les nuages

Ruisseau qui dort au creux d’un lit

J’oublie si je vole ou je nage

Je suis partout, je suis parti...

Ni trop pressé, ni trop précis

Pourtant j’ignore où me conduit

Le temps ni pourquoi, ni pour qui

 

Je voudrais bien qu’on me partage

Que demeure entier mon message !

Moi, j’me recueille, oui ! à chaque’ page

Et souvent mes folies sont sages

 

J’ai mille ans et je n’ai pas d’âge

J’ai cent-mille’ voix pour cent-mille’ vies

Mais je suis l’enfant des voyages

C’est l’amour qui me rajeunit...

C’est comme un défi à l’oubli

Comme un sursaut, comme un sursis

Etre profond ? Mais sans profit !

 

Je suis un portrait du bonheur

Et par miracle, et par magie

Moi je suis de toutes’ les couleurs

J’ai mon trésor où j’ai ma vie :

Dans un écrin, dans un écrit...

Ce qui m’est cher n’a pas de prix !

 

Je suis comme un monde’ de lumières

Une étoile au bout de la nuit

Je ressemble à l’air, à la mer

Aux océans, aux galaxies

Je suis bleu quand le ciel est gris

Je suis amour et harmonie

 

Je suis là au cœur de l’absence

Je suis dans la mort, dans la vie...

Le souvenir ou l’espérance...

Je suis loin de ce qu’on oublie

Si près de ceux qui sont partis

Que l’on revoit, que l’on revit

 

Oh ! je ne suis rien qu’une’ guitare

Un piano, le chant de la pluie

Mais je suis un chemin d’espoir

Un peu comme un nouveau départ...

Je suis de l’or, je suis de l’art

Et de romans en symphonies

De mélodrame en mélodie

Je n’ai ni repos, ni répit !

Car je suis né pour être aimé

Je suis ce qui n’a pas été

On voudrait parfois m’arrêter

Je suis né pour la liberté

 

Je suis ce qu’on sait, ce qu’on suit

Tout ce qu’on croit, tout ce qu’on crie

Je suis déjà ce qui sera

Je suis ardent, je suis hardi

Mais je serai ce que je suis

Ce que le passé deviendra

Je ne suis rien, rien qu’une’ chanson

Dans vos sillages’ ou vos sillons

Rien qu’un poème

Je suis tableau, je suis passion

Un miroir dans votre maison...

Et je suis là pour ceux qui m’aiment.

 

 

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PENSEES...

 

 

Ce que l’on a
perdu en Bonheur

On croit le
gagner en confort...

 

Ce que l’on
souffre pour l’amour

On en guérit par
l’amour…

 

Pour trouver le monde et y entrer, cherche
d’abord ta porte de sortie…

 

Le monde… C’est le plus grand des jardins, mais tu ne peux pas le clôturer…

 

Sortir d’un divorce… C’est comme entrer dans un mariage… Il y a toujours un risque…

 

Un bon moment ?

Un bon mot ne ment pas…

 

En matière de foi,
la non croyance n’est pas toujours ce que l’on croit : le « je ne
crois pas » signifie souvent : « je ne veux pas croire »,
qui signifie souvent : « je veux ne pas croire »…

 

Être courageux dans les petites épreuves nous prépare à l’être dans les grandes…

 

Ce qui m’intéresse chez les êtres, ce n’est pas leur grandeur. Dieu la verra !

Ce qui m’intéresse, pour le combat d’ici bas, c’est leur largeur et leur profondeur…

 

Les salles de bains sont les antichambres du plaisir…

 

Avant, tu l’espères… Après, tu laisses faire…

 

Présent de cœur…
Présent pour le cœur…

 

Pis à
lait ?

 

Tant de fois je suis mort et la vie m’a repris…
Et l’envie m’a repris…
de Vivre…

 

Le choix n’est pas entre être fort et être mort… Le choix, c’est de vivre encore…

 

Le bonheur est un bien précieux qui ne pèse que par son absence…

 

Le travail est le juste prix qu’il faut payer pour créer quelque chose

 

Quand on ne se bat plus que pour elle, une liberté devient une prison

 

Ta présence est si douce à mon cœur…



Je veux être le valet de l’Amour… L’esclave de la Liberté

 

Voir plus loin
que son regard…

Il y a autant de façons de percevoir le monde que de regards posés sur lui…

 

La mort n’y peut rien… Quand la Vie nous emporte

Au poids de nos chagrins, la foi peut faire escorte…

 

J’étais sourd et à présent j’entends… J’étais aveugle et à présent je vois… J’étais en sursis et

à présent je vis…

 

Si tu n’osais pas ce que tu fais, tu ne craindrais pas ce que l’on dit

 

Si la terre est ronde, on peut facilement retrouver ce qu’on a pu manquer : il suffit
d’avancer…

 

La force radieuse
et impérieuse de l’Amour…

 

Les handicapés : si leur corps « nous » pèse, leur âme peut nous porter... 

 

Cercle d’amis…
Cercle d’aimants…

Cercle
dément ?

 

Mettre l’orgueil
au dessus de la paix !

 

On voyage au fil de sa vie

On s’engage ou bien on s’ennuie

On s’engage au cœur de la vie

On partage ou bien on oublie…

 

Quand on est
trop plein de soi, on n’a plus de place pour les autres…

 

Partager le beau
ou consigner ses biens…

 

La barbarie
commerciale…

 

"Elle est imbuvable… Alors il se fait « boire » ailleurs… "

 

Moteur
d’espoir…Provisions de bonheur…

 

Chants de deuil
pour champs de ruines…

 

Peur d’avoir
peur

 

Dans chaque regard que l’on pose, c’est sa vie que l’on transpose…

Et des impressions que l’on dépose…

 

J’ai appris le chemin vers toi…

 

Les masques

défigurent ceux qui les posent…

 

Il (ou elle) a très bien mené sa barque…

Le problème
c’est que cette barque était percée…

 

Si tu n’osais pas ce que tu fais, tu ne craindrais pas ce que l’on dit…

 

Ce qui pourrait me gêner dans l’incroyance, ce n’est pas tant que l’on ne veut pas croire…

Ce serait plutôt qu’on veut ne pas croire…

 

C’est drôle
comme des gens qui n’ont jamais tort prétendent que les autres veulent toujours
avoir raison…

 

Dans le Bordelais, au bord de l’eau qu’est-ce qu’on voit ?

On voit le bain…

Dans le Bordelais, au bord de l’eau qu’est-ce qu’on boit ?

On boit du vin…Non ?

 

Qui veut (peut) choisir :

Être en peine

Ou avoir (de) la haine

 

Il crut faire un tabac sans radis ni artiche…
Il ne fit pas le poids ou alors un poids chiche

 

C’est un minime
homme…

Mais il fait un
max, ce môme

 

Merveilleux

Accomplissement
d’un

Miracle d’

Amour

Naturel

 

A F. Dard :

L’an dernier,
j’étais parfait...

Cette année, je vais mieux...

En tout cas,
cette année, j’me sens... mieux... (Et moins bien que l’an prochain ?
Comprendre cela est un chemin de sainteté... Encore faut-il le suivre...)

 

La Voie de l’Amour est riche... de tous nos chemins
d’amour...

 

On peut être
riche de sa pauvreté...

Ou être pauvre
dans la richesse...

 

On peut être aveugle en plein jour ou voyant
dans la nuit...

Peut-on choisir : Être aveugle en plein jour ou voyant dans la pénombre ?

 

Nous ne sommes rien sans les autres qui sont nos semblables...

Mais
l’Amour est la seule Voie qu’il nous soit possible de suivre... ensemble...

 

L’Humanité en marche, c’est en effet un faisceau de chemins personnels dont l’ensemble
constitue la richesse. L’unité de l’ensemble est composée d’un ensemble
d’unités... Comme les joyaux d’une même couronne...

 

L’ombre n’existe que par la lumière qui lui fait contraste : là où se trouve de l’ombre, la lumière n’est jamais loin...

 Ombres

et lumières composent notre vie... et
nous composent...

 

J’entends battre
le cœur du monde

Une source
féconde

Quelques gouttes
de temps

Dans le ciel
éternel

 

Les secondes
d’amour partagé sont...

Quelques gouttes
d’éternité

Dans l’océan du temps...

 

C’est drôle : il suffit qu’il ne se passe rien quelque-part pour que des gens
bien intentionnés... soient pressés d’y aller voir...

 

La mémoire est un miroir sous le voile du temps...

 

Attente

Volonté

Attrait

Nouveauté

Tiraillement

Amour

Paix

Respect

Estime

Satisfaction

 

"Sur notre nuit mortelle, un Soleil éternel s'est levé... Et nous apercevons déjà la Splendeur
infinie du Jour.
Non, nous ne sommes plus dans la nuit..."

 Dans la nuit des hommes, la lumière n’arrive au matin que parce qu’on la voit...

Dans la nuit de la Foi, la lumière arrive à point
lorsqu’on y croit...

 

Les sourires de Dieu sont de fenêtres ouvertes sur

L'éternité

 

Si tu cherches la Paix,

Fais-la!

 

Je ne suis pas de ta chair

Mais je peux t'être cher!

N'est-ce pas l'essentiel?

 

Pression:

Coups?

Rage!

 

 

 

Followers: faux-lovers ?

 

Serial-lovers: lovers-killers?

 

 

 

Qui est pris dans l’étau du diable

A la fin connaît son marteau...

 

 

 

Le choix c’est : entre être juste...
Et avoir raison...

 

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QUI/QUE... SUIS-JE?

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Rédigé par JeanPierreB

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Publié le 6 Février 2010

UN SOURIRE

Un Sourire…

 

Pour ouvrir un chemin qui va du cœur au cœur,

Le semer de douceur et chasser les rancœurs…

Parmi les maux qui font souffrir,

Avec des mots pour le nourrir,

Quoi de mieux qu'un sourire ?

 

Comme un flot de soleil qui vient de l'intérieur

Et qui monte à nos lèvres’ en un bouquet de fleurs

Éclairant nos visages’ et comblant de lumière

Des regards moins sévères

Et des yeux grands ouverts,

 

C'est comme une embellie au tréfonds de la nuit

Qui lézarde nos peines’ et désarme l'ennui,

Transfigurant souvent l'univers de nos vies

Quand on cherche à convier contre gêne et dépit

Les gens pleins de soupirs

Au plaisir de sourire !

 

Pour offrir à chacun la beauté de nos âmes,

L'afficher au dehors et voir brûler sa flamme ;

Pour embellir les choses’ en offrant, sous le charme,

Ce baume’ qui vous repose,

Ce présent qui s'impose

Comme un bouquet de roses,

 

Quoi de mieux qu'un sourire’ qui vient du fond du cœur

Auquel on peut s'ouvrir en dépit des malheurs

Pour changer d'horizons en ce monde, aujourd'hui,

Et tapisser nos murs de désir et d'envie

En défaisant nos chaînes

Ou pour vaincre nos haines ?

 

Puisqu'un sourire appelle un sourire à son tour

Comme’ Tout l'Amour éveille et appelle à l'Amour,

Un sourire émerveille et, par-delà les armes,

Sur une’ voie idéale’ qui va de l'âme à l'âme…

Rend cette’ vie vraiment belle

Et nos joies naturelles.

 

Mais qui peut oublier la tristesse ou le drame

Des enfants de misère et des hommes’ et des femmes

Qui auront su ouvrir nos cœurs à leurs blessures

En laissant pour prières’ autant de meurtrissures :

Souffrir et pourtant nous offrir,

Avant de mourir, un sourire

Que trop de guerres’ condamnent ?

 

C’est comme une embellie tout au fond de leur vie

Qui voulait nous montrer d'un amour infini

Qu'on peut bien habiller son visage’, comme une’ fête,

D'un sourire’ qui transforme en succès les défaites

Tout comme une étoile’ dans la nuit

S'allume et resplendit…

 

On peut survivre encore au milieu des chagrins

Pour préserver toujours ce contact et ce lien

Qui nous unit aux autres’ et nous rend si proches’ d'eux

Par des tranchées d'espoir et le biais merveilleux

D'un sourire…

 

Et tous ces gens meurtris qui ont mal et qui pleurent

Mais vous sourient pourtant vraiment de l'intérieur,

De leur jardin rempli de tendresse et de fleurs,

C'est par eux qu'à présent je crois vaincre mes peurs

En trouvant mon chemin

Plus simple et plus serein.

 

Car si je pense aussi à ce qui peut pourrir

Ou trahir l'harmonie que la paix veut bâtir ;

Si j'ai su qu'un sourire oblitère’ quelquefois

Le mépris, le sarcasme et l'ironie sans loi,

 

Moi qui n'étais pourtant ni radieux ni railleur,

J'ai voulu déchiffrer le secret du Bonheur

Et emprunter cette’ voie vers les hommes’ à mon tour

Pour ouvrir tous les jours mon âme à leur amour :

Tout l'Amour qu'on surprend en se penchant près d'eux,

A ces fenêtres’ ouvertes’ au-dessus de leur cœur :

 

Leurs sourires !

 

 

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UN SOURIRE

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Publié le 3 Février 2010

POUR LA PAIX

La guerre est une offense…

Une offense à la Paix ;

Une offense à l’Amour…

 

Il n'y a pas de Paix sans respect/ La Paix se reçoit/ se dit/ La Paix… se fait…

Il n'y a pas de Paix sans justice !

Pas de Paix sans être vrai… (sans aimer l'autre ?) et pas de Paix sans bienveillance…

Il y a des renoncements… mais…

Il y a des rayonnements de Paix : la Paix est un rayonnement.

La Paix se désire… se construit…

S'offre…

Se propose…

S'expose…

Il suffit d’être en pèlerinage intérieur…

Pour en inspirer « le meilleur »…

 

On peut déclarer « la Paix… à la guerre… » !

Suivre des chemins de Paix…

 

Vouloir comprendre…

Vouloir apprendre… la Paix…

Pardonner fraternellement pour être vu…

Et voir… « en frère » de Paix… sincèrement…

 

La Paix du monde… commence au fond des cœurs… : chérir (/servir) la Paix, au cœur des injustices… c’est servir (/chérir) la justice… jusqu’au cœur de la guerre…

 

 

 

 

Je veux la Paix

Juste la Paix…

Mais…la Paix… juste !

 

 

La paix de l'âme est l'âme de la Paix

 

 

 

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Pour la PAIX…                                             

 

Heureux les artisans de paix,

Car ils seront appelés fils de Dieu…

 

Il n’y a pas de paix sans respect…

 

 

LA PAIX EST POSSIBLE…

 

 

La Paix, dans son miroir, nous invite à nous voir

Au-delà des conflits qui pourraient la corrompre ;

A renouer des liens qu’on aurait bien pu rompre

Avec sa vraie clarté… Est-il jamais trop tard ?

 

C’est dans des provisions de lumière et d’espoir

Qu’on envisage un monde où l’Amour est à l’œuvre

Pour bâtir sa demeure ouverte à mille épreuves

Afin de clarifier nos âmes’ et nos regards…

 

Alors on peut oser se regarder vraiment

Et regarder la Vie qui génère un domaine 

Où continue de naître une espérance humaine

Pour un peuple en croissance, avec un cœur d’enfant…

 

On avance avec ça, on apprend les erreurs,

Et comme en pèle’rinage on atteindra des terres

Qui en nous, tour à tour, seront plus familières… 

On pourra dessiner des chemins de ferveur :

Les chemins lumineux d’un voyage intérieur

 

Éclairé de Justice

 

Ce parcours sans détour est fait pour accueillir

Et le fort et le faible et le pauvre et le prince 

Sous un autre horizon que celui bien trop mince

De la richesse aveugle et des « voyants plaisirs »…

 

C’est la « guerre à la guerre ! », au seuil de l’avenir,

Qu’on pourrait déclarer dans la Paix qui se dresse

Au-dessus de nos peurs ou de toutes’ nos faiblesses

Et de la haine aussi qui peut nous avilir…

 

C’est en chacun de nous comme une humilité

Qui exprime’rait sa quête ou son vœu de tendresse

Et pourrait nous ouvrir au sens de la Promesse

De Celui qui nous mêle à Sa Divinité.

 

Oui ! comme une’ renaissance au tréfonds de nos cœurs,

Ce qui nous renouvelle est plein de Sa Lumière…

Et c’est Son rayonne’ment qui pacifie la Terre !

Qui veut s’en approcher touche avec sa ferveur

Au talent qui nous fait près de Lui « créateurs »

 

Inspirés de Justice

 

Et l’audace’ de la Paix nous défie aujourd’hui

Tout comme une’ liberté dont l’intense exigence

Est le bonheur du monde ou bien sa délivrance

Aux confins d’une histoire entravée de conflits…

 

On est un artisan et toujours apprenti

D’une harmonie profonde où la bonté résonne

Dans le miracle humain que nos destins façonnent

En suivant des contours dont notre esprit s’instruit…

 

On apprendra du temps qu’il peut être très court

Et très lourd à la fois car la sagesse est lente

A nous dire au grand jour et contre toute attente

Que le Cœur de la Paix… est Respect de l’Amour !

 

On peut grandir pour ça : un univers meilleur !

Et comme en pèle’rinage, on peut rallier des terres

Qui, pour nous, par mystère’, deviendraient familières… 

On pourrait y chercher… des secrets de ferveur :

Les secrets lumineux d’un voyage intérieur

 

Dont la trame est : Justice….

 

Nous sommes’ bien les enfants de notre humanité

Lorsque la Paix nous porte et qu’un feu nous éclaire,

Habitants de ce monde, épris d’imaginaire,

Enracinés de chair, sous nos rêves’ étoilés…

 

On voit que cet élan qui peut nous gouverner

N’affermit nos pensées que de volonté « bonne »

Et qu’on ne s’enrichit que par ce que l’on donne

Comme on n’aime avant tout qu’en l’ayant désiré…

 

Mais comment mieux aimer qu’en voulant partager

Le respect mutuel qui nous met à la place

De l’autre… et le rejoint aussi, bien plus loin qu’en surface,

Dans la fraternité qu’on pourrait cultiver ?

 

C’est ainsi qu’on avance en explorant des cœurs…

Et comme en pèle’rinage, on se mêle à des frères

Dont l’âme au fil des jours nous est plus familière… 

On pourrait y trouver des trésors de pudeur : 

Les joyaux lumineux d’un partage intérieur

 

Couronné de Justice !

 

Alors, on peut penser qu’on se comprend vraiment

En approchant la Vie qui engendre un domaine

Où ne cesse’ pas de naître une aventure humaine

Dans un âge en croissance aux cœurs de « mille enfants » !

 

Au bord des horizons de lumière et d’espoir,

On peut rêver d’un monde où l’Amour est à l’œuvre

Qui bâtit sa demeure ouverte à mille épreuves

Afin de pacifier nos âmes’ et nos regards…

 

Mais la Paix nous invite à voir dans son miroir,

Au-delà des conflits, ce qui pouvait la rompre…

A retrouver les liens qu’on aurait pu corrompre

En cherchant leur clarté… s’il n’est jamais trop tard !

 

 

Autre blog : http://jean-pierre-aimer.blogspot.fr/ 

POUR LA PAIX

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Rédigé par JeanPierreB

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Publié le 2 Février 2010

 

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Quelques aphorismes (à propos de « Vieillir »)

 

Le temps de vieillir : le temps d’une vie !

Notre voyage est une escale au milieu de l’éternité.

Et peut-être que mal vieillir, c’est déserter sa jeunesse ?

Il n’est de mort que dans l’oubli.

Bien vieillir, c’est grandir chaque jour en amour…

Vieillir, ce n’est pas s’endormir au milieu de ses souvenirs…

« Et plus grandit notre bonheur… et plus rajeunit notre cœur »…

Vieillir, c’est se préparer à renaître ?
Vieillir et puis partir…

C’est avoir plus de souvenirs… ou plus d’oubli…


On a l’âge de ses pensées… et d’autres fleurs de son jardin…

La tendresse est la vraie jeunesse…

Vieillir, c’est peut-être grandir en regardant vers l’avenir…

 

« Voir ceux qu’on aime s’en aller » : vieillir, c’est éprouver l’absence…


Mon cœur ne veut pas vieillir… Il reste tendre s’il reste jeune et pourtant,

des sensations aux sentiments, vieillir nous fait grandir… « au-dedans »…

 

Vieillir :

C’est voir fleurir des souvenirs au milieu de tous nos désirs… avec ce que l’on garde au fond de soi… pour l’emporter vers l’au-delà…

Les berges de l’enfance s’éloignent quand on rejoint celles de la vieillesse et, cependant, c’est un même fleuve qui nous conduit… des unes aux autres…


Vieillir, ça peut être construire

Plus de bonheur et de jeunesse…
 

Bien vieillir, c’est grandir chaque jour en amour (l’un pour l’autre en amour) !


Voir ceux qu’on aime s’en aller : Vieillir !


Sur les chemins de la vieillesse, on trouve parfois la sagesse…
 

C’est comme un paysage

qu’il nous faut longtemps parcourir

en allant vers son avenir (du passé jusqu’à l’avenir)…

Mais vieillir nous offre un temps pour deviner

« L’amour et tous ses paysages… »

 

Voir des visages disparaître comme également d’autres apparaître…


Accepter de vieillir, c’est aller de l’avant ;

c’est s’enrichir, c’est mûrir ;

prendre du recul sur le passé ;

se détacher des choses ;

de ses passions ;

de ses faiblesses.

Bien vieillir, c’est s’assagir :

c’est découvrir…

c’est comprendre…

pour connaître un peu mieux la vie…


La vraie jeunesse est à bâtir…

 

Vieillir, c’est… remettre les pendules à l’heure…
 

Le chemin ne s’arrête pas au tombeau…
(le chemin d’« éternité »)…

 

Aller plus loin que ses misères :

vivre au-delà de ses peurs et de ses peines…


Les gens qui ne savent pas aimer vieillissent mal ;

le temps vieillit plus vite ceux qui n’ont pas assez d’amour…


On est vieux quand on a le cœur sec : il faut souvent arroser les « fleurs de son jardin » !


« Viens, nous prendrons le temps de vieillir ! »…


Quand on échappe à son corps, hors du temps,

à sa chair, on n’est plus vieux ni jeune…
 

Peut-être que bien vieillir

c’est ne pas cesser de grandir

au fond de soi ;

avoir envie de découvrir… se découvrir, redécouvrir ;

essayer de mieux vivre ; essayer de mieux faire… essayer d’être libre !


Être vieux, ce n’est pas être vieux : c’est ne plus être jeune…

 

Aimer, c’est rester jeune !


C’est aussi ça vieillir : un chemin plein de souvenirs…


C’est transformer ses espérances en expérience…

Mais c’est le prix d’une existence…


La jeunesse a l’âge de la tendresse…
On a l’âge de son cœur ou celui de son corps ?


La jeunesse intérieure : l’âge de l’espoir, ou celui des doutes…

C’est à force d’aimer toujours qu’on peut « rajeunir chaque jour »… Alors, vieillir,

c’est avoir des racines plus fécondes…
 

Bien vieillir, c’est ne pas se trahir…


Aimer un peu plus fort encore avant la mort !


La jeunesse est la vraie richesse : on la porte au fond de son cœur…
 

On n’appartient pas au passé : si chaque jour nous renouvelle, au fond de nous, tout peut changer…


Qui est jeune ?

Et qui est vieux ?


Il faut des fleurs pour produire des fruits…

« Cueillir les fleurs de la jeunesse… puis récolter les fruits d’âge mûr » !


A-t-on jamais fini de grandir ?
 

Et si la mort était le baptême de notre éternité ?


Les chemins de vie sont gravés dans nos cœurs…


Renaître au seuil des années mortes :

accueillir ce qu’on nous apporte…
 

Les yeux posés sur l’infini, on a toujours un cœur d’enfant…


Vieillir, c’est traverser le temps…
 

« Le temps qui passe et celui qui reste »…
 

On a l’âge de ses regards…
 

Notre présence est éphémère…

Peut-on toujours garder sa foi en l’avenir ?

 

Vieillir, c’est traverser le temps

pour connaître un peu mieux la vie !


Il y a le temps d’aimer et celui de souffrir,

Le temps de rester et celui de partir,

Le temps de vieillir et celui d’exister…


Est-ce que je m’étonnerai tout au bout de mes jours d’aimer encore un peu plus fort chaque jour ?

 

C’est le soir que le matin paraît plus beau…
 

Les « moissons de l’hiver » : à l’horizon de nos moissons, un jour le temps s’arrêtera !
 

Chaque ride qui s’ajoute à nos visages ajoute une trace de nos destins…
 

Le temps repousse les frontières de l’univers…

Il reste encore tant de visages à découvrir, ici, comme à l’heure de partir…


C’est notre amour qui nous relie au-delà de tout…

L’avenir commence avec Lui !     

 

 

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Vieillir

 

Le temps d’apprendre et de connaître ;

Le temps de vivre et de s’aimer :

On a l’âge de son amour

Et l’amour n’a jamais d’âge ;

La vraie jeunesse est à bâtir !

 

C’est un voyage au fil des jours

Qu’on fait sans trêve et sans retour ;

Un passage à travers le temps

Aux rivages’ à jamais changeants…

 

Si le chemin n’est pas facile,

Entre l’aventure et l’exil,

Ça rend parfois les cœurs plus lourds

Quand ils n’ont plus assez d’amour…

 

Vieillir,

 

C’est peu à peu voir s’en aller

Quelques visages’ de son passé ;

C’est la rançon d’une existence :

Un horizon… sans la distance !

 

Mais si rien n’est plus comme avant,

S’il faut pleurer de temps en temps,

C’est pouvoir accueillir encore

Ce qui manque à notre décor ;

 

C’est dépasser quelques misères

Et puis renaître à la lumière

En admirant d’autres matins

Malgré le monde et ses chagrins !

 

Car on a l’âge’ de sa tendresse

Et le secret de la jeunesse

Est un jardin rempli de fleurs

Qu’on éclaire’ seul’ment de bonheur !

 

Comme un trésor qu’on a gardé

Dans son cœur pour le protéger,

C’est à force d’aimer toujours

Qu’on peut rester jeune en amour !

 

Vieillir,

 

C’est peut-être apprendre à grandir

Au milieu de ses souvenirs,   

Se détourner des faux problèmes,

Sourire encore à ceux qu’on aime…

 

Alors le temps peut s’écouler

Sans cesse au creux du sablier !

Sur les chemins de la vieillesse

On pourrait trouver la sagesse ;

 

On est plus riche au fond de soi

De tout ce qui ne s’achète’ pas

Et quelquefois on comprend mieux

Que tous les jours portent’ un adieu ;

 

Qu’on n’appartient pas au passé

Puisque demain peut tout changer ;

Que chaque instant nous renouvelle

Pour que la vie nous soit plus belle ;

 

Pour mieux apprendre à être heureux !

Mais qui est jeune et qui est vieux ?

Le temps seul peut nous enrichir

D’un présent qu’il faut découvrir !

 

Vieillir,

 

Ce n’est ni la fin ni la suite

D’un destin qui prendrait la fuite

Mais le début d’un nouvel âge

Qui grandit au fil du voyage…

Et de ce chemin sans retour

Qu’il nous faut faire au cours des jours,

Que restera-t-il pour toujours ?…

Que restera-t-il pour toujours 

De tous les visages’ d’aujourd’hui,

Malgré la tristesse et l’oubli ?

Si le parcours n’est pas facile

Entre l’espérance et l’exil…

Que restera-t-il pour toujours

De tous nos rêves’, à part l’amour ?

 

VIEILLIR

Je vis encore…

                               A Madeleine…                                                                                                                                         

                                              « Hier est à l’abri

                                                                          Demain naît d’aujourd’hui »

 

La source de mes jours coule au creux de mes veines

Et ma mémoire est trouble et ma mémoire est pleine :

Mon « avenir » se mêle aux souvenirs d’hier

Car les plus beaux printemps résistent’ à nos hivers…

 

Mon univers aussi s’est alourdi de pierres

Où fleurissent’ mes prières’ et grandissent’ mes cime’tières !

Seule au bout de mon âge’ où le soir s’est posé,

Je revois les visages’ que la vie m’a confiés…

 

J’ai gardé pour présent un peu de ma jeunesse

Et je suis une enfant cachée dans sa tendresse

Mais vieillir a trahi et mon corps et mon cœur :

Ma force s’amenuise et quelquefois j’ai peur !

 

J’avance à petits pas comme en terre étrangère

Où je me sens lointaine et déjà passagère…

Mon passé se démode ou le monde a changé ?

Au poids de mes années, quel fardeau ajouter ?

 

Je vis encore…

 

J’ai su la « folle époque » et puis les « trente’ glorieuses »…

La vie simple en ce temps, c’était la vie heureuse…

On avait des saisons, des bras pour les moissons,

Du travail sans chômage et l’air, sans pollution…

On avait du charbon pour chauffer les maisons ;

Encore assez d’ozone… encore un horizon !

 

Mais j’ai pu voir les hommes’ et s’écouler la haine ;

J’ai entendu leurs plaintes’ et le bruit de leurs chaînes ;

La guerre, oh ! tant de fois : les clameurs et les pleurs…

Le droit sans la justice’, la loi de la terreur !

 

J’ai vu cacher des croix face au pouvoir des armes ;

J’ai vu gâcher des joies ou bien cacher des larmes ;

Croiser les feux, le fer… pour des propos de bois

Sur des champs de combat que chacun porte en soi…

 

Et j’ai offert ma voix pour qu’existent des choses,

Alors j’ai fait des choix où subsistent des causes…

Des choses’ ont subsisté, des causes’ ont existé !

J’aurai lésé mes rêves’ ou laissé ma santé

  

Mais la morsure’ du temps, jamais on ne l’avoue !

C’est comme une « érosion » qui a creusé mes joues…

J’ai cent ans, j’ai mille ans : je ne sais plus vraiment

La force de mon âme… ou la sève’ dans mon sang…

 

Je vis encore…

 

Je n’entends plus beaucoup : ça pourrait être pire !

Je souffre assez, pourtant ! J’espère et je respire…

Je veux aimer ! toujours ! Aimer qui ? Mais comment ?

Tant d’amis sont partis ! Qui reste maintenant ?

 

Sur l’écran de télé je vois « tourner le monde »…  

‘Y’a du « charme moderne » et là, des drames’ qui grondent !

‘Y’a des trames’ compliquées… des gens désemparés…

Pour mieux communiquer, on cherche à s’isoler !

 

Il y’a l’informatique et la « haute technique » ;

Puis la science’ détournée… les armes « diaboliques » ;

Les meurtres sans raison, le bonheur « à tout prix » !

On veut sa liberté mais sans la partager !

 

‘Y’a comme’ des crises’ de foi… moins de « desserte » aux messes ;

’Y’a des bibles sans croix… de la recette aux caisses !

Cette époque est troublante et dans mes souvenirs

La place est trop remplie pour bien la contenir…

 

Je vis encore ?

 

J’ai eu des jours de paix, de fortune ou de « veine »,

Des douleurs et des peurs ! J’ai eu des jours de peine !

Pour les autres’ et pour moi, emmêlés tour à tour,

Oui ! les mêmes’ faux discours et les mêmes’ maux d’amour…

 

La vieillesse, elle’ vous gagne au fil des très longues’ vies

Où la jeunesse aussi se perd en nostalgies !

J’ai posé quelquefois comme en face’ d’un miroir

Pour un dernier cliché que j’offre à mes tiroirs…

 

Ça m’a pris tant d’efforts à vouloir que s’effacent

Les marques d’amertume ou bien du temps qui passe :

Rien n’efface un regret qu’on veut bien conserver…

Pour toutes’ nos déceptions, ‘y’a d’l’espoir à sauver !

 

Si le temps m’a repris les couleurs d’un autre âge,

Il me reste’ malgré tout, par-delà mon visage,

Les traits de cette enfant qui est là dans mon cœur

Et puis sa belle’ pudeur et… sa tendre douceur :

 

Je vis encore !

 

On ne change’ bien souvent que de simple apparence

Et parfois l’apparence est si proche’ du silence

Qui ne dit rien de trop, qu’il faut juste écouter

Pour un peu discerner ce qu’il va murmurer…

 

Mon univers aussi s’est recouvert de roses :

Sous les pierres’ qu’on fleurit, tant de bonheurs reposent !

J’ai vu quand ils sont nés ! ils sont toujours présents,

Ces soleils d’autrefois, quelque part comme avant !

 

Et j’avance à pas lents vers la fin de l’histoire

Qui m’entraîne avec elle en trompant ma mémoire :

Le passé se « dilue » au soir de nos destins

En souvenirs blafards, en pâleurs du matin !

 

C’est la tempête’ du temps, qui passe et nous secoue,

Qui trace’ le fil des ans, le casse ou bien le noue…

Et j’ai l’âge’ de mon sang… Je ne sais plus pourtant

Si j’existe ici-bas, ailleurs ou maintenant…

 

Je vis encore…   

 

Je vois plus mal les gens, j’écoute et je respire

La musique’ de ces mots que me dit leur sourire…

Et j’aime’ toujours autant ce que j’aimais le plus :

Ce qui pouvait me plaire ou, même’, qui m’avait plu !

 

Au détour de mes jours, dix-mille’ fois je suis « morte »

Pour renaître à l’amour… car la même’ foi me porte !

La mort, qui m’attendra, me prend comme un tourment…

Pourtant je n’y sens rien de vide ou d’inquiétant.

 

Et j’avance’ pas à pas à travers mes « souffrances »…

Plus mon passé grandit et plus je pleure’ d’absences…

Plus on souffre de nuits, plus les jours semblent courts…

Plus nous quitte’ront d’amis, plus nous manque’ra d’amour !

 

Et moi je vis sans eux la suite’ de leur histoire…

Ce n’était pas choisi mais il m’a fallu croire

Au mal de leur silence, au mal de leur départ,

Au mal de nos adieux ! (avant de les revoir ?)…

 

Je vis toujours…

 

Oui ! j’avance’ lentement et le temps va si vite !

On vit avec le monde et soudain on se quitte !

J’ai perdu « tous les miens » au fil de tant d’années ;

Ils sont sur mon chemin : ils peuplent mon passé !

 

Et je suis ce qui reste’ de notre chère’ famille :

Un témoin de lumière où les ombres fourmillent…

J’avais donné la vie à mes enfants chéris !

J’ai tant aimé leur vie… La mort me les a pris !

 

Je revois leur berceau et j’imagine’ ma tombe :

Un nouveau jour se lève et ce soir, moi, je tombe

Sur les genoux ! Je suis comme un bouquet fané ;

Une’ gerbe’ dédicacée « au présent dépassé » ! 

 

Peut-on nous oublier ? La mort n’oublie personne !

Quand un cœur ne bat plus, bah ! c’est que son heure’ sonne !

Si je veux « respirer », il y’a bien des raisons :

Je dois cueillir les fleurs de mes dernières’ saisons…

Et puis je m’en irai vers mon autre maison

Que je devine au loin, là… derrière’ l’horizon !

 

Ça viendra juste à temps ; ça viendra juste à l’heure…

Sous mes bouffées de larmes’, j’imagine et je pleure

Pour ceux qui ont souffert de m’avoir vue souffrir

Quand ils ont dû partir vers un « autre avenir »…

 

Je vis encore !

 

La source de ma vie a coulé jusqu’ici…

Jusqu’aux lueurs du soir… dans ma mémoire aussi !

Combien de ceux que j’aime ont touché l’« autre rive » ?

J’attends encore un peu… J’écris la fin du livre…

 

Ma porte est grande ouverte,

Je me tiens déjà prête…

Si ce n’est pas urgent,

Il me reste le temps,

Quelque part dans le ciel,

De croiser mon soleil :

Je suis encore ici

Presque au bout de ma nuit !

Même avec un sourire,

Qui peut me retenir ?

Et malgré ma misère,

Du haut de la lumière,

Attendez… car je vis !

Attendez-moi !!! J’arrive !

Quelque part ou ici…

Attendez que j’arrive !      

                                 

 

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Rédigé par JeanPierreB

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