RICHESSE ET PAUVRETÉ

Publié le 8 Janvier 2011

RICHESSE ET PAUVRETÉ

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Le Bonheur et l’argent…

 

Quelle est la valeur du Bonheur,

La récompense ou bien le prix ?

Qui peut saisir au fond des cœurs

La part de rêve ou d’utopie ?

 

Sur tous les chemins de nos vies,

Qu’est-ce’ qu’il nous en coûte’ d’être heureux ?

Le temps qui court et qui s’enfuit

Avant de refermer nos yeux !

 

Qu’on soit pauvre ou riche à millions,

Triste et nonchalant tour à tour,

Ce qu’on attend dans nos maisons

Ressemble souvent à l’Amour.

 

Puisque vivre au milieu des joyaux et de l’or

Ne nous épargne pas l’infortune ou la mort,

De nos jours sans lumière à leur misère obscure,

On ne souffre jamais que des nos mêmes’ blessures.

 

Dans l’opulence ou l’indigence,

Pour quel trésor croit-on se battre ?

Il y’a toujours le même’ silence

Quand un cœur a fini de battre !

 

Où est le pouvoir de l’argent,

Face au mal et au désespoir ?

Qui sait le prix des sentiments,

Trahis pour l’argent du pouvoir ?

 

Pour quelques promesses’ de richesses,

Que de crimes’ a-t-on pu commettre !

Que de violence et de détresse

A engendré ce curieux maître !

 

Et pourtant le soleil est bien le même’ partout

Qui éclaire et réchauffe et le sage et le fou

D’une’ clarté identique, aussi belle et gratuite…

Et pourtant le temps passe et il passe’ra si vite !

 

Mais combien croient encore

Aux diamants éternels !

Combien croient qu’avec l’or

Peut naître un arc-en-ciel ?

 

Par la compromission

Et par la convoitise,

Ce n’est qu’une illusion

De Bonheur qu’on attise.

 

Et qui détient sa vie

Dans le creux de ses mains ?

Qui possède aujourd’hui

Ce qu’apporte’ra « demain » ?

 

Pour des prisons dorées, que d’amours désertées

Ou de rêves’ généreux qu’on n’a pas partagés !

Que de bienfaits perdus et de candeurs déchues !

Pour un ticket gagnant, combien d’espoirs déçus ?

 

Il y’a tell’ment de pauvretés

Dont la misère est la rançon !

Tant de millions pour des poignées,

Et des poignées pour des millions !

 

Pour des seigneurs qui sont bien nés,

Tant d’égoïsme ou d’avarice :

Ce que l’on a, ce que l’on est,

Prend parfois la couleur du vice !

 

Et si l’argent n’est qu’un moyen,

Le Bonheur serait-il son but

Quand l’argent sécrète’ son venin

Ou qu’il nous entraîne’ dans sa chute ?

 

Si l’argent vaut de l’or, c’est un curieux trésor…

Mais combien continuent de s’y languir encore

Et combien de talents a-t-on dilapidés,

Le cœur pris dans les pierres’… et l’amour délaissé !

 

Que l’on soit finaud en finances

Ou munificent en affaires,

On essaie de payer sa chance

Et l’on se vend parfois pour plaire !

 

Pour peu que l’argent nous accroche,

On peut se piquer à son jeu !

On peut trouer ses fonds de poches

Et finir dans la peau d’un gueux,

 

Jouer sa vie à la roulette

Ou l’enrichir plutôt chiche’ment,

Se dépenser en jours de fête,

Redoubler la mise et pourtant…

 

Si la richesse’ du cœur est au cœur des richesses,

On ne peut dérober un présent de tendresse !

On ne vole’ra jamais l’amour ou l’amitié,

Et le prix d’un cadeau, c’est de l’avoir donné !

 

Par intérêt ou convoitise,

Pingrerie ou économie,

On se cotise, on thésaurise,

En espérant le « premier prix » !

 

Dans tous les échanges’ lucratifs,

On investit un temps précieux

Pour marquer des points décisifs

Sur des registres frauduleux !

 

Qu’il soit sonnant ou trébuchant,

Que vaut l’argent face à la vie ?

Que vaut l’argent pour un enfant

Qui n’en connaît pas la rouerie ?

 

Que vaut l’argent face au Bonheur,

Pour tant de gens dans le malheur :

 

Ceux qui dorment le ventre vide

Avec des souhaits plein le cœur,

Ceux qui promènent’ leur âme avide

En attendant des jours meilleurs…

 

Que vaut l’argent face au Bonheur ?

 

Puisque vivre au milieu des diamants ou de l’or

Ne nous permet jamais d’échapper à nos morts

Et que les cœurs remplis par des années d’amour

Ne sont riches’, après tout, que d’exister toujours…

 

Ne sont riches’, après tout… que d’exister toujours !

RICHESSE ET PAUVRETÉ

La loi du plus Fort (…vs…  La Foi du plus pauvre…)

 

« Ce qui vit de l’épée, périra par l’épée ! »…

Combien de dynasties se seront écroulées,

Au terme d’une histoire accablée de sanglots,

De violence infernale ou bien d’infâmes’ complots ?

 

Combien d’empires’, mortels, ont grandi sur leurs drames ? 

Combien d’appels au crime en auront fait la trame ?

Pour atteindre leur cime, au-delà des combats,

Combien de tyrannies… ont broyé leurs soldats ?

 

On peut perdre des guerres….

 

Ou regagner la Paix… un jour de délivrance…

Car c’est une’ vraie victoire et puis c’est la seule’ chance

Aujourd’hui et demain de laisser triompher

Un peu plus de justice et de moralité !

 

On peut, longtemps après « l’épopée pétrolière »,

S’appeler « Rocke’feller » et mourir de sa guerre…

Après avoir régné sur tous les continents,

Et la façon de vivre ou de penser des gens…

 

On gagne des lauriers sur un terrain miné,

En infligeant leur « guigne » aux « gueux » qu’on va ruiner !

 

On peut mener des guerres…

 

On n’est que locataire, avant tout, sur la terre,

Où rien ne peut durer, pour des années-lumière…

Rien qu’on emporte, un jour, pour plus loin qu’ici-bas…

Et ce qui restera, on ne le prévoit pas…

 

Pourtant, qui se croit riche et seul propriétaire…

Et qui dit qu’être « fort », le rend prioritaire ?

Quand on a « réussi », a-t-on gagné le droit

De dominer celui qui n’y parviendrait pas ?

 

On peut perdre sa guerre…

 

Où est l’égalité, la liberté chérie,

Dans ce qui nous menace… et la ploutocratie ?

Mais quelle oligarchie aurait pu arracher

A nos cœurs, nos élans de vraie fraternité ?

 

En accueillant ces mots, en saisit-on la force

Et combien de passion recouvre leur écorce ?

Je n’aurais pas lâché des monceaux d’illusions,

Si je n’avais pas su qu’aux sommets des nations,

 

On se barde d’éloges’ en se moquant des « couards »…

Et qu’on s’y « gargarise », avec autant d’égards !

 

Qu’on est fou… de ses guerres !

 

Si chacun peut choisir entre deux voies qui s’offrent :

Ou libérer son cœur, ou verrouiller son coffre…

Entre abus et confiance, alors, qui choisira

Le meilleur horizon, selon le meilleur choix ?

 

Chacun peut ne rêver que de sa propre histoire,

Et ne jamais penser qu’à des chemins de gloire ;

Ignorer les sujets… s’attacher aux objets…

Sans début de conscience et… oui ! sans un regret…

 

On peut perdre des guerres…

 

Car… combien la richesse a créé d’indigences ?

Et combien d’arrogance ou de triste inconscience…

Ont garni la « vitrine’ » des parcours audacieux,

En « savoirs prétentieux »… comme en « avoirs précieux » ?

 

Comme on peut oublier… la dignité humaine !

Ici, que l’on bafoue et là, que l’on malmène !

Sait-on que des trésors sont dans la pauvreté ?

Qu’on peut rester très humble et, pourtant, fortuné ?

 

En se targuant de gloire, on se prétend heureux…

En faisant « jeu égal »… on a l’ego… envieux !

 

On peut perdre des guerres !

 

« Qui vivra pour l’épée, périra par l’épée ! » :

Combien de tyrannies se seront effondrées,

Au terme d’une histoire entachée de complots,

De querelles’ incessantes’… et d’infinis sanglots ?

 

Combien d’empires’, cruels, ont dévoré les âmes ?

Combien d’appels au crime’, furent’ maquillés de « charme » ?

Comment les dynasties… ont admis ce combat ?

Et combien de victimes’ ont permis leurs soldats ?

 

On n’imagine’rait guère…

 

Qu’on peut… se détourner d’un paradis factice

Et déjouer l’enfer… qui fait son édifice…

Chercher des compassions, comme à porter secours,

Quand la « loi du plus Fort » est un regain d’amour…

 

Et quand la Foi du pauvre atteint le cœur des princes,

Qui pourrait mieux s’ouvrir, si le passage est mince,

Alors… atteindre un corps, par une’ main qui se tend…

Et ne pas la lâcher, tant que reste un tourment…

 

Mais poser ses lauriers sur un terrain miné,

En sortant de leur drame’… ceux qui sont sinistrés…

 

On peut gagner des frères…

En minant… leur misère !

 

On n’est que locataire, après tout, sur la terre,

Où rien ne peut durer, pour des années-lumière…

Rien qu’on emporte un jour pour plus loin qu’ici-bas…

Et ceux qui s’y perdront, n’imaginaient-ils pas…

 

Eux, qui financent’… la mort,

Sans remord

Ni répit,

Pour enrichir leur vie…

 

Qu’on peut perdre des guerres,

A travers les frontières,

Pour y trouver… la Paix ?

(Et… ce qu’on gagne, après…)

 

 

 

Autre blog : http://jean-pierre-aimer.blogspot.fr/ 

RICHESSE ET PAUVRETÉ

Rédigé par JeanPierreB

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