REGARDS...

Publié le 7 Janvier 2011

REGARDS...

Le Peintre Musicien… 

 

Il savait, dans sa nuit, qu’il ne serait jamais

L’un de ces maîtres’… à qui sont promis des palais !

Le monde le jugeait parfois sur l’apparence

Et, parfois, dans son cœur, il pleurait en silence…

 

Il n’avait jamais vu le lever du soleil,

Quand il couvre le ciel de ses rayons vermeils…

Les pépites de glace et les cristaux d’étoiles,

Il ne pourrait jamais en semer sur des toiles !

 

Il connaissait pourtant des secrets merveilleux…

De ceux que l’on apprend pour être plus heureux !

Pour donner à sa vie des couleurs fantastiques,

Il mêlait d’harmonies ses jours mélancoliques.

 

La beauté de ce monde, il la portait en lui…

Comme une source fraîche où s’épanouit’ la vie…

Son sourire habitait dans une âme si claire…

Qu’il en faisait jaillir des bouquets de lumière.

 

C’est pour mieux cultiver les instants de bonheur,

Qu’il voulait en garder les reflets, la douceur…

Il savait des trésors que, parfois… on ignore

Et, pour les retrouver, il s’étonnait encore

 

D’un parfum de café,

Brûlant dans le matin…

Des saveurs d’un été…

Des fleurs de son jardin…

 

Ses regards n’ajoutaient rien à notre univers,

Ils le réinventaient ! et c’était plus sincère !

Il devinait souvent une’ larme ou… un sourire…

Et ressentait nos peines… autant que nos désirs !

 

Il ne serait jamais ni Renoir, ni Rodin…

Mais il aimait le monde et, quand il était bien,

Dans son âme, il peignait des tableaux sans tristesse

Et savait en offrir des nuées de tendresse…

 

Si la beauté qu’on cherche est déjà dans nos cœurs,

C’est à force d’aimer qu’on la retrouve ailleurs !

Il suffit quelquefois d’un peu plus de lumière

Pour qu’on éprouve un jour tout l’amour de la terre !

 

De ses doigts, il pouvait caresser le piano…

Et, quand il en jouait, le monde était plus beau !

Il éclairait son temps de rayons de musique

Et couvrait d’embellies ses jours mélancoliques…

 

Sa chaleur pénétrait le secret de nos vies !

Il recueillait souvent nos rêves’… et nos envies !

Mais, pour voir au-delà de sa propre existence,

Il écoutait parler nos cœurs dans le silence…

 

Quand on a su garder

Un regard qui s’étonne,

Le monde a la beauté

De l’amour qu’on lui donne…

 

Et lui, dans son jardin, quand il cueillait des fleurs,

C’était pour nous offrir des bouquets de bonheur :

Ses mains sur le clavier jouaient des mélodies

Puis le soleil brillait jusqu’au fond de la nuit !

 

Alors, il se taisait… pour retrouver encore

Un grand souffle de paix, le soir, quand tout s’endort…

Il voyait bien plus loin que ne porte sur terre

Le regard des voyants qui n’ont rien découvert !

 

Il voyait simplement le monde avec son cœur…

Et son cœur était clair, à l’abri des rancœurs…

Savait-il, dans sa nuit, qu’il ne pourrait connaître

Ce que d’autres cherchaient dans des musées, peut-être ?

 

Jamais il ne verrait la lumière du jour !

Le soleil dormirait dans ses yeux, pour toujours !

Et pourtant, dans son âme, il gardait l’espérance…

Et c’est bien de cette’ flamme’… que brûlaient ses silences :

 

Il ne verrait jamais la lumière du jour…

Mais il faisait chanter les couleurs de l’amour !  

REGARDS...

En filigrane…

 

On voit le monde avec son âme…

Avec ses bonheurs ou ses drames…

Sous un nuage : un arc-en-ciel,

Ou la pluie… sous un grand soleil…

 

Dans chaque’ regard qu’on ose et pose,

C’est son univers qu’on transpose :

Ce qu’on a cru, et ce qu’on croit…

Ce qu’on vivait ou qu’on vivra…

 

On porte en soi des paysages…

Avec les visages’ d’un autre âge,

Et ce qui nous semble fini

N’est quelquefois pas loin d’ici…

 

Ce qu’on craint ou qui nous rassure,

Et combien d’impressions… qui durent…

Ont pu ressurgir, tôt ou tard,

Et s’accrocher à nos espoirs ?

 

Au-delà de tant d’apparences,

Il y’a tant de réminiscences :

On a parfois, pour l’inconnu,

Un sentiment de « déjà vu »…

 

Les souvenirs ou les présages,

Et les voyages’… et les bagages…

Tout se conjugue à chaque instant…

Avec le passé… le présent…

 

Rien ne s’éteint et rien ne fane…
En filigrane…

 

Il y’a tant de lieux qui rappellent

D’autres lieux auxquels ils se mêlent,

Eux, qu’on emporte entre ses murs…

Comme un échantillon d’azur :

 

Les chemins d’une ancienne école ;

Un parcours… où le vent s’affole…

Ou le détour, par les fourrés…

Sous des cartables trop chargés…

 

On croit retrouver leur présence,

Comme éprouver la renaissance

D’anciens séjours si familiers

Et qu’on ne s’est pas vu quitter :

 

La plage en or de ses vacances…

La montagne ou la plaine, immenses…

Puis la collection de clichés

Des décors qu’on a traversés…

 

C’est comme un havre où « l’on se pose »…
Un album, que la vie compose…

Où le temps chemine’ sans bouger,

Quand on s’y penche’ , sans y penser…

 

Et c’est comme’ l’« intime’ référence »,

Dont on n’aurait jamais conscience

Si on n’avait pas, dans le cœur,

Des battements venus d’ailleurs…

 

On ne peut séparer le monde,

De sa résonance profonde ;

Et ce qu’on croit, et ce qu’on voit,

De ce qu’on garde au fond de soi…

 

On est fait de ce qu’on était,

Et de ce qu’on devient, après…

Dans tous les regards qu’on apporte,

C’est un peu sa vie qu’on transporte…

 

« Vivre » s’écoule entre ces rives :

D’où l’on part… jusqu’où on arrive,

Et le parcours existe autant…

Qu’il ne finit jamais vraiment…

 

Qu’il ne finit jamais vraiment !

 

Derrière un visage, un sourire,

Combien d’histoires’ sont-elles’ à lire ?

Combien sont cachés de secrets,

Et de souhaits, et de regrets ?

 

La vie écrit des aventures,

Qui laissent’ bien souvent des ratures…

Et leur puissance, au fond de soi…
Qu’en devanture, on ne sent pas…

 

Que reste-t-il de tant d’enfance,

Tout au long de tant d’existences ?

Un sillage et des souvenirs…

Ou le début d’un avenir ?

 

Il y’a des ombres qui nous suivent

Pas à pas, (ou bien qui survivent

À l’oubli, comme au fil des jours)…

Et qui nous reviendront toujours…

 

La présence’ de tous ceux qu’on aime,

En leur absence’, malgré nous-mêmes ;

Ou la rupture’ d’un grand amour…

Qui nous rend le destin plus lourd…

 

Mais le plaisir, malgré les larmes…

Et la douleur… malgré le charme…

On ne comprend rien de tout ça,

Qu’à travers ce qu’on sait déjà…

 

Tout ce qu’on vit au fond de l’âme…

En filigrane…

 

On ne peut discerner le monde

Sans conscience ou sans vue profonde…
Et chacun mêle, au fond de soi,

Ce qu’il y voit… ce qu’il y croit…

 

On est fait de ce qu’on était,

Et de ce qu’on devient « après » :

Héritier de toute une histoire,

Et façonnier de sa mémoire…

 

La vie s’écoule entre ces rives… 

D’où l’on vient, jusqu’où on arrive…

Et chaque instant nous porte autant,

Qu’il ne finit jamais vraiment…

 

Qu’il ne finit jamais vraiment !

 

On garde en soi les joies… les drames…          

Et des trésors, au fond de l’âme :

Ce qui ne peut pas s’effacer,

Et nous est resté du passé…

 

Ils sont gravés dans nos mémoires,

Tous ces moments de notre histoire ;

Par-delà les murs de l’oubli,

Ils sont parvenus jusqu’ici.

 

Puisqu’on ne voit jamais les choses

Qu’à travers ce qui nous compose…
Et que notre cœur n’est pas nu,

Quand il se heurte à l’inconnu…

 

Si tous nos pas, dans l’aventure,

Laissent’ une empreinte en signature ;

Si les couleurs de chaque instant

Débordent sur l’instant suivant,

 

On peut garder de la lumière,

En traversant des nuits entières…

Comme un soleil dans le sommeil,

Pour passer du rêve au réveil.

 

Alors, malgré la part de l’ombre,

Et sur les sentiers les plus sombres,

On trouve’ quelquefois des lueurs,

Au fond de soi, de vrai bonheur…

 

Et, comme un présent d’espérance,

On peut savoir, un jour de chance,

Que ce qu’on a de plus précieux,

C’est ce bouquet bien merveilleux

 

Qui jamais ne meurt ni ne fane…
En filigrane !

 

REGARDS...

Le regard et la beauté

(Bonté ou beauté ?)

 

 

Seule la vraie bonté approche la vraie beauté…

(Il y a des beautés « creuses »… et des beautés « sans vie »

Et il y a la Beauté…)

 

Nos cœurs se sont remplis de nos longues’ découvertes…

Entre un horizon large et quelques bordures’ vertes…

Les pieds sur les cailloux, et la main dans la main…

On a su, pas à pas, découvrir le chemin…

 

Le temps nous menaçait quelquefois d’une averse…

Attisée par le vent quand la pluie vous traverse…

On n’a jamais cessé de voyager, pourtant !

Jamais abandonné, non ! pas même un instant…

 

Au fond, tout paraît clair dans ce que l’on partage…

Ou qu’on peut déceler, par-delà les nuages…

Et, comme en pèle’rinage, on va toujours plus loin,

Que ce qu’on attendrait, d’un futur incertain…

 

Oui ! ce qu’on a bien vu, c’est une autre lumière,

Qu’on ignore’ trop souvent, là, au cœur des « chaumières »…

Au milieu de nos murs, elle apparaît toujours…

Par une humble ouverture ou notre âme… au grand jour…

 

Mais pour la rencontrer, il faut que l’on avance…

Comme on a pu le faire, en mesurant la chance

De recevoir, alors, un cadeau merveilleux :

Celui qu’on ne peut pas trouver qu’avec les yeux :

 

On ne peut vraiment voir la beauté de ce monde…

Qu’en armant son regard d’une bonté profonde !

 

C’était sur le chemin, près de notre village…

Ou ce seront, demain, de nouveaux paysages…

Et de nouveaux visages’… pour le temps à passer…

A vivre ou à aimer… attendre ou espérer…

 

Nos vies seront remplies de nos longues’ découvertes…

Entre un horizon large et quelques bordures’ vertes…

Les pieds sur les cailloux, mais le cœur sur la main …

On aura, pas à pas, découvert le chemin…

 

Penché sur notre route, à rechercher encore,

Jusqu’à la fin du jour, une indicible aurore,

On se retrouve’ra là, comme’ deux beaux amoureux…

D’un séjour merveilleux et de moments… heureux…

 

Entouré de lueurs et de ceux que l’on aime,

On se sera rendu jusqu’au cœur de nous-mêmes,

En n’oubliant jamais le trajet parcouru…

D’où on sera parti ; où on est parvenu…

 

On aura découvert des trésors, sur la terre,

Qui nous font entrevoir une infinie lumière,

Laquelle est invisible et le reste toujours…

Pour qui en perd la Source ou néglige au grand jour…

 

Qu’on ne peut approcher le cœur de la Beauté…

Qu’avec un regard plein d’amour et de bonté…

 

On ne peut approcher le cœur de la Beauté…

Qu’avec un regard plein… d’amour et de bonté !

 

 

Autre blog : http://jean-pierre-aimer.blogspot.fr/ 

REGARDS...

Rédigé par JeanPierreB

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G
(le peintre musicien)Ce poème me fait penser à la célèbre phrase de St. Exupéry:"on ne voit bien qu'avec le coeur,l'essentiel est invisible pour les yeux".Ainsi qu'à une chanson de J.J. Goldmann<br /> "il changeait la vie".<br /> Merveilleux poème que celui du peintre musicien !<br /> <br /> Lisbeth
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