Publié le 2 Septembre 2014

VINGT ANS

Vingt ans !

 

Vingt ans de vie, les racines’ plongées dans le passé

De tes douleurs, de tes joies, tes chagrins… tes rébellions qui sont légion !

Vingt ans de souvenirs,

De cœur rebelle’ dans les nuages’ ou blessé de peurs insensées ;

Vingt ans de voyage’, parfois en cage, et de naufrages’ aussi, écrasés par ce joug qui te dit sa pression ;

Qui « te fait impression » :

« Contrariétés et passions »…

Vingt ans pour contester, protester !

Vingt ans à ne rien lâcher

Ou bien, tout ! par à-coups,

Tout d’un coup…

Mais vingt ans à exister !

Vingt ans de Liberté !

Et puis vint

Tant de libertés, tout à coup !

VINGT ANS ! Être libre…

Et puis vivre !

C’est moins évident lorsqu’on voit s’éloigner la rive

Et ses parents…

C’est moins rassurant quand on n’a plus la main dans leurs mains,

Pour aller vers demain…

Vingt ans et le reste à écrire’ soi-même : on devient son seul auteur,

Sans correcteur…

Comment être cet adulte… avec un cœur d’enfant ?

Comment n’être pas déçu ?

La vie est pleine’ de déceptions quand on est juste

« Tombé du Ciel »…

Comment choisir son Soleil quand on n’est pas un « ange’ déchu »,

Mais un ange’ quand même’ comme un frère’ l’aura vu,

Si fier de te connaître ;

Heureux simplement d’être

Ton frère

Pour t’aider à t’aimer

Et t’aimer lui-même.

Et voici vingt ans que je t’offre humblement mon soutien

De loin…

De trop loin pour que ce soit juste

Bien !

Vingt ans de moins ?

Moi, j’oubliais mon âge :

Je devenais ce soutien

Pour toi !

Ce ne fut pas un sacrifice :

Tu aurais pu être mon fils !

C’est vrai qu’à peine un peu moins loin

Je me suis vu soudain

Devenir papa à mon tour : c’était lourd !

Plein d’Amour !

Pour la première’ fois !

Et je serrais un petit bout de vie,

Un « p’tit bout d’chou »,

Comme un cadeau de Dieu, si précieux !

Comme’ celui que tu restes’ aussi, un peu !

Un jour, tu le comprendras mieux !

Tu sauras que c’est merveilleux, des larmes plein les yeux !

Pense alors à ces jours radieux !

Je te souhaite’ de n’être jamais vieux ! Jamais grincheux

Ni trop sérieux

Mais assez sage’ pour garder comme un gage

Un petit peu de ce message,

Celui que je t’adresse ici :

« L’Amour n’a jamais d’âge et le bonheur est son rivage’ mais tant de vie ou de soucis en sont le prix… »

Je resterai à jamais ton soutien

Pour te guider de loin,

Te conseiller au besoin

Si tu veux bien !

Je ne serai jamais trop loin de ta pensée

Si je peux encore’ l’éclairer.

Merci de me garder toujours

Ce lien d’Amour

Comme’ je l’ai toujours fait pour toi

Même’ si ça n’se voit pas comme’ ça…

Depuis longtemps, c’est ça :

De ce bambin que tu étais

Jusqu’à cet Homme

Que tu deviens…

Que tu seras…

Et que tu es déjà…

 

Sois Heureux !

Fais de ton mieux…

Et ne sois jamais vieux…

 

« Pour tes Vingt ans » !

                                              

                       

         A Jean-Baptiste…

 

Autre blog : http://jean-pierre-aimer.blogspot.fr/ 

VINGT ANS

Voir les commentaires

Rédigé par JeanPierreB

Repost0

Publié le 1 Juillet 2014

 ESSAYER...

J’ai essayé d’aimer…

 

Ce jour-là, j’ai roulé avant un rendez-vous

Puis je me suis garé… je n’sais plus… n’importe où !

Comme un simple passant qui passe’rait dans la ville,

Égaré, j’ai passé des « quartiers difficiles » !

 

Un enfant près de moi m’interpelle un instant ;

Du regard il me parle et me crie : « Eh ! Attends ! »…

« Attends, Monsieur, attends… Attends ! Je veux te dire… »

Et je garde la suite et j’y mêle un sourire…

 

J’ai mis là tout mon cœur et j’ai reçu ses pleurs

En livrant ma pudeur aux assauts de sa peur

Et puis j’ai répondu par un geste facile…

Alors j’ai avancé vers son chagrin fragile !

 

Pour l’entendre et le voir et pour mieux l’apaiser,

En retard, j’ai souri au lieu de meffacer ;

Je n’ai voulu montrer que ma force tranquille

Ou ma paternité sincère et malhabile.

 

J’ai essayé d’aider

Ce petit cœur meurtri

Et, du cœur de ma vie,

Essayé de l’aimer !

 

Plus tard… ailleurs aussi… j’ai vu des sans-abri

Engoncés dans leurs mailles’, assis sur des parvis.

L’un d’eux m’a dit : « Pardon ! Z'auriez pas une’ p’tite’ pièce ? 

C’est surtout pour mon chien et c’est pas pour ma caisse ! »…

 

J’ai donné de l’argent, j’aurais voulu faire’ mieux !

Et surtout me poser et puis l’entendre un peu !

Il avait tant à dire et au pire, sans paroles,

Il versait des soupirs aux effluves’ pleins d’alcool…

 

Je n’ai pas bien compris ses mots tout embués

Mais j’ai senti son mal et son âme emmurés !

Puis j’ai ouvert les yeux sur son cri de détresse

Et penché mes pensées vers son puits de tristesse…

 

Il m’avait bousculé, je n’avais rien prévu !

Lorsqu’à le regarder, je me suis reconnu

Être humain avec lui ! vulnérable sur terre,

Arpenteur étonné de ce monde éphémère…

 

J’ai essayé d’aimer

Ce pauvre corps transi

Et, du bord de ma vie,

Essayé… de l’aider !

 

Un jour j’ai vu ma mère avoir soudain vieilli

Sur un lit de misère et de douleur aussi ;

Sa jeunesse était claire au fond de ses sourires

Et pourtant si lassée d’avoir tant à souffrir !

 

Mais la dame’ qui m’accueille avec tant d’émotion,

C’est bien celle’ qui regarde arriver son garçon

Sans pouvoir lui parler au seuil de sa souffrance,

Après s’être acharnée à sortir du silence…

 

Elle’ qui m’aura donné un jour d’être bien né,

Qu'a-t-elle à pardonner dans son cœur éprouvé ?

Ne sachant plus compter le temps de la distance,

Elle a pu détester celui de mon absence !

 

Si mon père a tout su depuis son au-delà,

Il a su que j’ai fait « de mon mieux » ici-bas

Ce qui m’était possible ou que je devais faire,

En apportant mes rêves’ aux jardins de la terre :

 

Il m’a fallu laisser

Des parents pour la vie…

Mais je n’ai pas fini

De vouloir les aimer !

 

Hier j’ai pris mon fils entre mes bras et puis

Je lui ai dit mon choix de l’avoir accueilli ;

Que de faire avec lui quelques pas, c’est ma chance

A jamais de le voir créer son existence

 

Et que je serai là, oui ! dès qu’il lui manque’ra

Le soutien d’un papa pour mener son combat !

La vie n’est pas facile et j’en sais des blessures !

Et j’ai pris sur moi-même afin qu’il se rassure…

 

Alors je lui redis sans fard tout mon amour

Et l’infini souhait que ce soit « pour toujours » !

Je n’ai pas vu la neige’ qui tombait sur mon âge

Mais je l’ai vu « pousser le sien », de page en page…

 

A peine est-il venu m’éblouir aujourd’hui,

Qu’on est déjà demain ! que la vie me l’a pris !

Il avance… et je sais que parfois il m’appelle !

Son enfance est partie avant qu’il se rappelle

 

Que j’ai juste essayé

De l’aider jusqu’ici

A se construire aussi :

Essayé de l’aimer !

 

Et puis, ma belle amie et puis, ma tendre épouse,

Aussi forte est l’envie que je garde, aussi douce,

De la combler de joie pour qu’elle existe heureuse

A jamais près de moi et encore amoureuse !

 

Sans jamais renoncer,

Vraiment j’ai essayé

 

De connaître le Ciel avant l’heure avec elle !

Et si ce fut un leurre’, c’est tout juste une’ merveille

Lorsqu’un jour deux âmes’ sœurs se rassemblent’ et s’assemblent

Pour nourrir un bonheur et le goûter ensemble !

 

Sans jamais renoncer,

J’ai vraiment essayé !

 

Un jour, j’aurai un âge où les jours sont plus lourds,

Un âge’ qu’on nous dit sage où, si je vis toujours,

Je penserai très très fort aux années écoulées…

A ces richesses’ qu’on sait, après qu’elles’ sont passées…

 

Quand je n’aurais gagné que le poids qu’on en tire,

Je veux juste garder la folie de me dire :

 

« Sans l’avoir regretté...

 J’ai essayé d’aimer ! »…

 

Un beau jour à mon tour je devrai m’en aller

Comme’ l’ont fait malgré eux ceux qui nous ont quittés !

 

Je ne sais toujours pas le moment ni même où

Mais je sais que déjà m’attend ce rendez-vous…

Alors, humble et mortel, je dépasse’rai les villes

Pour atteindre’, oh ! loin d’elles’, des « jardins plus tranquilles » … 

 

Si l’amour a des ailes

Et peut nous emporter,

Je n’aurai plus besoin

D’y penser comme on croit…

Alors… simple mortel,

J’aurai juste essayé

D’aimer un peu plus loin

Simplement qu’ici-bas !

D’aimer… en vérité !

J’aurai juste essayé !

                  

 

                                      A l’Abbé Pierre…

                                             

Autre blog : http://jean-pierre-aimer.blogspot.fr/ 

 ESSAYER...

Voir les commentaires

Rédigé par JeanPierreB

Repost0

Publié le 1 Juin 2014

LES FLEURS DE L'ÂGE...

Les fleurs de l’âge…

 

Toute une’ vie d’homme à raconter… c’est comme’ une’ terre… à partager,

Sur des voies qu’on a pu tracer qui, soudain, s’éclairent’ et s’entrouvrent :

C’est, dans la voix, quelques discours où, dans ce qu’on exhume, on trouve,

Avec des reflets, tout autour… le passé qu’on a traversé…

 

C’est tout un monde ensemencé par des mots qui le font surgir ;

Car une’ vie d’homme à raconter… c’est le terroir et la naissance…

Un héritage à déclarer, entre l’expérience et la chance…

Et le domaine, où récolter… quelques moissons de souvenirs…

 

C’est l’ancrage’ de tous les messages’… l’humaine… « Universalité »…

Un voyage à travers les âges’… un virage autour des nuages…

Et, parfois, c’est comme un naufrage… ou bien le tapage’ des orages…

Qui touche et ravage, au passage’, les étoiles’… qu’on a pu semer…

 

On sent bien comme une’ faille au sol, on défaille un peu, en parlant…

On cherche à calmer sa boussole… On voudrait… s’abriter des larmes…

Et, pourtant, si des larmes pleuvent’… c’est que les drames’, oui ! ça désarme ;

C’est que les épreuves’ vous émeuvent’…  lorsque vous ne faites’ plus semblant !

 

On n’oublie jamais le parfum des bonheurs qu’on a vus fleurir,

Ni la joie d’avoir pris la main qui rejoint la main que l’on donne…

On a besoin d’entendre encore’… quand on n’a plus rien… ni personne…

Que, même au-delà de sa mort… un amour ne peut pas finir !

 

On emporte, avec soi, des bouquets de pensées,

Et des années fanées… par le temps… dépassé…

La rosée dans le cœur, les chagrins qu’on devine…

Des lauriers, quelquefois … et, toujours… des racines !

 

On voudrait cacher sa pudeur… et garder son jardin secret,

Où ne s’éteint pas ce qui meurt… où résistent quelques blessures…

Où les douceurs côtoient les maux, entre les lignes’ et les ratures,

Comme un grand miroir, en écho… de tant d’espoirs… et de regrets !

 

J’aurais pu craindre les déserts… où mes repères’ ont disparu…

Où c’est moi-même que je perds, au beau milieu de cette absence…

Et dans un univers de pierres’… où s’étale un champ de silence…

Je pourrais cueillir des prières’… en invoquant ce qui n’est plus…

 

Dans ce désastre… ou la folie d’un terrain qui serait miné…

Comme en territoire ennemi, lorsque l’adversité fait rage…

Au milieu des forêts de ronce… on passe’ ! Mais combien de courage

A su m’apporter sa réponse, en me rendant ma liberté ?

 

Tu étais, Toi, ma Rose’ précieuse… et bien la plus belle’ de mes fleurs…

Et j’ai voulu te rendre heureuse… avant que la nuit ne t’efface…

Aujourd’hui, tu pourras dormir… je suis là ! Je garde ta place…

Et tu vas cesser de vieillir : désormais, tu vis dans mon cœur !

 

Je suis dans ce jardin si beau… qu’on a cultivé, toi et moi…

Où tu me manques beaucoup trop, alors je te reparle encore,

Avec un amour infini, afin que jamais le mot : « mort »…

Ne se lise à côté de lui… ou bien ne se dise… de Toi !

 

Si… on garde, avec soi, des bouquets de pensées,

Et des années meurtries… par le temps… dévasté…

Ou, parfois, des blessures, des chagrins qu’on devine…

On pourrait tout renier… mais jamais ses racines !

 

Je n’oublierai pas le matin, où notre histoire a vu le jour…

Ni la joie d’avoir pris ta main, ni ce lien… que l’amour nous donne…

Et j’ai besoin d’apprendre encore’… qu’il nous a reliés, comme’ personne :

Qu’en triomphant d’un triste sort… un bonheur peut toujours grandir !

 

Et puis… j’ai  admis… sans remords… et puis, j’ai compris… sans mentir…

 

Oui… qu’une’ vie d’homme à raconter…

C’est un discours lourd à tenir,

Où les voies qu’on croyait fermées,

Se libèrent’, soudain… et se rouvrent ;

Que tout au bout de tant de jours

De nos vies pleines’… on redécouvre,

Là, dans le fond de nos cœurs lourds…

 

Avant le terme du voyage,

Au grand jardin des souvenirs…

 

Et, pour finir,

Les fleurs de l’âge !

 

On a besoin de croire encore’… quand on n’a plus rien… ni personne…

Que même au-delà de nos morts… un amour… ne peut pas mourir…

Toi, tu étais ma Rose’ précieuse… Aujourd’hui, tu peux bien dormir…

J’ai tant voulu te rendre heureuse… et mon espoir, je te le donne :

 

… « A bientôt, mon Amour…

A jamais… et toujours…

A bientôt, mon Amie…

Rendez-vous… juste ici…

Mais si jamais rien ne finit…

Rendez-vous dans une autre vie ! »

 

Autre blog : http://jean-pierre-aimer.blogspot.fr/ 

LES FLEURS DE L'ÂGE...

Voir les commentaires

Rédigé par JeanPierreB

Repost0

Publié le 25 Mai 2014

LE MÊME UNIVERS...

Le même univers…

 

Un mot griffonné au stylo… à son chevet… sur un post-it…

Qui lui dit : « Chéri !  Dors bien vite… On va se revoir, là, tout d’suite ! »…

A côté de ses draps froissés… au bout d’un sommeil agité…

Il découvre, au petit matin… encore un jour… à oublier…

 

Le soleil du réveil de l’aube a pu traverser les persiennes…

Mais pas la vie, pas sa vie même’, qu’il ne perçoit plus comme’ la sienne…

Il a du mal à se lever… puisqu’il n’a rien pour le porter…

Comme hier… dont il était fier ! Pourtant, le réveil a sonné…

 

La radio serine un refrain : rien de serein… toujours le même

Embarras de n’importe quoi ! Et, sur un ton toujours amène,

Un « bel entrain préfabriqué » de quelques mots alambiqués,

Résonnent’ tell’ment d’atrocités, dans un flot de banalités…

 

Il n’entend rien ou bien assez… de ces litanies officielles…

Et pour lui, l’actualité… c’est la routine habituelle !

Il sert un thé… ou du café… qu’il n’a plus envie de sucrer…

Pour mieux s’en imprégner, sans doute… et, âprement, s’y retrouver…

 

Il s’est assis dans la cuisine… où la pendule égrène’ les heures…

Il entend des pas s’approcher… mais il sait bien que c’est un leurre !

Il doit sortir… la vie l’appelle et puis, son sort attend dehors…

Sous les lanternes’ ou sous la grêle… Il ne fait plus cas du décor !

 

Il faut bien vivre : on lui a dit… que si plus rien ne l’émerveille…

« Un beau matin tout resplendit… quand on ressent des joies nouvelles ! »…

La météo serait maussade ? Il ne l’a même’ pas consultée !

Il ne part pas en promenade’… C’est une envie qui l’a quitté !

 

On ne vit pas toujours dans le même univers,

Le regard un peu court pour atteindre demain

On a parfois besoin d’un peu plus de lumière…

Mais on peut s’égarer… dans ses nuits de chagrins !

 

Il se surprend à espérer, avant d’avancer sous la douche…

Il voudrait presque s’évader, devant le réel qui le touche…

Le poids qui pèse’ trop sur ses heures’a plutôt le goût des sanglots…

Il les connaît par cœur, ces pleurs… qui l’ont poursuivi sans repos…

 

Un mot griffonné au stylo… sur l’agenda : il doit faire’ vite !

Il ne sait plus vraiment faire’ ça : dans tous les rêves’ où il s’abrite,

Le temps a fini de couler ! Il n’est jamais très agité…

Mais au volant, il est pressé… Ce poste, il veut le décrocher !

 

On lui a dit : « Soyez à l’heure ! »… A l’heure ? Il veut bien… mais laquelle ?

Celle’ où il vivait à côté d’elle… ou mieux… à l’heure’ de son bonheur ?

Il voulait tant la rendre heureuse… Et rien n’a su l’en détourner…

Ni Sa décision orageuse… ni d’avoir pu la détester !

 

En fera-t-il enfin… assez ?  Croit-il rouler vers la victoire…

Pour oser juste imaginer… le renouveau de son histoire ?

Ses larmes viennent’ et puis s’en vont… il devra cacher son cœur gros…

Et les balais sur son pare’-brise, essuient la pluie comme en écho…

 

Quelle autre vie a-t-il rêvée ? Il n’en avait pas de rechange !

Est-il vrai que tout peut changer ? Est-ce’ que soi-même, un jour, on change ?

Avait-il trop peu essayé de devenir un homme’ parfait ?

Est-ce’ que son esprit déjouait ce que ses espoirs promettaient ?

 

Oui… mais l’argent, ce « grand seigneur », il en manquait pour être un prince

Charmant pour l’élue de son cœur… Alors, ses chances’ étaient bien minces…

De satisfaire à ses désirs d’un quotidien mieux que banal !

Il pensait ça, hier encore, en se penchant sur le journal…

 

Oooh ! est-ce’ qu’on vit toujours dans le même univers,

Quand on a les pieds lourds pour aller vers demain ?

On pourrait bien chercher un peu plus de lumière…

Mais on doit remonter le courant des chagrins !

 

On lui a donné rendez-vous : pour un emploi très accessible…

Et soudain, il pense, après coup, que tout redeviendrait possible !

Il a concocté un dossier « à faire éclater… du béton » !

Pendant l’entretien, il s’est vu… comme’ l’homme’ de la situation !

 

Il est rentré… refait du thé… Il a même un flash adorable…

Mais, soudain, tout s’est arrêté : il n’y’a qu’un couvert sur la table…

C’est pour elle, après ces années, encore’ pour elle’ qu’il veut rêver !

C’est pour elle’ qu’il a résisté… pour elle’, qu’il n’a pas renoncé !

 

Il va revoir à la télé, tout ce qu’aura vécu le monde…

En ce jour où l’éternité, pour lui, se mesure en secondes…

Il s’est assis devant l’écran… qui ne lui fait écran pour… rien…

Et ce que l’écran lui apprend, lui paraît trivial, ou lointain,

 

Si loin de lui, mais si loin d’elle’… puisque rien ne remplit le vide,

Où sa place est inoccupée… puisque ce vide est trop aride…

Que tant d’efforts, pour lui parler, sont restés tristement réduits

Au silence, avant d’échouer… comme un cri dans l’encre des nuits…

 

Et puisqu’à côté, près de lui, la place est libre et désertée…

Que l’absence alourdit le poids des années qu’ils ont partagées ;

Que vivre un deuil est impossible à moins d’avoir admis la mort

De ce qu’on croyait immortel ; puisque Sa place existe encore !

 

 Quelques mots tracés au stylo… à son chevet… sur un post-it…

Lui ont dit : « Chéri !  Dors bien vite… On va se revoir, là, tout d’suite ! »…

Des larmes coulent’ et vont sécher : il voudrait cacher son cœur gros !

Des larmes coulent’ ou vont couler… Il n’a toujours… que ce fardeau…

 

Comme… il n’a plus qu’un oreiller… pour étouffer quelques sanglots !

 

Si l’amour suit des voies qu’on aurait pu tracer…

Si l’absence a le poids… de nos parcours manqués,

 

Comment vivre sans mal… dans un même univers…

Et comment traverser des années solitaires,

Quand on s’est égaré dans la nuit des chimères…

Où les chagrins sont lourds… pour la vie qu’on y perd ?

 

Mais chercher la clarté… d’un grand bain de lumière…

Où l’amour peut quitter… ses habits de misère !

Et puis se révéler au plus près de soi-même…

Alors, tout bousculer… et se redire’ : « Je t’aime ! »…

 

Autre blog : http://jean-pierre-aimer.blogspot.fr/ 

LE MÊME UNIVERS...

Voir les commentaires

Rédigé par JeanPierreB

Repost0

Publié le 25 Mai 2014

A DOMINIQUE...

Le cœur lourd de silence…

 

Te souviens- tu ? Château-Gontier… sur les pavés… et puis Laigné…

Sable et pastels, à Berck … cimes’, à la Condamine…

Des retrouvailles’, en prime, à Port-Grimaud-marine…

Et le soleil, sur les sentiers… et puis… de l’herbe à nos souliers ?

 

La découverte et les voies vertes’ : hier ouvrait notre avenir

Et sa force était nôtre… autant que ses promesses…

A deux pas d’aujourd’hui, je cueillais ta tendresse…

Au cours de nos longues’ promenades’… les mille éclats de tes sourires…

 

Se souvenir ou se mentir… que faut-il faire ? Il faut choisir

Entre deuil et désir… d’une illusion perdue,

L’oreille au téléphone ou les yeux dans les nues,

Y croire encore ou renoncer… se ressourcer ! Ou se tarir…

 

Un beau jour, je t’ai rappelée… et j’ai entendu dans ta voix

Un déni d’autrefois, comme en déliquescence…

Un aveu malheureux de fausse indifférence…

Où plus rien ne me semblait juste… en vérité, digne de foi…

 

Je n’ai rien perçu que, d’abord, le défi de ton renonce’ment

Moi, qui rêvais, si fort, d’une infime embellie !

Ton cœur bat comme’ le mien… à deux pas de ma vie…

Et le ciel qu’on a parcouru ne peut pas s’effacer vraiment…

 

 

Au pays des chagrins sans nombre, on peut vivre caché, longtemps…

Sous le poids du silence écrasant de l’absence,

Qui nous remplit de vide, aussi loin qu’on y pense…

Et notre bonheur prend des rides’… en s’écorchant au fil des ans…

 

 

Il n’y’a pas d’ombre sans lumière… et le soleil était si clair !

Tu n’as pas vu l’été… que portaient nos tendresses…

Dans ta communauté, devenue forteresse…

Et dont mon amour a souffert, lui, qui te restait tout offert…

 

J’aurai bien appris qu’un hiver pouvait s’abattre au mois de mai…

Sur ma campagne en fleurs, que tu ignores’, en ville…

J’ai pris le temps des pleurs, pour te laisser tranquille

Et tout mon reste d’espérance, afin de regagner ta paix…

 

Mais si tu renies dans ta vie cet élan de fraternité…

Qui doit régner pourtant dans ton îlot de frères…

Qui t’attend en partage… ou t’appelle, en prières…

Est-ce’ que tu peux toujours capter… la beauté de sa vérité ?

 

On pourrait tenter l’impossible… et se fourvoyer tant de fois !

En touchant le soleil, on se croit intouchable…

Et ta fuite… ou ma nuit… sont des puits redoutables,

Où plus rien ne me paraît juste… en vérité, digne de toi…

 

Car malgré ta distance, immense, il m’a semblé si évident

Ce lien qui était nôtre, en échange, en paroles…

Et nos joies, parmi d’autres… et ce choix d’une école,

Où chacun prendrait la lumière, pour mieux s’y voir… modestement…

 

 

Au pays des ombres sans nombre, on pourrait se fâcher, longtemps…

Le cœur comme interdit, reclus dans une absence,

Qu’on a creusée trop vite, aussi loin qu’on y pense…

Et sa rigueur nous fait des rides’… sous le fil insistant du temps…

 

 

J’aurais pu vouloir te maudire… et, pourtant, j’ai banni ce choix…

Ton départ prend ma vie, mais pas mon existence…

Le cœur plein d’indulgence, au regard de l’outrance,

Il me faudra tout rebâtir, de ce qu’on voulait… toi et moi…

 

Il me faudra tout rebâtir… et, vois-tu, c’est juste mon droit…

 

Te souviens-tu… le long des berges’… nos belles’ balades’… et les auberges ?

Le soir venu, nos rendez-vous et nos repas, tirés du sac ?

Sur les sommets, le vent des cimes’ et les embruns et le ressac…

Et ce projet près d’un verger… dont le souvenir me submerge ?

 

 

Il me faudra tout rebâtir ! Tu sais bien : c’est mon juste choix !…

 

Il nous faudra tout rebâtir ! Mais plus loin… que pour toi et moi…

 

 

Autre blog : http://jean-pierre-aimer.blogspot.fr/ 

A DOMINIQUE...

Voir les commentaires

Rédigé par JeanPierreB

Repost0

Publié le 29 Mars 2014

C'N'EST PAS VRAI...

 

C’n’est pas vrai qu’on ne revient pas…

 

C’n’est pas vrai qu’on ne revient pas !

J'en ai vu qui ont fait le pas…

Et qui ont… rebroussé chemin…

C’n’est pas vrai que « nul ne revient » !

 

On saura qu’on se tient la main,

Juste ici… mais pas aussi bien…

Qu’on voudrait, si on le pouvait…

Puis qu’un jour… tout ça disparaît…

 

Et puis là… qu’on ne tient plus rien

D’un passé, qui reste trop loin…

Que demain demeure incertain,

Tout au fond d’un cœur qui s’éteint…

 

Mais, pourtant… ces puits de lumière !

Et pourtant… quoi ?… Ces pures’ clairières…

Entre espace et temps suspendus…

Tant de gens les ont aperçus !

 

Tant d’aveux et tant de récits

Nous l’auront appris jusqu’ici…

Leurs auteurs, revenus d’ailleurs…

Témoignant, là, d’un monde’ meilleur !!!

 

C’n’est pas vrai qu’on ne revient pas…

On revient pour un au-revoir…

On envoie des signes d’espoir…

C’n’est pas vrai qu’on ne revient pas…

 

On est tous un peu voyageurs,

Du berceau à la dernière heure !

On connaît… toujours, tôt ou tard,

Un départ ou un dernier soir…

 

Mon aller transi puis ravi

Sera juste, à travers la nuit,

Un passage vers l’infini,

Puisqu’un jour, ici, tout s’enfuit…

 

Mon amour fera mon retour…

Dans les fleurs… le bonheur autour…

Un sourire ou une éclaircie…

Dans les airs… un souffle de vie !

 

C’n’est pas vrai que « nul ne revient »…

On sait bien qu’on se tient la main

Jusqu’ici ; qu’on a peu de temps…

Pour y croire’ jusque… éternell’ment…

 

On partage un peu d’expérience,

Entre science et frêle insouciance…

On nourrit d’autant d’espérance,

Le cœur lourd de cette existence :

 

C’n’est pas vrai qu’on en finit là !

On ne voit jamais par hasard…

Arriver des signes d’espoir…

C’n’est pas vrai qu’on en finit là !

 

J’ai croisé des regards heureux

Plus sereins qu’un matin radieux…

Parce qu’ils avaient rencontré…

Tant d’Eclat qu’on ne peut nommer…

 

Le néant nous a trop menti !

C’est un leurre… où l’on s’engloutit ;

L’Au-delà ne nous vole rien

De nos amours et de nos liens :

 

Ce serait un monde à l’envers,

Et le Ciel tiendrait de l’enfer,

S’il devait soudain nous priver

Des bienfaits… qu’il peut inspirer…

 

On sait bien qu’on se tient la main,

Juste ici… mais pas aussi loin…

Qu’on voudrait, si on le pouvait…

Puis qu’un jour… chacun disparaît…

 

C’est ainsi que tu es parti…

Mais je crois que rien n’est détruit…

Et le grand sommeil, où tu dors,

Est le plus vivant des décors…

 

C’n’est pas vrai que tout finit là !

A travers tes signes d’espoir,

J’ai pu lire’comme un « au-revoir ! »…

C’n’est pas vrai que tout finit là !

 

Ton amour a fait son retour…

Dans les fleurs… le bonheur autour…

Ton sourire est juste parti…

Retrouver… sa source de Vie,

 

Où je crois que tout nous attend…

Où je crois… que tout nous attend !

 

Mais je crois qu’on se tend la main,

Pour pouvoir… suivre le chemin…

Pour se voir… lorsqu’on le pourra…

Puis qu’un jour… ce moment viendra…

 

Et demain, si tout semble loin…

Aussi loin qu’on n’y voit plus rien…

Par-delà nos aveuglements,

Tout là-bas… tout au bout du temps…

 

Dans un monde sans plaie ni larmes,

Où la peine a rendu les armes…

Au jardin des chagrins perdus…

Là où rien ne manquerait plus…

 

Dans l’espace… infiniment grand…

Jusqu’au fond de nos sentiments

Et si près de nos cœurs battants…

Moi, je crois… que tu nous attends…

 

 

Si c’est vrai qu’on suit le chemin

Aussi loin qu’on n’y peut plus rien…

Qu’on voudrait se revoir, déjà,

Tell'ment fort… que ce jour viendra…

Juste au seuil de l’instant présent…

Dans l’Amour… comme infiniment…

Et si près de nos cœurs… vraiment…

Moi, je crois… que tu nous attends…

 

Ici-bas, comme au bout du temps

Juste au seuil de l’instant présent…

Dans le fond de mon cœur… battant…

 

…Moi, je crois… que tu nous attends !

 

                                       A Raymond Moody... 

 

Autre blog : http://jean-pierre-aimer.blogspot.fr/ 

C'N'EST PAS VRAI...

Voir les commentaires

Rédigé par JeanPierreB

Repost0

Publié le 23 Février 2014

PRENDS SOIN DES ENFANTS...

Prends soin des enfants !

 

A quoi ça rime, un peu de vie qui reste à vivre ? A quoi ça tient ?

Si je m’écroule ou je faiblis, toi, promets-moi de rester bien !

Pour les enfants, fais ça, au moins ! Je serai là, quoi qu’il arrive !

Et souris-leur, mais sans chagrin : il ne faut pas que tu te prives !

 

On voudrait vivre… A quoi ça rime, un peu de vie qui nous retient ?

Si je me mine ou me déprime’, toi, promets-moi d’en rester loin !

Pour les enfants, ne gâche rien !

 

Dis-leur déjà tout cet amour que je leur porterai toujours !

Que le temps lourd, souvent, est court… puis, que le deuil succombe au jour.

Dis-leur ce qui n’a pas de prix : que, parfois, il faut qu’on devine

Le soleil au cœur de la nuit… les roses’ à travers leurs épines…

 

Et tout ce qui reste à aimer lorsqu’on aurait cru terminer

D’avoir à chercher, sans trouver, jusqu’où marcher et… s’arrêter !

Ce n’est pas clair si je m’obstine, à contresens de ma souffrance,

A rester fier et rester digne au-devant de leur innocence !

 

Dis-leur que mon silence est pur ; que je me tais pour mieux les voir ;

Que m’endormir sera moins dur avec les mots de leurs regards…

Je les emporte au fond de moi, simplement, je sens leur caresse !

Et s’il ne crie rien par ma voix, mon cœur explose’ de leur tendresse !

 

Pour nos enfants, je suis présent et puis… pour toi, comme autrefois !

Oh ! comme’ jamais, pour être franc : j’aurai besoin que tu sois là !

Je n’ai plus froid ! Je n’ai plus faim ! puisque j’y crois : c’est comme un rêve !

On dit souvent que, vers la fin, on connaîtrait ce genre’ de trêve…

 

A quoi ça rime une émotion qui n’a tort que d’avoir raison

De nous faire entendre, à quoi bon ? jusqu’à quel point nous nous aimons ?

C’est de l’or au creux de nos cœurs que nous avons, c’est : « être ensemble » !

Oui ! « le trésor des orpailleurs », c’est ce qui fait que leurs doigts tremblent !

 

Si je m’arrime à notre vie… toi, reste libre ! et prends leur main !

C’n’est pas un crime ! Ils pourront rire… entre les peines’ et les chagrins…

Je serai juste au bout du temps… mais près de toi, quoi qu’il arrive !

Et tu vivras pour les enfants : il ne faut pas que tu t’en prives !

 

On voudrait dire : « A quoi ça rime, un grand chagrin qui nous retient ? »…

Si je m’effondre ou me déprime’, toi, promets-moi d’aller plus loin !

Pour les enfants, ne lâche rien !

 

Dis-leur déjà, dis-leur toujours… que je leur donne’ tout mon amour !

Que le temps est lourd mais qu’il court ! et qu’on s’en libère un beau jour !

Dis-leur ce qui n’a pas de prix : que, sans le vouloir, on oublie

Les roses’ au travers de la nuit ou le soleil, après la pluie !

 

Ils vont grandir et c’est ainsi : je n’ai jamais abandonné

Le bonheur de les avoir pris dans mon cœur depuis qu’ils sont nés !

Ne leur dis pas qu’je suis parti… mais dis-leur que j’fais un voyage ;

Que j’resterai, comme aujourd’hui, leur otage et leur héritage ;

 

Juste un sourire à leur fenêtre’… juste un portrait qu’ils garderaient

Dans leur maison ! Alors, peut-être, ils ne feraient aucun excès

De conserver là, sous leur toit, la chaise’ privée de la présence

D’un invité qui ne vient pas… poser sa voix sur leur silence…

 

A quoi ça rime une émotion qui n’a tort que d’avoir raison

De nous faire entendre, à quoi bon ? jusqu’à quel point nous nous aimons ?

C’est d’être ensemble’ qui nous unit… malgré nos âges’ et la distance !

C’est d’être aimés qui nous suffit à nourrir autant d’espérance :        

 

Sans qu’on se grime en facéties, on peut vouloir rester serein !

Prends soin des enfants, je t’en prie ! Emmène’-les bien jusqu’à demain !

Prends toute ma vie que je te donne et sois témoin de nos tendresses !

Apprends-leur aussi qu’elle est bonne’, la trace’ de l’amour qu’on leur laisse !

 

Dis-leur que mon silence est mûr ; que je me tais pour mieux les voir !

Qu’en fermant les yeux, je suis sûr de voir les mots de leurs regards !

Que je les porte au fond de moi… qu’ils sont tous là, comme une’ caresse

Et que, dans mon cœur de papa, rien n’est plus fort que leur tendresse !

 

Et que, dans mon cœur de papa… rien n’est plus fort que leur tendresse !

 

On voulait vivre : à quoi ça rime… un grand chagrin qui nous retient ?

Si je me fâche ou je m’indigne’, toi, promets-moi d’aimer plus loin !

Pour les enfants, essaie au moins !

 

Si je m’agrippe ou je m’arrime’… toi, reste libre 

Et prends leur main !

C’n’est pas un crime, apprendre à vivre

Entre les peines’ et les chagrins !

 

A quoi ça rime, un peu de vie qui reste à vivre ? A quoi ça tient ?

Si je m’écroule… ou je faiblis… toi, promets-moi de rester bien !

 

 

Autre blog : http://jean-pierre-aimer.blogspot.fr/ 

PRENDS SOIN DES ENFANTS...

Voir les commentaires

Rédigé par JeanPierreB

Repost0

Publié le 22 Janvier 2014

LA VIE M'A PRIS...

La vie m’a pris…

 

La vie m’a pris… puis m’a appris… ce qu’apprendre prend toute une’ vie…

Elle’ n’en aura jamais fini… de me surprendre toute’ ma vie…

J’ai en moi les premiers regards… de tous mes proches’… et leur tendresse…

Mais, dans le fond de ma mémoire, aussi forts que cent forteresses,

 

Leurs mots d’amour pour toute’ la vie, qui m’ont bâti… comme un abri !

L’esprit ouvert à l’infini, j’accueillais tout, j’étais séduit

Par les accords et l’harmonie et les couleurs de notre terre ;

Le chant du jour et de la nuit : le ciel offert !… Et sa lumière !

 

Depuis l’aurore’, moi, j’entendais, blotti tout contre l’édredon,

Les concerts que nous composaient… des oiseaux, près de la maison…

Quand le réveil, à mon chevet, m’annonçait, les matins d’école,

Dix-mille’ leçons qui m’attendaient, mais… des récréations… frivoles…

 

Et je prenais des rendez-vous, avec mes bonheurs à venir…

J’avais les yeux gourmands de tout, que rien ne pouvait assagir…

Il m’aura fallu des années pour admirer tant de merveilles…

Et combien de maturité, pour ne jamais vivre sans elles ?

 

La grande allée, sous le portail, et puis la rue des premiers pas :

Mes petits pieds en éventail, j’apprenais à devenir moi…

Des bacs à sable aux aires’ de jeux… en jeux de cour… en jours de classe…

Ils sont passés, ces temps heureux, que, dans mon cœur… rien ne remplace !

 

Un beau jour, j’ai ouvert les yeux… et j’ai fait ce rêve étonnant…

J’étais là… sous un drôle’ de feu : un plafond de néons trop blancs…

Je n’avais pas prévu la suite et, pourtant, j’ai senti très vite…

Un univers très insolite où, parfois, tout se précipite :

 

Ma sœur et moi, et puis… mon frère… un jardin, sous un ciel léger…

L’été, plus tard et, sans rien faire… à la rentrée… être écolier…

Un pas encore et là… la neige… où j’ai laissé tell’ment de traces

Avec ma luge’ pour tout manège… et tant de joies… que rien n’efface…

 

Les départs pour une autre vie… et des vacances’, bien loin d’ici :

Des raccourcis contre l’ennui… et quelques retours en pleine’ nuit…

Puis, quelquefois, déménager… et devoir rebâtir un monde :

Je n’avais pas imaginé… tout quitter… rien qu’une’ seule’ seconde…

 

La vie m’a pris… puis m’a appris… ce qu’apprendre prend toute une’ vie…

Elle’ n’en aura jamais fini… de me surprendre toute’ ma vie…

J’ai en moi les premiers émois de mon passé… et ma jeunesse,

Au fond de moi, qui reste là, en sentinelle et forteresse…

 

J’aurai vécu parmi les miens… et pas forcément d’un même’ sang :

Tous ces amis qui voulaient bien, oui ! partager le même’ présent…

Pour l’emporter un peu plus loin, chacun du côté de son âme…

Comme un joyau, dans un écrin, fait de charme autant que de larmes…

 

L’adolescence et ses baisers… aux idéaux plus forts que beaux…

Et qu’on embrasse… à désirer les cultiver, sur son ego…

Lorsque l’écho de son enfance écorche encore’ quelques silences…

Où tant de vaine exubérance éclate, intense… et sans patience…

 

Un beau jour, j’ai ouvert les yeux… comme’ l’ont fait des millions d’enfants…

Je n’avais pas pris au sérieux… le plafond de néons trop blancs…

En ne sachant rien de la suite et, pourtant, j’ai senti très vite…

Un univers très insolite où, souvent, tout se précipite :

 

La vie m’a pris… puis j’ai compris… que l’apprendre prend toute une’ vie…

Et qu’elle’ n’en a jamais fini… de nous surprendre toute’ la vie…

J’ai, dans le fond de ma mémoire, un trésor d’autant de richesses…

Que rien ne peut m’ôter l’espoir, d’en partager toutes’ les promesses…

 

Un « tête à tête, un cœur à cœur »… et me voilà déjà papa…

Amoureux d’un parfum de fleur… et de l’Amour, comme autrefois…

Mais conscient qu’un simple bonheur, naît de la force d’un voyage…

Qu’on n’accomplit pas sans douleurs, ni sans la conscience’ de son âge…

 

J’ai connu des états de guerre… et combien de revers amers ?

Et puis, j’ai perdu sur la terre, avec regret, des êtres chers…

Je suis rempli de leur sourire, et j’ai parcouru tout ce drame…

A ne plus sentir qu’ils respirent’… où l’absence, ici, les condamne…

 

Et si je suis tombé, aussije m’en relève, ou je l’oublie…

Les yeux tournés vers l’infini, je suis toujours aussi ravi

Par les splendeurs et l’harmonie et les couleurs et la lumière

Du chant du jour et de la nuit, à toute heure et sur toute’ la terre…

 

Je prends toujours des rendez-vous, avec mes journées à venir…

Et j’ai l’esprit gourmand de tout, que rien ne pourrait assouvir…

Il m’aura fallu des années, pour admirer tant de merveilles…

Et combien de maturité, pour ne plus exister sans elles !

 

Un beau jour, j’ai ouvert les yeux… puis j’ai vu ce monde attachant…

J’étais nu, sous un drôle’ de feu : un plafond de néons troublants…

Je n’avais pas prévu de suite et, pourtant, j’ai senti très vite…

Un univers très insolite où, soudain, tout se précipite…

Et tout ce temps n’aura duré que ce que dure une existence :

Le temps de naître et d’exister ; d’un premier cri ; et du silence…

 

J’ai en moi les précieux regards… de tous mes proches’… et leur tendresse…

Des souvenirs, dans ma mémoire, aussi forts que cent forteresses :

La vie m’a pris… puis m’a appris… ce qu’apprendre prend toute une’ vie…

Et elle’ n’en a jamais fini… de nous l’apprendre toute’ la vie…

 

Et elle’ n’en a jamais fini… de nous l’apprendre toute’ la vie !

 

Autre blog : http://jean-pierre-aimer.blogspot.fr/ 

LA VIE M'A PRIS...

Voir les commentaires

Rédigé par JeanPierreB

Repost0

Publié le 23 Décembre 2013

L’ESPÉRANCE...

L’espérance…

 

Comme une’ marée qui se déroule

Dans le courant du temps qui coule,

Elle écume et elle’ roule’ sa houle :

Elle’ nous emporte… ou nous chamboule !

 

Dans la tourmente et l’imprévu

D’un voyage encore inconnu,

Elle apporte un souffle ingénu…

Qui soutient que rien n’est perdu !

 

Sur toutes’ nos plages’ et à tout âge…

En affluant sur nos rivages,

Elle’ nous dépose en héritage…

De longs sillages’ pour tout bagage…

 

Elle épouse’ quelques souvenirs,

Et les ans qui la font grandir…

Jusqu’à nos pensées, pour finir,

Qu’elle inonde’ra pour les nourrir…

 

Avant que menace un regret

Qui s’attarde et nous laisse en rade,

Avant même’ qu’il n’y’ait plus d’« après » :

Après le drame ou la noyade,

 

L’espérance est comme un vaisseau…

Qui nous aborde et qui nous porte

Où jamais trop tard ni, trop tôt…

Sa présence’ sera notre escorte…

 

Elle est ! en dépit de nos doutes,

Elle est ! au milieu des erreurs,

Elle est ! au hasard de la route,

Et comme au tréfonds de nos cœurs !

 

Tantôt lourde et parfois légère,

Au-delà d’un sort éphémère…

Elle emporte aussi la poussière

De nos rancœurs et nos misères…

 

A l’horizon de nos désirs…

Où on pourrait voir l’avenir

Nous sourire enfin ! sans mentir !

Et puis, sans faute’… nous accueillir,

 

Elle ouvre à travers les nuages…

Un ciel à l’abri des orages…

Où se trouve aussi le message

De sa folie au cœur très sage !

 

Et on s’élève à sa hauteur…

Où ne réside aucun malheur,

Au bout de la nuit de nos peurs…

Et dans l’éclat d’un jour meilleur !

 

Avant que menacent’ nos regrets

Qui nous bardent’ ou qui nous retardent,

Avant même’ qu’il n’y’ait plus d’« après » :

Après la chute ou l’estocade,

 

L’espérance est comme… un oiseau…

Qui nous aborde et qui nous porte

Où jamais trop tard ni, trop tôt…

Sa présence’ sera notre escorte…

 

Elle est ! au milieu de la route,

Elle est ! au tréfonds de nos cœurs,

Elle est ! au hasard de nos doutes,

Et comme en dépit des erreurs !

 

C’est comme une’ lueur de chandelle

Que rallume’rait une étincelle…

Elle’ s’enflamme et nous ensoleille

Et, soudain, nous semble éternelle !

 

Elle est en nous comme un brasier

Qui nous brûle et peut nous rallier

A la force et à la beauté…

De son firmament… dévoilé…

 

Puisqu’elle éblouit nos visages,

En traversant tous nos ombrages,

Elle’ rayonne et n’a que la rage

De prendre nos peines’ en otages…

 

Elle est le feu dans un regard…

Où l’on devine et on peut voir

Le fond de l’âme ou d’un espoir

Qu’on entretient sans le savoir…

 

Avant que menace un regret

Qui nous farde ou qui nous rend fade,

Avant même’ qu’il n’y’ait plus d’« après » :

Après l’ombre ou la dérobade,

 

L’espérance est comme un flambeau…

Qui nous déborde et qu’on emporte

Où jamais trop tard ni, trop tôt…

Sa présence’ peut nous faire escorte…

 

Elle est ! au hasard de nos doutes,

Elle est ! au milieu de nos peurs,

Elle est ! en dépit de la route,

Et comme au tréfonds de nos cœurs !

 

Comme un sourire à notre Terre…

Un pont… pour gagner la Lumière…

Elle’ prendra corps où sa matière

Est de la fibre des prières…

 

Elle est dans l’arbre enraciné…

Dans la liberté de penser…

Et le sol où on peut semer…

Les printemps qu’on veut récolter…

 

Elle est la porte du courage…

Entre l’abîme et le barrage…

Elle ouvre un chemin de passage…

Et l’Amour est son paysage !

 

On peut très souvent l’entourer

De confiance et de volonté ;

Demeurer dans sa vérité,

En cherchant sa réalité !

 

Avant que menace un regret

Qui se profile en embuscade,

Mais avant qu’il n’y’ait plus d’« après » :

Après la fuite ou l’escapade,

 

L’espérance est comme un cadeau…

Qui nous déborde et qu’on emporte

Où jamais trop tard ni, trop tôt…

Sa présence’ sera notre escorte…

 

Elle est ! au hasard de la route,

Elle est ! au tréfonds de nos cœurs,

Elle est ! au milieu de nos doutes,

Et comme en dépit de nos peurs !

 

Et si sa hauteur nous élève,

Un peu comme un jour… qui se lève,

C’est qu’autant de foi nous enlève

Une ombre… où tant de vie s’achève !

 

Et si sa hauteur nous élève,

C’est qu’autant de foi… nous relève…

C’est qu’autant de foi… nous relève…

 

Un peu comme un jour… qui se lève !

 

 

Autre blog : http://jean-pierre-aimer.blogspot.fr/ 

L’ESPÉRANCE...

Voir les commentaires

Rédigé par JeanPierreB

Repost0

Publié le 12 Décembre 2013

L'ÂME SOEUR...

L’âme sœur…

 

Je me suis accroché à l’hame’çon d’une âme’ sœur…

Je n’ai rien d’un poisson… mais j’ai tout d’un pécheur…

Repentant, cependant… faut-il que j’le confesse ?

Comme un prince « en chantier », qu’enchante’rait sa princesse… !

 

Sous ses yeux, j’ai posé la rosée de mon cœur,

Et des éclats de rire et des perles’ et des pleurs…

Et des peurs sibyllines’… et la rose et l’épine…

Et mon coquin de sort… et tant de grâces’ divines !

 

Je n’ai rien épargné à ma douce moitié :

Je n’aurais pas voulu faire’ les choses’ à moitié…

C’est vrai que des « casse’roles’ »… j’en jette et j’en conserve…

Quitte à c’que ça m’desserve’… je manque un peu d’réserve :

 

J’aurais mieux fait de taire’ mes peines’ et mes défaites…

Car les drames’, oui ! ça plombe… et le malheur inquiète…

C’est comme’ la bonne’ cuisine’ : la meilleure est digeste…

Et ça n’fait pas recette, un « soufflet » qui vous tombe

Sur la tête’, comme une’ bombe ou qui retombe à plat :

‘Y’a d’quoi baisser les bras…

‘Y’a d’quoi baisser les bras !

 

Et puis, ‘faut ajouter, les pieds pris dans l’tapis,

Bah ! qu’en matière’ de chute’… j’connais des raccourcis…

Bien sûr, ça rend très vite une histoire’ bien moins drôle…

Vu qu’on peut très souvent se repasser les rôles…

 

J’ai osé m’imposer, quitte à indisposer,

Un régime’ de faveurs, que j’ai pu cultiver :

Des matins de promesses’… et des soirs d’espérance…

Toute une’ mer de tendresse’… Des montagnes’ de confiance !

 

Mais, c’est bien naturel : je n’ai rien mesuré…

La mesure’ de l’amour, c’est d’aimer sans compter !

Au moins, j’y aurai cru… c’est parce’ que… c’est notable :

Je suis très bon apôtre… et si mauvais comptable !

 

M’enfin, j’me suis cherché, c’est déjà ça d’gagné !

On peut perdre ses chances’… et, ma foi, s’y r’trouver…

C’est là, précisément, que tout aplomb succombe :

‘Y’a des lauriers fanés, et parfois pas d’colombe…

 

‘Y’a souvent « pas d’aiguille »… au cœur des meules’ de foin…

Voilà, décidément, ce qui nous rend « chagrins » :

« Des voyages’ au long cours qui n’ont pas de rivage »…

« Des bouteilles’ à l’amour, qui n’ont plus de message »…

 

Heureuse’ment, je m’accroche à l’hame’çon d’une âme’ sœur…

Qui n’a d’autre souhait que celui de nos cœurs :

J’fuis l’enfer du décor, j’adore un Pays sage,

Où nous sommes’, l’un pour l’autre, et la source et la plage…

 

Je n’ai rien d’un pigeon, ni même’ d’un ange’ déçu…

Mais quelque chose, en fait, comme un bonheur perçu,

Quand j’m’approche un peu trop de cette’ femme’… m’attire’ d’elle…

M’appelle… et puis m’élève’ dans les bras de ma belle…

 

Attente et Volonté, Attrait et Nouveauté…

Tiraille’ments de l’Amour ou Paix à satiété…

On a tout « éprouvé »… le Respect et l’Estime ?

Et la Satisfaction qui JAMAIS NE S’TERMINE …

 

Si les larmes, ça tombe… un malheur, ça s’arrête !

Qu’on se plaigne ou se taise’… de déveine en défaites…

Ou porté au pinacle, on peut rester modeste ;

Qu’on ait le cœur en fête, ou l’humeur à la tombe,

« Faire’ la tête ou la bombe » : il y’a bien d’autres choix…

Et… qu’on le veuille ou pas !

Et, qu’on le veuille ou pas,

 

Une existence à deux… « un chemin merveilleux »,

Peut traverser le temps, et… mieux ! nous rendre heureux :

LAmour tient du Miracle et il nous Ouvre Une’ Route…

Vers un Regain de l’Âme Intime et sans déroute…

 

On serait à la fois et de paille et de feu…

Partagé, quelquefois, entre faille et enjeu !

Pour ne pas se figer dans des projets sans flamme,

On s’embrase à l’idée de rester sous le charme

 

D’un parcours sans détours… sans répit… ni dépit…

Et c’est bien mon souhait d’en tailler le récit…

Dans un tissu de rêve et des draps de tendresse…

Où le fil de mille’ maux retourne à nos « sagesses » !

De mes lèvres’ à son cœur, de ses peines’ à mes peurs

Ou, voire, inversement… entre joies’… et bonheurs…

A ses pieds, j’ai versé des torrents de paroles…

Qu’ elle’ pouvait rejeter… car, je sais : ça affole !

 

Mais elle’ n’en a rien fait, et je crois qu’elle a su

Me redonner la main sur c’qui m’semblait perdu 

Au tréfonds de mon être… au sommet des orages,

Où nous sommes’, avec l’autre, et la force et l’ancrage…

 

Et j’me suis accroché à l’hame’çon d’une âme’ sœur…

Si j’n’ai rien d’un rebelle’… c’est pour être accrocheur…

Bienfaisant, cependant… faut-il que j’le confesse…

Comme un prince enchanteur charmerait sa princesse ?…

 

Comme un prince enchanteur… charmerait sa princesse !

 

Ou… voire… inversement ?

Ou, voire, inversement !!!

 

 

Autre blog : http://jean-pierre-aimer.blogspot.fr/ 

L'ÂME SOEUR...

Voir les commentaires

Rédigé par JeanPierreB

Repost0