NE ME JUGEZ PAS...

Publié le 21 Avril 2021

NE ME JUGEZ PAS...

Pensées Fraternelles…

 

« Qui suis-je, moi… pour te juger, toi ? »…

On a parfois tendance à juger… « les autres »… On les voit, parfois, comme à travers « une grosse loupe »… Alors qu’on se voit dans « un miroir de complaisance »… Cela arrive !

C’est la fameuse histoire de « la paille et la poutre »…

Pourtant, si je juge l’autre, je ne le juge que sur la connaissance partielle que je peux avoir de lui…

Or, chaque personne est semblable à un iceberg dont la partie cachée est la partie la plus importante… (C’est celle qu’on ne voit pas : celle où se trouvent les racines, le passif, les motivations profondes des pensées et des actes… qui correspondent à tout un parcours de vie… aux influences subies… Bien sûr, chacun a son libre-arbitre. Mais chacun peut aussi se tromper car l’erreur est humaine…)

 

Je n’ai donc qu’un champ de vision réduit sur autrui. Partiel !

Et mon point de vue est souvent partial !

 

De plus, je vois l’autre tel qu’il est aujourd’hui, avec le regard et la compréhension qui sont les miens aujourd’hui… Or, demain, mon regard et ma compréhension, auront pu évoluer et la personne que je vois, sans doute aussi !

Je ne peux donc pas émettre une opinion définitive à son sujet.

Et je veux lui accorder cette chance essentielle : le droit à l’erreur et celui de la réparer et/ou de s’amender ! Même « in extremis »… !

 

En fait, je ne juge pas les acteurs, mais les actes… pas les « porteurs de pensées », mais leurs auteurs. Car les pensées (qu’on porte) sont souvent trompeuses et on les relaie parfois sans les avoir bien comprises… On n’en est pas toujours l’auteur, en effet… On est assez « pollué » par des clichés, des opinions publiques, des « idées reçues »… des savoirs et traditions erronés… etc.

Je ne blâme pas tant le fauteur que la faute.

Je ne juge pas qui est l’autre… ce qui m’est impossible. Je considère ce qu’il fait. Je lui accorde le crédit de « faire mieux », voire, de (se) « refaire »…

 

On devrait finalement garder à l’esprit, en toute chose, cet essentiel qui est aussi ce que l’Amour attend de nous :

 

« Ne fais pas à l’autre ce que tu ne voudrais pas qu’il te fasse ! » et…

« Fais pour lui ce que tu aimerais qu’il fasse pour toi ! »…

 

Ce qui revient à dire, en somme : « Aime ton prochain comme toi-même ! ».

 

 

 

Ne me jugez pas !

 

J’n’ai pas tout dit de moi

Et j’ai menti parfois

Pour cacher mes blessures :

Pour que ça vous rassure !

Qu’auriez-vous fait de mieux

Que de me plaindre un peu,

Si vous aviez tout su…

Qu’auriez-vous fait de plus ?

J’ai gagné, j’ai perdu ?

Ça n’vous aurait pas plu !

J’ai pris des trains en marche

Et j’ai raté des marches…

Vous n’savez pas, au pire,

Ce que j’ai dû souffrir !

 

Alors, ne jugez pas !

Ne me condamnez pas !

 

Que savez-vous de moi ?

Vous êtes’ trop loin pour ça !

Vous n’savez pas ma vie,

Mes regrets, mes envies…

Que voyez-vous d'ici

D’hier et d’aujourd’hui,

A part comme un miroir

Qui n’parle’ de moi nulle’ part ?

Qui parle’ de vous, sans doute…

Vous n’êtes’ pas sur ma route

Et vous n’êtes’ pas tombés

Où je me suis rele’vé,

Où j’ai pu m’écorcher

Sans vous avoir croisés.

 

Ne me condamnez pas !

Et ne me jugez pas !

 

La main tendue vers moi,

Tiens ! je n’la voyais pas

Quand j’étais là, pourtant,

Tout près de vous vraiment.

Vous avez laissé faire

Sans penser à l’enfer,

A l’envers de vos joies.

Vous ignoriez tout ça !

Regarder vers ailleurs

A deux pas du malheur,

Vous l’avez fait, souvent !

Je l’ai su tristement.

Que reste-t-il des peines

Qui ont été les miennes ?

 

Non ! ne me jugez pas !

Ne me condamnez pas !

 

Moi, je pensais à vous

Quand j’étais à genoux !

Je vous savais debout…

Sans distance, après tout !

J’ai pleuré, je l’avoue,

Juste assez loin de vous

Pour qu’assez de silence

Puisse’ masquer ma souffrance.

J’étais là, j’étais seul,

Aussi près d’un linceul

Que vous auriez porté mon deuil

En traversant mon seuil.

Mais vous n’êtes pas venus

Où j’vous ai attendus…

 

O ne me jugez pas !

Et ne me blâmez pas !

 

Vous n’savez rien de moi

Ou presque rien, je crois !

C’est pas si difficile

De mourir en exil,

Même’ si c’est pas facile

De se voir sans famille.

Où étaient mes amis

Quand mes jours étaient gris ?

Où étaient leurs regards

Quand mes nuits étaient noires ?

J’ai perdu ma mémoire ;

J’ai gardé tant d’espoirs…

C’est ici, aujourd’hui…

Que recommence’ ma vie !

 

Autre blog : http://jean-pierre-aimer.blogspot.fr/ 

NE ME JUGEZ PAS...

Rédigé par Jean-Pierre B

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R
Très beau texte. J'adhère
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