POUR L'AVENIR...

Publié le 11 Décembre 2013

POUR L'AVENIR...

Pour l’Avenir de notre terre

 

La guerre est une offense…

Une offense à la Paix ;

Une offense à l’Amour… et à la Vie !

 

"J’ai vu des serviteurs sur des chevaux, et des princes

Marchant sur la terre comme des serviteurs."

 

L'ECCLÉSIASTE

 

 

Pour l’avenir de notre terre…

Loin des guerres’… et loin des misères…

Chercher l’amour et la lumière

Jusqu’au bout de cet univers !

Vivre aujourd’hui, le cœur ouvert…

Pour les enfants qui vont grandir…

Les mains tendues vers un calvaire…

Pour tous ceux que l’on fait souffrir…

Garder, jusqu’à la fin des rêves,

Un peu d’ivresse ou de ferveur…

Mais prier, pour qu’un jour se lève

Au-dessus d’un monde meilleur…

Je voudrais, du fond de mon âme,

Verser des mots pleins d’harmonie…

Pour moins de tristesse ou de larmes…

Un peu plus de joie dans nos vies !

              

A tous les princes’… ou les tyrans

Dont le règne est couvert de sang,

Je veux crier, du fond du cœur…

Un plaidoyer pour le bonheur !

 

Comment peut-on nourrir de haine

Autant de blessures’… ou de peines ?

Sait-on parfois, quand on est roi,

Ouvrir son âme… à tous les droits ?

 

Dans les dédales du silence,

J’ai vu des siècles de souffrance,

Où s’effondraient, vers des ravins,

Des corps qui se tenaient la main…

 

J’ai vu pleurer de pauvres gens

Qui n’avaient plus que leur tourment

Et le souvenir d’un passé…

Où leurs espoirs étaient restés !

 

Sous le feu de canons qui tonnent,

Des rescapés, que rien n’étonne,

Ont les joues blêmes’… et le cœur lourd…

En regardant trembler les jours…

 

Et dans des camps, des terrains vagues,

Enfermés dans leurs pensées vagues,

S’ils nous appellent’… à leur secours…

Combien réclament’… un peu d’amour ?

 

Combien de balles’… combien de mines

Feront encore’ trop de victimes,

Avant qu’on puisse imaginer

Que le désastre est terminé ?

 

Pour un innocent que l’on tue,

Combien de lèvres se sont tues ?

Combien d’hiver, pour oublier…

Un printemps qu’on a fusillé !

 

Tant de larmes’… ont été clouées

Et tant de bouches’ furent’ bâillonnées…

Contre des murs d’indifférence,

Sous couvert de pure insouciance !

 

En voulant passer les frontières,

Que sont devenus, sous la guerre,

Les êtres qu’elle a séparés,

Dans les flammes’… ou les barbelés ?

 

Mais ceux qui préféraient la mort,

Plutôt que de souffrir encore,

Ont-ils cru qu’ils avaient trouvé

Le tremplin de la liberté ?

 

Ceux qui n’ont plus la résistance

De continuer l’existence

Ont les mains froides’… et l’âme… à nu…

Quand ils s’en vont vers l’inconnu !

 

Vous, les bourreaux de notre terre,

Auriez-vous donc un cœur de pierre ?

Lorsque vos bras sont criminels,

C’est vos pensées qui sont cruelles !

 

Quel assassin, quel tortionnaire…

Peut condamner jusqu’à son frère ?

Un dictateur veut-il aussi

Changer le monde autour de lui ?

 

Vous avez bâti des empires

Sur le néant de vos délires

Et vous maquillez de terreur

L’hydre obsédant de vos erreurs !

 

Pour quel butin ou quelle’ rançon…

Au nom de combien d’illusions,

Vos règnes’… aveugles’… ou sanguinaires

Ont engendré tant de misère ?

 

Quel est le dieu de vos prières…

S’il est le maître d’un désert…

Auquel vous avez sacrifié

Tant de vies… sans avoir pitié ?

 

Car dans le monde’… toutes’ les secondes,

Un enfant meurt, un enfant tombe ;

Un enfant, seul ou dans le noir,

Est prisonnier de son histoire !

 

Dans les foyers de la violence

On a torturé l’innocence !

Pour chacun d’eux persécuté…

C’est l’amour qu’on a crucifié !

 

C’est notre univers qu’on avorte

De ces destins que l’ombre emporte,

A chaque’ fois qu’on aura détruit

Un arbre qui portait ses fruits…

 

Dans vos appels à la vengeance,

Il n’y’a trace’ d’aucune indulgence !

Qu’est-il passé dans vos cerveaux

Pour que vous brûliez des berceaux ?

 

Les enfants, eux, ne comprennent’ pas…

Pris au piège’ de tous vos combats…

Ils apprennent’… à vous dire’ : « pourquoi ? »

Puis les sanglots couvrent leur voix !

 

Si la colère est assez folle

Pour s’abattre sur des écoles,

Cet éclair, qui peut les tuer,

C’est dans vos regards qu’il est né !

 

Et si leurs chairs se sont blessées,

En traversant leurs destinées,

Dans leur sillage, après leur mort,

Le cœur des mamans saigne encore !

 

Mais quand on a pris leurs parents,

Que deviennent’ tous ces innocents

Qui sont venus se réfugier

Dans leurs bras… pour se protéger ?

 

Que reste-t-il aux orphelins,

Dans la douleur ou le chagrin,

Quand leur famille est éclatée

Avant d’avoir su résister ?

 

POUR L'AVENIR...

Par le malheur et l’artifice,

Vous entraînez au sacrifice

Tant d’hommes’… égarés dans leur foi…

Pour tant de fureur aux combats !

 

Pour tant de passions déployées,

C’est une ambition dévoyée

Sur laquelle’ vous prêtez serment,

En promettant le firmament !

 

Et le théâtre de vos ruines,

Où des soldats tombent’ en victimes,

Est un mouroir pour les martyrs…

Qui vouent leur âme à vous servir !

 

Mais à chaque’ fois qu’on les exhume,

Dans votre charité posthume,

C’est leur sang qui, depuis la terre,

Crie vers nous dans tous les cime’tières !

 

Pendant qu’on fait sauter des bombes,

Des noms s’alignent sur les tombes !

Ils ont la couleur des regrets

Et des mots qu’on n’oublie jamais !

 

Sur les écrans de la nuit noire,

Où se consument’ toutes’ les mémoires,

Tous ces mots-là restent gravés…

Pour le jour qui va se lever !

 

Et sur nos rêves’, que rien n’achève,

Il y a des croix qui se relèvent !

Pour des amis que l’on enterre…

Il se répand cent-mille’ prières…

 

J’ai vu des paroles’… arrachées

A des visages’ décomposés ;

La vérité, rouée de coups,

Mise à l’écart, sous les verrous !

 

Comment peut-on nourrir de haine

Autant de misère et de peine ?

Sait-on pourtant, quand on est roi,

Verser des larmes’… pour plus que soi ?

 

Oooh ! derrière’ vos rideaux de fer,

Vos cachots ne sont pas l’enfer !

Puisque des hommes’… y sont restés

Qui n’ont pas fini d’espérer !

 

Pensait-on briser leur conscience

Entre les pierres’… et le silence ?

Entre les mains de leurs geôliers…

Sans raison, pour les humilier ?

 

Dans les ghettos de Varsovie,

Ceux qui devaient perdre leur vie

Sous les ténèbres de vos lois…

Sans doute avaient-ils peur, ou froid ?!!!

 

Mais au fond des couloirs obscurs…

Entre les haines’… entre les murs…

Le soleil était dans leur cœur,

Qu’on n’éteint pas de l’extérieur !

 

C’est pour essayer de survivre,

S’ils n’avaient pas assez de vivres,

Qu’ils avaient des jardins de fleurs…

Dans des oasis de bonheur !

 

Qui donc alors était si fier

De les avoir fait mettre en terre ?

Ils étaient plus grands dans cette’ boue

Que s’ils tenaient toujours debout !

 

Et s’ils dorment dans nos mémoires,

Je sais la fin de leur histoire,

Eux qui ont cru, avec le soir,

Fermer les yeux sur tant d’espoirs !

 

Vous pouvez clamer leur exil,

En faisant parler vos fusils !

Leur voyage au bout de la nuit

Ne s’arrête’ra pas aujourd’hui !

 

Au bout des cruautés sans nombre,

Vous ne gouvernez que des ombres !

Mais leur souvenir, qu’on abat,

Résonne à jamais de leur voix !

 

Car toutes’ les prisons de ce monde,

Où vivre n’est qu’un rêve immonde,

Redisent’ le prix de leur combat :

Un sang qui ne s’efface’ra pas !

 

Et ceux qui partaient les mains vides…

Au petit jour… triste et livide,

Si leur étoile a existé,

Oui ! elle’ s’appelait… liberté !

 

Liberté pour des opprimés !

Des millions de déshérités !

Qui n’a pas cessé d’éclairer

Le regard de l’humanité !

 

Liberté pour notre avenir !

Que rien ne peut ensevelir…

Dont le feu brille au fond du ciel…

Pour tous ses enfants qu’elle appelle !

 

Oh ! bien sûr elle est votre otage :

Elle est la clef de vos chantages !

Mais elle a le chant d’un oiseau…

Que n’enferment pas vos barreaux !

 

C’est le temps qui le fait s’enfuir :

Nul ne saurait le retenir !

Chacun de nous doit s’en aller :

Vous ne faites’ aussi que passer !

 

Et, puisque tout finit sur terre,

Votre pouvoir est éphémère ;

Que les humains soient faibles’… ou forts…

Ils sont égaux devant la mort.

 

Alors… s’ils ressemblent’… à la foudre…

Si vos rêves’… ont un goût de poudre…

Ouvrez vos cœurs, à chaque instant,

Pour faire entrer la paix dedans !

 

Ouvrez vos yeux sur un sourire,

Pour des enfants qui vont grandir !

Puisque ça n’vous coûte’ rien du tout,

Rangez les armes’… autour de vous !

 

Il reste tant de choses’ à dire !

Tant de bonheurs à reconstruire !

Pour tant de jours à parcourir,

Tant de beauté à découvrir !

 

Et d’Amérique au ciel d’Asie,

Du néant au bout de la vie,

L’Amour est en mouve’ment partout :

Au fond des cœurs… ou à genoux !

 

Avec un peuple à l’agonie

Qui croit encore au paradis ;

Un peuple libre sous ses chaînes

Et qui n’a pas choisi la haine !

 

Un peuple d’hommes’… ou bien d’enfants…

Dont les pas sont couverts de sang…

Et qui voudrait sécher ses larmes…

Aujourd’hui, du fond de son âme !

 

Moi je n’ai rien que mes prières !

Mais j’ai des mots pleins de lumière,

Dans mon cœur, plein de poésie…

Pour me confier à l’infini !

 

Pour les exilés de l’espoir,

Les affamés, les sans-abri

Et tous ceux qui chantent’ dans le noir…

Mais pour tous ceux qu’on n’entend pas,

Moi, je veux crier de leur voix !

 

Et que vos armées se soulèvent !

Je sais déjà qu’un jour se lève…

Avec le vol de mille’ colombes…

Sur le printemps de notre monde !

Alors, à travers les frontières

De sable de fer ou de pierres,

Que le chant de la liberté

Règne enfin sur le monde entier !

Car le chemin de l’Espérance

Est celui de la délivrance…

Tout l’Amour qu’on a crucifié

Se transforme en éternité !

Un nouvel univers va naître

Lorsque le matin va paraître…

Et sur les cendres de la guerre,

Il n’y’aura plus tant de misère

Au beau milieu d’un âge’ meilleur,

Qui se prépare’ dans tous les cœurs…

Pleins de ferveur et de lumière…

Pour l’avenir de notre terre !

 

 

Pour l’avenir de notre terre…

Qui se lève, aujourd’hui !

 

 

 

 

Autre blog : http://jean-pierre-aimer.blogspot.fr/ 

POUR L'AVENIR...

Rédigé par JeanPierreB

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M
Inchaallah
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