JE TE PARLE...

Publié le 21 Août 2019

JE TE PARLE...

A mon fils…

 

 

J’lance’ mon âme’ vers le ciel et j’ai des larmes’ qui tombent !

Si je parle’ de ma mort, n’imagine’ pas une’ tombe…

 

Pense’ plutôt à la vie qu’on vivait tous les jours !

Ne crains rien de la nuit qui s’achève en plein jour !

Pense aux jours qui se lèvent’ ! Pense encore à l’amour

Qui n’en finira pas de nous relier toujours.

J’ai perdu mon sommeil pour trouver mon soleil !

J’ai perdu pour gagner ! J’ai gagné des merveilles !

‘Y’a des combats sur terre’ ; des misères’ ici-bas !

Bats-toi contre un malheur qui combat contre toi !

Bats-toi contre la peur ; bats-toi avec ta foi ;

Celle’ qui fait croire en soi ; celle à quoi tu as droit !

J’ai vu tant de naufrages’ au cours de mon voyage ;

Je t’écris ce message’ sur un autre rivage !

Au bout de nos erreurs on voit des jours meilleurs ;

Au bout d’un long tunnel, le vainqueur, c’est ton cœur !

On a des années sombres’ ou des regrets sans nombre

Et puis des éclaircies pour dissiper les ombres.

On a l’âge’ du courage’ ; le courage’ de son âge ;

On a plein de sillages’ gravés sur son visage.

Le temps n’est qu’un passage’ qui nous conduit ailleurs…

A l’heure où tout s’arrête’, ce n’est que lui qui meurt ;

Ce n’est que toi qui pleures’ ton passé trop passé,

Perdu dans la douleur d’un bonheur dépassé !

Il y’a des gens qui restent’ et certains qui s’en vont ;

Il y’a des pièces’ désertes’ qui pèsent’ dans ta maison ;

C’qui n’remplit plus ta joie alourdit ton chagrin !

Tu peux souffrir de froid quand ton foyer s’éteint 

Et soudain tu comprends qu’une étoile est filante

Quand elle’ part loin de toi et qu’elle’ n’est plus présente.

Mais il y’a des matins, des aurores’ boréales 

Où tu trouve’rais normal un ave’nir idéal !

 

Si j’te parle’ de ma mort, c’est pour que tu l’oublies !

On a moins de remords, une’ fois qu’on s’est tout dit !

 

On se sent bien plus fort quand on s’est mis d’accord

Sur les choses’ essentielles’ auxquelles’ on pense’ d’abord.

Ce qui change’ ton décor ne change’ra pas ton corps

Bien qu’en quittant ton corps tu change’ras de décor !

Mon Dieu ! c’est difficile’ de laisser ceux qu’on aime,

Surtout quand ceux qu’on aide et qu’on aime’ sont les mêmes :

J’aurais voulu encore’ t’apporter mon soutien ;

Si je n’suis pas trop loin, c’est que tu t’en souviens !

Pense à tous ces moments où on était vivants,

Plus vivants que jamais ! Ces moments émouvants !

Comme’ je pense’rai à vous, compagnons sans répit :

A ta maman et toi ! aux étoiles’ de ma vie !

Et je n’oublierai pas ce qui est cher sur terre :

Ce qui nous rend plus pauvre à mesure’ qu’on le perd !

Une amitié sincère ou l’Amour véritable ;

Tout c’qui paraît durable est parfois vulnérable :

La présence ou l’absence’ ; l’espérance ou la chance…

On vit l’éternité comme en état d’urgence !

On ne voit le réel que sous son apparence !

Quel malheur doit finir pour qu’un bonheur commence ?

Le monde a faim d’histoire ! Est-ce’ qu’il veut voir sa fin ?

On la compte en années ? En secondes’, c’est combien ?

Qui vivra chaque instant comme un dernier soupir ?

Si les jours nous rattrapent’, à quoi sert de courir ?

On s’approche’ de demain en s’éloignant d’hier ;

Est-ce’ que demain n’est rien qu’un présage éphémère ?

Demain, c’est le futur qui s’échappe à jamais 

Comme’ l’horizon s’éloigne au moindre pas qu’on fait !

Sauf au dernier moment, juste à la dernière heure,

Dès que le temps bascule… et qu’il nous mène ailleurs !

 

Je te parle’ de la mort et n’y vois pas un drame…

Ne cherche plus mon corps… mais cherche encore’ mon âme !

 

 

 

Autre blog : http://jean-pierre-aimer.blogspot.fr/ 

 

JE TE PARLE...

Rédigé par Jean-Pierre B

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