VIEILLIR

Publié le 2 Février 2010

 

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Quelques aphorismes (à propos de « Vieillir »)

 

Le temps de vieillir : le temps d’une vie !

Notre voyage est une escale au milieu de l’éternité.

Et peut-être que mal vieillir, c’est déserter sa jeunesse ?

Il n’est de mort que dans l’oubli.

Bien vieillir, c’est grandir chaque jour en amour…

Vieillir, ce n’est pas s’endormir au milieu de ses souvenirs…

« Et plus grandit notre bonheur… et plus rajeunit notre cœur »…

Vieillir, c’est se préparer à renaître ?
Vieillir et puis partir…

C’est avoir plus de souvenirs… ou plus d’oubli…


On a l’âge de ses pensées… et d’autres fleurs de son jardin…

La tendresse est la vraie jeunesse…

Vieillir, c’est peut-être grandir en regardant vers l’avenir…

 

« Voir ceux qu’on aime s’en aller » : vieillir, c’est éprouver l’absence…


Mon cœur ne veut pas vieillir… Il reste tendre s’il reste jeune et pourtant,

des sensations aux sentiments, vieillir nous fait grandir… « au-dedans »…

 

Vieillir :

C’est voir fleurir des souvenirs au milieu de tous nos désirs… avec ce que l’on garde au fond de soi… pour l’emporter vers l’au-delà…

Les berges de l’enfance s’éloignent quand on rejoint celles de la vieillesse et, cependant, c’est un même fleuve qui nous conduit… des unes aux autres…


Vieillir, ça peut être construire

Plus de bonheur et de jeunesse…
 

Bien vieillir, c’est grandir chaque jour en amour (l’un pour l’autre en amour) !


Voir ceux qu’on aime s’en aller : Vieillir !


Sur les chemins de la vieillesse, on trouve parfois la sagesse…
 

C’est comme un paysage

qu’il nous faut longtemps parcourir

en allant vers son avenir (du passé jusqu’à l’avenir)…

Mais vieillir nous offre un temps pour deviner

« L’amour et tous ses paysages… »

 

Voir des visages disparaître comme également d’autres apparaître…


Accepter de vieillir, c’est aller de l’avant ;

c’est s’enrichir, c’est mûrir ;

prendre du recul sur le passé ;

se détacher des choses ;

de ses passions ;

de ses faiblesses.

Bien vieillir, c’est s’assagir :

c’est découvrir…

c’est comprendre…

pour connaître un peu mieux la vie…


La vraie jeunesse est à bâtir…

 

Vieillir, c’est… remettre les pendules à l’heure…
 

Le chemin ne s’arrête pas au tombeau…
(le chemin d’« éternité »)…

 

Aller plus loin que ses misères :

vivre au-delà de ses peurs et de ses peines…


Les gens qui ne savent pas aimer vieillissent mal ;

le temps vieillit plus vite ceux qui n’ont pas assez d’amour…


On est vieux quand on a le cœur sec : il faut souvent arroser les « fleurs de son jardin » !


« Viens, nous prendrons le temps de vieillir ! »…


Quand on échappe à son corps, hors du temps,

à sa chair, on n’est plus vieux ni jeune…
 

Peut-être que bien vieillir

c’est ne pas cesser de grandir

au fond de soi ;

avoir envie de découvrir… se découvrir, redécouvrir ;

essayer de mieux vivre ; essayer de mieux faire… essayer d’être libre !


Être vieux, ce n’est pas être vieux : c’est ne plus être jeune…

 

Aimer, c’est rester jeune !


C’est aussi ça vieillir : un chemin plein de souvenirs…


C’est transformer ses espérances en expérience…

Mais c’est le prix d’une existence…


La jeunesse a l’âge de la tendresse…
On a l’âge de son cœur ou celui de son corps ?


La jeunesse intérieure : l’âge de l’espoir, ou celui des doutes…

C’est à force d’aimer toujours qu’on peut « rajeunir chaque jour »… Alors, vieillir,

c’est avoir des racines plus fécondes…
 

Bien vieillir, c’est ne pas se trahir…


Aimer un peu plus fort encore avant la mort !


La jeunesse est la vraie richesse : on la porte au fond de son cœur…
 

On n’appartient pas au passé : si chaque jour nous renouvelle, au fond de nous, tout peut changer…


Qui est jeune ?

Et qui est vieux ?


Il faut des fleurs pour produire des fruits…

« Cueillir les fleurs de la jeunesse… puis récolter les fruits d’âge mûr » !


A-t-on jamais fini de grandir ?
 

Et si la mort était le baptême de notre éternité ?


Les chemins de vie sont gravés dans nos cœurs…


Renaître au seuil des années mortes :

accueillir ce qu’on nous apporte…
 

Les yeux posés sur l’infini, on a toujours un cœur d’enfant…


Vieillir, c’est traverser le temps…
 

« Le temps qui passe et celui qui reste »…
 

On a l’âge de ses regards…
 

Notre présence est éphémère…

Peut-on toujours garder sa foi en l’avenir ?

 

Vieillir, c’est traverser le temps

pour connaître un peu mieux la vie !


Il y a le temps d’aimer et celui de souffrir,

Le temps de rester et celui de partir,

Le temps de vieillir et celui d’exister…


Est-ce que je m’étonnerai tout au bout de mes jours d’aimer encore un peu plus fort chaque jour ?

 

C’est le soir que le matin paraît plus beau…
 

Les « moissons de l’hiver » : à l’horizon de nos moissons, un jour le temps s’arrêtera !
 

Chaque ride qui s’ajoute à nos visages ajoute une trace de nos destins…
 

Le temps repousse les frontières de l’univers…

Il reste encore tant de visages à découvrir, ici, comme à l’heure de partir…


C’est notre amour qui nous relie au-delà de tout…

L’avenir commence avec Lui !     

 

 

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Vieillir

 

Le temps d’apprendre et de connaître ;

Le temps de vivre et de s’aimer :

On a l’âge de son amour

Et l’amour n’a jamais d’âge ;

La vraie jeunesse est à bâtir !

 

C’est un voyage au fil des jours

Qu’on fait sans trêve et sans retour ;

Un passage à travers le temps

Aux rivages’ à jamais changeants…

 

Si le chemin n’est pas facile,

Entre l’aventure et l’exil,

Ça rend parfois les cœurs plus lourds

Quand ils n’ont plus assez d’amour…

 

Vieillir,

 

C’est peu à peu voir s’en aller

Quelques visages’ de son passé ;

C’est la rançon d’une existence :

Un horizon… sans la distance !

 

Mais si rien n’est plus comme avant,

S’il faut pleurer de temps en temps,

C’est pouvoir accueillir encore

Ce qui manque à notre décor ;

 

C’est dépasser quelques misères

Et puis renaître à la lumière

En admirant d’autres matins

Malgré le monde et ses chagrins !

 

Car on a l’âge’ de sa tendresse

Et le secret de la jeunesse

Est un jardin rempli de fleurs

Qu’on éclaire’ seul’ment de bonheur !

 

Comme un trésor qu’on a gardé

Dans son cœur pour le protéger,

C’est à force d’aimer toujours

Qu’on peut rester jeune en amour !

 

Vieillir,

 

C’est peut-être apprendre à grandir

Au milieu de ses souvenirs,   

Se détourner des faux problèmes,

Sourire encore à ceux qu’on aime…

 

Alors le temps peut s’écouler

Sans cesse au creux du sablier !

Sur les chemins de la vieillesse

On pourrait trouver la sagesse ;

 

On est plus riche au fond de soi

De tout ce qui ne s’achète’ pas

Et quelquefois on comprend mieux

Que tous les jours portent’ un adieu ;

 

Qu’on n’appartient pas au passé

Puisque demain peut tout changer ;

Que chaque instant nous renouvelle

Pour que la vie nous soit plus belle ;

 

Pour mieux apprendre à être heureux !

Mais qui est jeune et qui est vieux ?

Le temps seul peut nous enrichir

D’un présent qu’il faut découvrir !

 

Vieillir,

 

Ce n’est ni la fin ni la suite

D’un destin qui prendrait la fuite

Mais le début d’un nouvel âge

Qui grandit au fil du voyage…

Et de ce chemin sans retour

Qu’il nous faut faire au cours des jours,

Que restera-t-il pour toujours ?…

Que restera-t-il pour toujours 

De tous les visages’ d’aujourd’hui,

Malgré la tristesse et l’oubli ?

Si le parcours n’est pas facile

Entre l’espérance et l’exil…

Que restera-t-il pour toujours

De tous nos rêves’, à part l’amour ?

 

VIEILLIR

Je vis encore…

                               A Madeleine…                                                                                                                                         

                                              « Hier est à l’abri

                                                                          Demain naît d’aujourd’hui »

 

La source de mes jours coule au creux de mes veines

Et ma mémoire est trouble et ma mémoire est pleine :

Mon « avenir » se mêle aux souvenirs d’hier

Car les plus beaux printemps résistent’ à nos hivers…

 

Mon univers aussi s’est alourdi de pierres

Où fleurissent’ mes prières’ et grandissent’ mes cime’tières !

Seule au bout de mon âge’ où le soir s’est posé,

Je revois les visages’ que la vie m’a confiés…

 

J’ai gardé pour présent un peu de ma jeunesse

Et je suis une enfant cachée dans sa tendresse

Mais vieillir a trahi et mon corps et mon cœur :

Ma force s’amenuise et quelquefois j’ai peur !

 

J’avance à petits pas comme en terre étrangère

Où je me sens lointaine et déjà passagère…

Mon passé se démode ou le monde a changé ?

Au poids de mes années, quel fardeau ajouter ?

 

Je vis encore…

 

J’ai su la « folle époque » et puis les « trente’ glorieuses »…

La vie simple en ce temps, c’était la vie heureuse…

On avait des saisons, des bras pour les moissons,

Du travail sans chômage et l’air, sans pollution…

On avait du charbon pour chauffer les maisons ;

Encore assez d’ozone… encore un horizon !

 

Mais j’ai pu voir les hommes’ et s’écouler la haine ;

J’ai entendu leurs plaintes’ et le bruit de leurs chaînes ;

La guerre, oh ! tant de fois : les clameurs et les pleurs…

Le droit sans la justice’, la loi de la terreur !

 

J’ai vu cacher des croix face au pouvoir des armes ;

J’ai vu gâcher des joies ou bien cacher des larmes ;

Croiser les feux, le fer… pour des propos de bois

Sur des champs de combat que chacun porte en soi…

 

Et j’ai offert ma voix pour qu’existent des choses,

Alors j’ai fait des choix où subsistent des causes…

Des choses’ ont subsisté, des causes’ ont existé !

J’aurai lésé mes rêves’ ou laissé ma santé

  

Mais la morsure’ du temps, jamais on ne l’avoue !

C’est comme une « érosion » qui a creusé mes joues…

J’ai cent ans, j’ai mille ans : je ne sais plus vraiment

La force de mon âme… ou la sève’ dans mon sang…

 

Je vis encore…

 

Je n’entends plus beaucoup : ça pourrait être pire !

Je souffre assez, pourtant ! J’espère et je respire…

Je veux aimer ! toujours ! Aimer qui ? Mais comment ?

Tant d’amis sont partis ! Qui reste maintenant ?

 

Sur l’écran de télé je vois « tourner le monde »…  

‘Y’a du « charme moderne » et là, des drames’ qui grondent !

‘Y’a des trames’ compliquées… des gens désemparés…

Pour mieux communiquer, on cherche à s’isoler !

 

Il y’a l’informatique et la « haute technique » ;

Puis la science’ détournée… les armes « diaboliques » ;

Les meurtres sans raison, le bonheur « à tout prix » !

On veut sa liberté mais sans la partager !

 

‘Y’a comme’ des crises’ de foi… moins de « desserte » aux messes ;

’Y’a des bibles sans croix… de la recette aux caisses !

Cette époque est troublante et dans mes souvenirs

La place est trop remplie pour bien la contenir…

 

Je vis encore ?

 

J’ai eu des jours de paix, de fortune ou de « veine »,

Des douleurs et des peurs ! J’ai eu des jours de peine !

Pour les autres’ et pour moi, emmêlés tour à tour,

Oui ! les mêmes’ faux discours et les mêmes’ maux d’amour…

 

La vieillesse, elle’ vous gagne au fil des très longues’ vies

Où la jeunesse aussi se perd en nostalgies !

J’ai posé quelquefois comme en face’ d’un miroir

Pour un dernier cliché que j’offre à mes tiroirs…

 

Ça m’a pris tant d’efforts à vouloir que s’effacent

Les marques d’amertume ou bien du temps qui passe :

Rien n’efface un regret qu’on veut bien conserver…

Pour toutes’ nos déceptions, ‘y’a d’l’espoir à sauver !

 

Si le temps m’a repris les couleurs d’un autre âge,

Il me reste’ malgré tout, par-delà mon visage,

Les traits de cette enfant qui est là dans mon cœur

Et puis sa belle’ pudeur et… sa tendre douceur :

 

Je vis encore !

 

On ne change’ bien souvent que de simple apparence

Et parfois l’apparence est si proche’ du silence

Qui ne dit rien de trop, qu’il faut juste écouter

Pour un peu discerner ce qu’il va murmurer…

 

Mon univers aussi s’est recouvert de roses :

Sous les pierres’ qu’on fleurit, tant de bonheurs reposent !

J’ai vu quand ils sont nés ! ils sont toujours présents,

Ces soleils d’autrefois, quelque part comme avant !

 

Et j’avance à pas lents vers la fin de l’histoire

Qui m’entraîne avec elle en trompant ma mémoire :

Le passé se « dilue » au soir de nos destins

En souvenirs blafards, en pâleurs du matin !

 

C’est la tempête’ du temps, qui passe et nous secoue,

Qui trace’ le fil des ans, le casse ou bien le noue…

Et j’ai l’âge’ de mon sang… Je ne sais plus pourtant

Si j’existe ici-bas, ailleurs ou maintenant…

 

Je vis encore…   

 

Je vois plus mal les gens, j’écoute et je respire

La musique’ de ces mots que me dit leur sourire…

Et j’aime’ toujours autant ce que j’aimais le plus :

Ce qui pouvait me plaire ou, même’, qui m’avait plu !

 

Au détour de mes jours, dix-mille’ fois je suis « morte »

Pour renaître à l’amour… car la même’ foi me porte !

La mort, qui m’attendra, me prend comme un tourment…

Pourtant je n’y sens rien de vide ou d’inquiétant.

 

Et j’avance’ pas à pas à travers mes « souffrances »…

Plus mon passé grandit et plus je pleure’ d’absences…

Plus on souffre de nuits, plus les jours semblent courts…

Plus nous quitte’ront d’amis, plus nous manque’ra d’amour !

 

Et moi je vis sans eux la suite’ de leur histoire…

Ce n’était pas choisi mais il m’a fallu croire

Au mal de leur silence, au mal de leur départ,

Au mal de nos adieux ! (avant de les revoir ?)…

 

Je vis toujours…

 

Oui ! j’avance’ lentement et le temps va si vite !

On vit avec le monde et soudain on se quitte !

J’ai perdu « tous les miens » au fil de tant d’années ;

Ils sont sur mon chemin : ils peuplent mon passé !

 

Et je suis ce qui reste’ de notre chère’ famille :

Un témoin de lumière où les ombres fourmillent…

J’avais donné la vie à mes enfants chéris !

J’ai tant aimé leur vie… La mort me les a pris !

 

Je revois leur berceau et j’imagine’ ma tombe :

Un nouveau jour se lève et ce soir, moi, je tombe

Sur les genoux ! Je suis comme un bouquet fané ;

Une’ gerbe’ dédicacée « au présent dépassé » ! 

 

Peut-on nous oublier ? La mort n’oublie personne !

Quand un cœur ne bat plus, bah ! c’est que son heure’ sonne !

Si je veux « respirer », il y’a bien des raisons :

Je dois cueillir les fleurs de mes dernières’ saisons…

Et puis je m’en irai vers mon autre maison

Que je devine au loin, là… derrière’ l’horizon !

 

Ça viendra juste à temps ; ça viendra juste à l’heure…

Sous mes bouffées de larmes’, j’imagine et je pleure

Pour ceux qui ont souffert de m’avoir vue souffrir

Quand ils ont dû partir vers un « autre avenir »…

 

Je vis encore !

 

La source de ma vie a coulé jusqu’ici…

Jusqu’aux lueurs du soir… dans ma mémoire aussi !

Combien de ceux que j’aime ont touché l’« autre rive » ?

J’attends encore un peu… J’écris la fin du livre…

 

Ma porte est grande ouverte,

Je me tiens déjà prête…

Si ce n’est pas urgent,

Il me reste le temps,

Quelque part dans le ciel,

De croiser mon soleil :

Je suis encore ici

Presque au bout de ma nuit !

Même avec un sourire,

Qui peut me retenir ?

Et malgré ma misère,

Du haut de la lumière,

Attendez… car je vis !

Attendez-moi !!! J’arrive !

Quelque part ou ici…

Attendez que j’arrive !      

                                 

 

Autre blog : http://jean-pierre-aimer.blogspot.fr/ 

VIEILLIR

Rédigé par JeanPierreB

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C
<br /> Excellent et très profond!<br /> <br /> <br />
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P
<br /> Je suis venu sur votre site parce qu'il est relié au mien. Je débute sur Internet ; alors il faut me pardonner. Beaucoup d'humour, beaucoup d'humain aussi. Merci pour ces mots. Une petite critique<br /> sur la longueur des poèmes, peut-être...<br /> <br /> A bientôt<br /> <br /> Serge Prioul (35)<br /> <br /> <br />
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J
<br /> <br /> Bonjour!<br /> Je repense à votre commentaire (mon amie m'a bien aidé).<br /> Je reçois votre remarque sur la longueur, notamment...<br /> Je crois qu'elle m'accompagne depuis longtemps.<br /> Merci.<br /> Peut-être faut-il me lire par épisodes... ou par étapes...<br /> En tout cas, comme on aime!<br /> Cordialement!<br /> Jean-Pierre<br /> <br /> <br /> <br />
D
<br /> Ca n'est que moi ! encore moi ! le temps d'une opinion, le temps d'un sourire, le temps d'un pardon, et le temps de vieillir... tu observes la vie, les relations, tu critiques et tu aimes tout à la<br /> fois.Et au fond, au coeur c'est la Vie qui est là, que tu nous rapplelles et appelles sans cesse.Merci !<br /> <br /> <br />
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