LES LAURIERS...

Publié le 29 Juillet 2012

LES LAURIERS...

Les Lauriers de l’Amour…

(Les Olympiades du cœur…)

 

C’est un peu comme un hymne à ces cœurs anonymes

Couronnés de pudeur, de patience et d’espoir

Au fil d’un quotidien sans tapage et sans gloire

Qui ressemble à nos plaines’ ou à nos plus belles’ cimes.

 

Alors que les honneurs vont à ceux qu’on acclame

Pour des jeux d’artifices’, il y’a des millions d’hommes

Qui ne voudront jamais monter sur un podium

Plutôt que de trahir leur pudeur ou leur âme !

 

Même au prix de son sang, sa jeunesse ou sa vie,

Il se pourrait souvent qu’on ait choisi son camp

Pour mener un combat qui n’est pas innocent

D’un parcours plein d’embûches’ et d’orgueils et d’envies…

 

Par-delà la frontière ou par-delà l’oubli

Des sentiers escarpés de la célébrité…

Pour toucher des sommets d’ivresse ou de fierté

Qui confondraient leur neige avec le paradis !

 

Loin du bonheur tranquille

De nos havres discrets,

Qui connaît le regret

D’un triomphe’ trop fragile ?

 

Puisqu’il faut un gagnant (et combien de perdants ?)

Pour être le premier, qui sera le dernier ?

Dans la fraternité de fausse égalité,

Ceux qui marche’ront devant n’y trouve’ront pas, pourtant,

Les lauriers de l’Amour !

 

Quand la compétition fait battre le pavé,

Battre ses concurrents, abattre ses limites,

C’est la loi du plus fort tristement qu’on imite

Aux dépends d’un plus faible, à forces déployées !

 

Pour gagner un peu d’or, du bronze ou plein d’argent

Et graver dans l’histoire un exploit majuscule ;

Courir vers une étoile et défier sans scrupule

L’impossible univers à grands pas de géant ;

 

Courir en solitaire, en équipe, être prêt

A gravir la montagne où la place est réduite

Et ne plus s’accorder d’abandon ni de fuite :

Pour être ce champion qu’on n’oubliera jamais !

 

Mais s’ils vibrent plus fort, les cœurs charrient parfois

Des poisons qui circulent’ encore après l’effort

Par le sang dans le corps ou par des choix de mort

Tombés en plein scandale’ sous le coup de la loi :

 

Loin du bonheur tranquille

De nos havres discrets

Qui le connaît le secret

D’un triomphe’ trop facile ?

 

Puisqu’il faut des gagnants, et combien de perdants,

Pour occuper trois marches’ et se faire admirer,

Dans cette adversité de fausse égalité,

Ceux qui tombe’ront pourtant auront perdu, souvent,

Les lauriers de l’Amour !

 

Mais pendant qu’on ajoute un record à ce monde

Au prix d’un sacrifice et pour des millions d’hommes

Qui ne pourront jamais monter sur les podiums

Ni s’entourer d’honneurs, de flamme ou de colombes,

 

Qu’advient-il du partage et de la main tendue

Si la compétition soulève’ tant de passions

Et si, pour l’emporter, tous les moyens sont bons,

En prenant le meilleur sur ceux qui l’ont perdue ?

 

Dans ce courant qui veut entraîner avec lui

Les forces de la vie et de la liberté

Pour servir d’idéal à notre humanité,

A défaut de morale, il me reste l’envie

 

De rendre un bel hommage à ces cœurs anonymes

Qui ont au quotidien le courage et l’espoir

De poursuivre leur œuvre en silence et sans gloire,

En suivant le chemin de leur victoire intime :

 

Loin des bonheurs fragiles,

Au revers des regrets,

Où leur combat discret

Reste sage et tranquille.

 

Et s’il est bien des cas où la postérité

Qui ressemble à la vie, a pu lui faire injure,

C’est aussi grâce à eux que vivre nous rassure,

Eux qui ont su gagner, sans pourtant les chercher,

 

Les lauriers de l’Amour !

 

 

Autre blog : http://jean-pierre-aimer.blogspot.fr/ 

LES LAURIERS...

Rédigé par JeanPierreB

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J
Joli texte.Je viens de lire qu'une organisation poetique a pour embleme la phrase suivante...."La lettre la plus importante est le " I ",car sans elle Aimer ferait AMER.
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